NOTICE SUR ALAIN-RENE LESAGE ET SES OEUVRES XXV
Les BcquiUci du Diable boiteux ne sont pas de Lesage. Cet opuscule est dû à la plume de Fabbc Bordelon.
En 1738, il fit représenter ses deux derniers opéras-comiques. Ils n'ont point été imprimés.
I^isil réunit, en 1739, après les avoir revues, sous le titre de Recueil des Pièces mises au Théâtre-Français par M. Lesage, les pièces dont il est question dans les premières pages de cette notice : Le Traître puni, Don Félix de Mendoce, le Point d'honneur, Don César Ursin, Crispin rival de son maître, Tur caret, la Tontine.
S'il cessa d'écrire des romans et pour le Théâtre, Lesage ne renonça pas à la littérature. En 1740, il publia la Valise trouvée, sans nom d'auteur. L'idée de cet ouvrage est empruntée du Courrier dévalisé de l'Italien Pallavicino. Il n'a rien de commun avec l'Espagne, quoi qu'en dise Llorente.
En 1743, il donna un ouvrage — œuvre de vieillesse — intitulé : Mélange amusant de saillies d' esprit et de traits Ustoriques des plus frappants. Ce fut son dernier livre ; il avait soixante-quinze ans. Il consacra les dernières années de sa vie à la correction de son Gil Blas, et il en prépara l'édition qui parut en 1747, l'année même de sa mort.
Lesage était tout à la composition de ses ouvrages et travaillait énormément. Il n'était d'ailleurs attiré par rien en dehors de chez lui, où toutes choses le retenaient au contraire. Sa femme lui était dévouée et prenait soin, avec lui, de l'éducation de ses enfants. La paix qui régnait dans son ménage, l'amour de son indépendance, une vie dépourvue d'intrigues, tout lui rendait agréable le retour dans son foyer. Aussi jouit-il, pendant longtemps, d'une existence exempte de tourments. Mais sa vieillesse lui réserva quelques amertumes.
On sait déjà toute l'antipathie de Lesage pour les comédiens et leur profession ; la conduite de ces derniers à son égard explique suffisamment cette aversion. Aussi ce fut pour lui un chagrin profond lorsque son fils*