‹ ŒuvresChapitre 119 sur 181 · Le plomb, pour qu'on y appo e le cacaet · texte numérisé non relu

Le plomb, pour qu'on y appo e le cacaet

7. Coquillart fait sans doute ici ada^ion joyeuse nen et à demi mot aux difficultés qu'il eut à obtenir .e be-

CoquiWnt. — I. 9

1^0 COQJJILLART.

C'est ce que on contrainct VapUcant\ Et n'eust il qje une vieille mulle, A payer au long le vacqaant ^.

C'est le pis que ung povre impétrant Qui n'a n'affiquet ne tr ussoire ?, S'il ne paye la taxe contant On le prive du possessoire 4.

ïiéfice à lui octroyé pai le chapitre de Reims. C'etoit en 1482-85, à peu près vers le temps où. s Ion toute vraisemblance, il mit la dernière main à ses Droitz.

1 . Appliquer, outre son sens moderne, avoir encore , au XVe î.iècle, la signification de soigner, de manier doucement, comme une nourrice fait d'un enfant ; en matière béneficiale , c'est donc c lui à qui on octroie, à qui on applique \t^ revenus du bénéfice, et qui est charge de les soigner en bon père de famille, ainsi que dit notre Code.

2. Le pape Jean XXII avoir établi, sous le nom d'annate, une sorte de droit d'inve-.titure féodale appliqué «ux bene^ces. Celui qui obtenoit les proviMons d'un bénéfice vacant devoit payer à la cour de Rome une somme égale au revenu de la première année de ce bénéfice. Cette somme s'appelo t le vacant. Les annates, supprimées par la Pragmatique Sanction de Bourges sous Charles VII , reprirent cours sous Louis XI. qui abolit cette Pragmatique, et uient définitivement eab!ies par le Concordat de François 1er. Coqulllart. continuant ses comparaisons, trouve injustes les dépenses oue le nouveau galant est oblige de faire pour compenser hs privations imposées à la dame par l'abandon de l'amant précèdent.

}. Ci^inture, baudrier

4. C'est-à-dire du droit de pour<:uivre en récréance, comme on iiso.t, ^our entrer en p-issession de son droit.

Droits nouveaux. 131

Puis que c'est chose si notoire Que c'est bien ecclesiasticque, Que c'est beneffice , et encore Qu'il est si commun et publique, Et que chascun tasche et s'applique A avoir des prevencions ', Y a point lieu la Pragmatique ?

Aumoins les nominations 2 ?

Nenny, car les provisions Ne se font pas aux escoliers :

Nul n'en a les collations , Qui n'ait ou chaînes ou colliers, Tous 5, apostatz 4 irreguliers, Noz grans gentllz hommes mondains, Volaiges, estourditz, legiers, Esservelez comme beaulx dains.

1. Préyentinns étoient les collations de bénéfices faites par le pape avant la décision du co:iateur ordinaire. La Pragmatique n'avo t pas aboli complètement les préventions ; aussi faut -il prendre le vers suivant dans le sens interrogatif.

2. Les nominations étoient une certaine quantité de prébendes attribuées aux gradues des Universités par l'art. 1 j de la Pragmatique : c Porro de hiis qui gradu, etc. » Fol. 226 ver. Gaguin, Ij2i.

j. C'est-à-dire tous ceux qui sont apostatz, tous nos gentilz hommes, etc.

4. Gens vivant comme des impies et en dehors des monastères , sans respect pour la diicipline , comme nos gentilshommes, etc.

l]2 COQUILLART.

Qui ont la verve ' et sont soubdains , Esveil.ez, façonnez 2, quarrez ?, Et tousjours les estomacz plains D'ung tas de lacez bigarrez.

En ung bancquet sont bien parez De bauldriez et de gibessières^, Vestuz d'un drap tondu et rez 5 ;

I Fantaisie, exaltation, enthousiasme, folie. Les premières éditions donnent verne , qui existe peut-être avec un sens anabgue, mais que nous n'avons jamais rencontre.

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