DENIERS DU COMTE HUGUES
tout aussi visible que celui de Lyon {Monn. féod.^ pi. CXUl, n*"* 1, 2, 3). M. Guigue a donc eu parfaitement raison dans Topinion qu'ila émise. Je ne lui donnerai pas le même assentiment lorsqu'il dit à propos des caractères qui suivent le nom de Conrad : « Pius il' est pas de formule dans la numismatique du x" siècle. » Je me contenterai de citer les deniers de Louis de Germanie (906-912) et de Charles le Simple (912-923), frappés à Strasbourg, pièces qui portent les légendes LVDO- VICVS PIVS et KAROLVS PIVS {Revue numismatique, 1837, pi. IX, n" 1,2, 3)*.
J'arrive aux 15 deniers qui offrent à la fois le nom de Lyon et celui d'un comte Hugues. Le dessin fourni par M. Guigue (p. 9) est tellement incorrect^ qu'il serait bien difficile avec ce seul secours de concevoir une idée complète des monnaies dont il est destiné à nous donner un échantillon. Heureusement, M, J. Charvet a eu l'obligeance de mettre à ma disposition un des exemplaires qu'il a pu se procurer, et j'en place ici une figure.
+ GRACIA Dc| VGO. Au centre, COMS (corne*).
^. LVDVNIS CIVITS. Croix. — Argent. Poids, ls%lS.
Les. autres exemplaires offrent pour le n6m de la ville, les variantes LVCDVNS CIVITS — LVCDVNIS CIVTS — IVDVNS CIVITS ~ LVCVNIS CIVITS — LVCGVNS CIVITS — LVGVNIS CIVITS.
M. Poey d'Avant a déjà décrit, sous le n^ 4997 (pi. CXUI,
n^ 4) de ses Monnaies féodales^ un denier qui appartient à la même série. Il n'a pu réussir à le classer, et déclare que quant à la légende du droit, il a en vain essayé de lui donner un sens. A l'aide du seul dessin publié par cet auteur, on pouvait
(1) PI. Vlll, u"5* 1, 2, 3 du tome IX des OEuirjs de A. de Longpéner,