DE DIVERSES MONNAIES, BARONALES. H
Revers. +SOVOVIIISS (Suessionis), croix, entre les bras de laquelle on voit un fl. — Billon. (PI. VI, n^ 1.)
Cette pièce barbare parait avoir été frappée au x* siècle. 11 est bien probable que ce n'est pas le seul inteiinédiaire qui ait existé entre la monnaie véritable du roi Eudes et le denier que nous attribuons à Tabbaye de Saint-Médard.
Ji:\x II, COMTE DE SoissoNS (1237-1270).
+ lOhANNE COMES. Croix, avoc un point dans le' second canlon.
Revers, SVESSIONIS. Façade d'un temple surmontée d une croix. — Iiîllo7i hlaiic, (PI. VI, n° 3.)
Cette pièce a été découverte îi Meaux en compagnie de deux autres tout à fait semblables.
Récemment, une autre trouvaille d'un plus grand nombre de monnaies du comte J(»an a été faite dans la même ville. Mais le titre de ces pièces est bien inférieur à celui des premières.
Toutes nous paraissent antérieures au denier publié par Duby, et qui porte les légendes lOh'NES COMES </> et MON.
SVESSIONIS.
Quatre seigneurs du nom de Jean onl possédé consécutivement Soissons, de 1237 à 1297, et il est assez difficile de faire îi cbacun d'eux la part qui pourrait lui revenir.
Toutefois la ressemblance du denier que je publie avec la monnaie de saint Louis donne lieu de croire qu'il a été frappé par Jean II, que Joinville nomme le bon seigneur de Soissons.
Quant aux circonstances qui ont pu faire apporter à Meaux ces monnaies soissonnaises, elles demeurent encore inconnues pour nous. Mais le fait de relations entre les deux villes est attesté. En 1232, le chapitre de la cathédrale de Soissons voulant faire confirmer une sentence d'excommunication lancée contre le comte Jean, à propos de rétablissement de quelques garennes, et dont le jeune seigneur ne tenait aucun compte.
nomma trois commissaires qui furent Guimond, doyen de Meaux, Geofroy, archidiacre de Brie, et Simon de Luzancy, chanoine de Meaux.
Gaitjif.r, comte de PoRciEx (1303-1329).
+ GAVChlER : COMES : Dans le champ, une merlellc audessus de Tinscription AVE MARIA disposée en deux lignes.
Revers: DE PORChlENS : croix lleuronnée. — Denier de billon. (PI. VI, n« 4.)
Donné par M. J. Rousseau à la Bibliothèque impériale.
Cette monnaie est une imitation bien évidente du double parisis royal de Philippe le Bel, pièce qui a été aussi contrefaite par les comtes de Looz, Arnould VIII (1280-1328) et Louis V (1328-1336).
La fleur de lis de la monnaie de Philippe, copiée à Looz, a
été sur le denier du comte de Porcien remplacée par une mer-
lelte extraite des armes de Gaucher de Châtillon qui portait:
de gueules à trois paux de vair, au chef d'or brisé d'une mer-
lette de sable au canton dextre. AVE MARIA remphice le mot