L'HISTOIRE DE MANTES
( Exlrait du tome lY des Comptes rendue de V.iradémie des inscriptions et helics-lettres, 1860, p. l();j, séance du 27 juillet.)
M. de Longpérier l'ail juirl h l'Académie d'une découverte împurlanlc qui vient de lui ùlro annoncée. Le curé de l'église de Notre-Dame de Mantes faisant, en Tabscnce derarchilccle, abaisser les marches qui précèdent le- maître-autel de son église, a trouve sous ces marches, dans une fort petite excavation pratiquée et ménagée dans la maçonnerie, deux petites boites en plomb sans aucun ornement, sans aucun signe distinclif, et renfermant, Tune un cœur, l'autre des restes d'entrailles entourées d'épongés, que M. le docteur Lai cx'oit avoir été imbibées d'aromates.
.Une tradition accréditée dans le pays veut que Philippe- Auguste mourant ait ordonné de déposer son cœur sous les marches de l'église Notre-Dame. Celte tradition est rapportée dans Touvrage historique que Armand Cassan a publié il y a trente ans.
Si Ton parvenait à établir que le cœur retrouvé à Mantes est cehii de Philippe-Auguste, on devrait peut-être examiner , si cette découverte n'est pas de nature à faire étudier de nouveau les données du problème soulevé par la célèbre histoire du cœur découvert, il y a quelques années, dans la Sainte- Chapelle. Une certaine conformité dans la disposition très simple des enfouissements, dans la pauvreté des capsules employées pour renfermer les viscères, pourrait être relevée et donner lieu à de nouveaux aperçus.