‹ ŒuvresChapitre 37 sur 145 · DÉCRITES DANS UN ARTICLE PRECEDENT DE M. CARPENTIN · texte numérisé non relu

DÉCRITES DANS UN ARTICLE PRECEDENT DE M. CARPENTIN

6un Quiiquen twhiwiics rares on intkiUes de la bibliolhvque de Marsf^Ùle.

(Extrait du tome V (nouvelle série) tic la Revue numismatique,

1860, pp. S7-61.)

La pièce de cuivre de Théodeberl, qui avait été si singulièrement travestie par les numismatisles du siècle dernier, cl que M. Carpentin nous restitue, a une grande importance; elle prouve que Tatlribution au même prince d^une autre monnaie de cuivre, portant le monogramme royal au revers du monogramme du Christ, est excellente, et que M. le marquis de Lagoy (1), qui Tavait proposée, avait deviné juste; elle atteste que nous ne nous sommes pas trompé en classant au règne de Childebertl la pièce de même style, de même fabrique, sur laquelle on lit HELDEBERT REX (2); elle achève enfin de montrer Tauthenlicité du monnayage de cuivre des fils de Clovis. Ce sujet si curieux a besoin d'être repris dans un article spécial, et la Revue sHsn occupera bientôt.

La pièce attribuée à Tabbaye de Saint-Victor est-elle de fabrique méridionale? C'est là une question difficile à résoudre. M. le marquis Edouard de Lagrange possède quelques deniers au même type sur lesquels on lit LANDOLENO VI-CARONNO VIC-VIRCILOI CAS. Mais les monnaies découvertes à Plassac

(1) M. de Lttgoy, Explication de quelques médailles à monogramme, 1843, pi. I, uo* 20, 21. — Mélanges de numismatique^ i845, pi. I, n^« 10, 19, 20, pi. n, ri" 9. — Recherches sur l'explication des monogrammes de quelques médailles inédites, 1856, pi. no» 0, 10, 11.

(2) Notice de la collect, Rouiseau, p. 23.

REHAliQLES SL'R QUELQUiiS «ONSAIES. U9

ne sont pas encore publiées, ol nous devons nous borner à celte indication.

Nous ne sommes pas porté à croire que la monnaie gravée sous le n" 6 de la planche II soit une imitation ilalieime du lit fl'af^entde Robert. Les seigneurs du moyen ùge avaient à leur disposition tant de ressources lorsqu'il s'agissait de composer une légende analogue h celle d'une monnaie qu'ils voulaient contrefaire, qu'on pourrait à bon droit trouver eztiraordînairc qu'ils se fussent contentés d'une série inintelligible de caractères. Si, au contraire, nous admettions que cette contrefaçon a pour auteurs des Grecs, des Arabes ou des Turcs, habitant le.s Iles de la Méditerranée, les côtes de l'Asie Mineure ou de la Syrie, la mauvaise forme donnée aux caractères, leur défaut complet de sens s'expliquerait facilement. On sait que le /is d'argent du roi do Sicile et de Jérusalem avait cours dans tout rOrionf. On en trouve partout des exemplaires mêlés aux monnaies arabes et arméniennes. Il y a plus, nous sommes certains que les Musulmans ont contrefait le lis (Tarifent, sans s'inquiéter des croix et des fleurs des lis que porte le modèle. M. J. Friedlaender a publié ia cupieuaemonnaie que Saroukhan, prince Seidjoukide de Lydie (1299-1345), a fait fabriquer & Magnésie du Sipylc (t).

Nous en donnons un nouveau dessin plus complot, d'après l'e.Kemplaire qui existe au Cabinet des médailles de la Bibliothèque impériale. On lit sur cette pièce:

+ MONETA.QVE.FrT.rN MANGLASIA.DE '

-1-VOLVNTATE.SARCANI.DNI.OICT.LOCI.

(1) Frrnkische im Onenl gejtrrgle Miinzfn, dans l'ouvrtige iiilitiil.- : Hi-nr^e :ûr xlferen Uûnikwde. Berlin, 1831, p. 53.

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