HENRIC IMP — I J R + R[VT]HA[R]D A-B
^t +HENRIC IMF— I y R + ARNOLD A-B
(1) Madai, VoUstxndige Thaler-Cahinet, t. I, 1765, p. 295, et t. Ul, 1767, p. 202. — J. Appels Mûnz-und'Medaillen Sammlung, t. f, 1805, p. 32. — Die ReicheUche Mûnzsammlung^ t. IV, 1846, p. 450. — Kœhne, Zeitschr, fur Mûnzkunde, t. UI, pi. VI.
(2) Grote, BlsUer fvr Mûnzk., t. II, 1836: Beiirxye zur Evklxruntj einîger Mànzen des MiUelalters pi. XVI, n"» 221 et 222, p. 336.
62 DENIERS DE GORBIE.
On voit que les inscriptions cruciformes placés au centre des deniers donnent CAVRBIA.
La Corbeia de Picardie et la Corbeia nova d'Allemagne ayant un même nom, avec la même valeur et la même origine, s'il est avéré que la dernière abbaye a, pendant le xi' siècle, adopté la variante Caurbeia, il n'y a pas de raison pour rejeter la forme picarde Caurebie^ forme vulgaire commes celles de Lila, Gant, Aras, Ipre, Moutiiruel, Bolungne^ Peroney Seint Orner, auxquelles les monnaies du xu* siècle nous ont habitués.
Appuyée sur le témoignage de monuments numismatiques tels que les deniers de Korwei, l'attribution proposée en 1848 me parait pouvoir être maintenue et rappelée.
Le type de l'un des petits deniers de Corbie (Hermand, Artois, pi. m, 37 bis), composé de deux fleurs de lis opposées et accompagnées d'un soleil et d'un croissant, se trouve sur d'autres monnaies signées d'un monétaire : Simon feci (le verbe est à la première personne).
Le nom de ce monétaire se lit (sans le verbe) sur d'autres deniers de la même fabrique, dont le droit présente, au lieu de fleurs de lis, le monogramme ME.
Cette syllabe a déjà donné lieu à bien des interprétations qui s'excluent réciproquement. Je ne parlerai que de la plus spécieuse. On a pensé que ME était un pronom faisant partie de la phrase SIMON [FECIT] ME. A cela il faut objecter que la suppression de fecit^ ne s'expliquerait pas, puisque sur les pièces qui portent ME toute la place qu'occuperait une légende circulaire reste libre. Dans le cas où l'on voudrait considérer les deux variétés de deniers comme étant le complément l'une de l'autre, on arriverait à former une phrase sans signification : Simon feci me, Voulùt-on même lire fecit, qui ne se trouve pas sur ces monnaies, la tournure fecit me serait contraire à tous les usages. Sur la monnaie de Crépy, on lit Simon me fecit, de même que sur les portes de la cathédrale du Puy, Gauzfredus me fecit ; sur une statue de la cathédrale de Toulouse, Gilabertus me fecit; sur une clef de voûte de la cathédrale de Rouen, Durandus me fecit; au portail
de l'église de Saint-Benoît sur Loire, Umbertus me fecit ; au-dessous d'un bas-relief de l'église de Foussay, Audebertus me fecit; sur la base de la statue du pape Benoît XII à Rome, Paulus de Senis me fecit ; sur divers objets émaillés, sur des pièces d'orfèvrerie de Limoges, Willelmus me fecit ^ Guinamundus me fecit, Alpais me fecit, Regilnaldus me fecit, Vidal me fecit; sur un calice de Weingarten, Chuonradus de Huse me fecit ; à TAlcazar de Séville, sur un autel revêtu de faïences, Niculo Francisco italiano me fecit ; sur un sceau de Géraud Adhémar de Monteil, Matens me fecit ; sur des deniers anglais des rois Ethelstan, Aelfred et Eadweard, Elda më fec, SIMVN ME FEC, Burden me fecit, Everat me fecit ; sur les deniers de Tabbaye de Saint-Edmond, Adelbert me fec, Adradus me fecit, Bascig me fec, Chenapa me fecit, Daciemtind me f, Edwinus me fec, Edulfus me fecit, Grimo me fecit, Odulf me fecit, Remigitis me f, Tedwinus me f, etc.
Au Midi comme au Nord, c'est toujours la même formule.
Si l'on se rappelle les petits deniers de Mahaut, comtesse d'Artois (1302-29), sur lesquels se voit la légende MEhAVT, on admettra sans doute que le monogramme ME désigne une princesse, et que les petits C qui accompagnent quelquefois ce monogramme signifient comitissa. Cependant nous ne ferons pas descendre les deniers de Simon jusqu'au xiv« siècle : d'autres Mehaiit plus anciennes peuvent les avoir fait frapper. Nous citerons entre autres Mahaut, veuve de Philippe d'Alsace, qu'il avait épousée en 1183, et qui, après la mort de ce prince, eut, en vertu du traité d'Arras (1191), le gouvernement de plusieurs villes, Lille, Douai, Bergues, Orchies, Cassel, Fumes, etc., qu'elle conserva jusqu'à sa mort, en 1208. C'était le temps vers lequel vivait le monétaire Simon.
Notre savant collaborateur, M. Louis Deschamps de Pas, a publié in extenso le texte d'une charte de Jean I, comte de Ponthieu (1186), dans laquelle on remarque ce passage : Ego Johannes comes Potitivi et Willelmus filius meus et Beatrix comitissa uxor mea, concessimus Godino et Symoni fratri ejus heredibusque suis, Balduino videlicet filio Godin et filiis Symo-
64 DENIERS DE GOHBIE.
nts, monetam nostram et cambitum jure hereditafio in onini terra nostra^ etc. M. Deschamps a/de plus, fait connaître un grand denier frappé à Abbeviile par le monétaire Godin: GODN FECIT, et cette pièce porte dans le champ deux fleurs de lis, comme les petits deniers du monétaire Simon (1).
Les deniers avec Tinscription MEhAVT ne sont pas les seuls qui aient été fabriqués pour Mahaut II d'Artois. Dans les légendes d'un petit denier publié par M. Hermand, on trouve, en faisant abstraction des quatre rosaces pointillées, qu'il est impossible de prendre pour des lettres, M. EST — M. EST COMI TISSA; c'est-à-dire Me/^ai//a eÀ'/comiVma (2), absolument comme sur le denier d'Eudes, si bien expliqué par M. Eug. Hucher, on lit Odo est rex (3). Ce qui prouve bien que ce petit denier appartient à Mahaut II, c'est qu une autre pièce du même module et du même style, publiée aussi par M. Hermand, présente, au droit, M'EST deux fois répété, et, au revers, (O) ( ) ( ) ( ) (O) (M) (E) (S), c'est-à-dire Oto cornes (il y a trois lettres emportées par l'usure) (4). Cette pièce aurait été frappée après l'autre, en 1302, lorsqu'Otton, époux de Mahauty reçut l'investiture du comté d'Artois.
Sans doute, la classification des deniers de cette époque devient assez difficile depuis qu'on a reconnu que ces pièces portent tantôt des noms de princes, tantôt des noms de monétaires, tantôt des noms de villes. Il faut, pour sortir d'embarras, étudier non seulement le style des monnaies, mais les textes historiques.
Quoique la comparaison des types ne soit pas toujours un guide suffisant lorsqu'il s'agit d'un grand nombre de villes placées dans un cercle assez peu étendu, cependant il est certains cas où la similitude est telle, qu'elle nous épargne bien
(i) Mém. de la Société des ant. de Picardie, l. XIII, i8o4, pi. III, n» 5, — Ce denier est imparfaitement graves mais non expliqué dans les Mém. de la Soc. démul. d'Abbeiille, 1852, pL II, a" 2.
(2) Quelques monnaies frappées à Saint-Omer^ 1850, dans les Mémoires fie la Soc. des ant. de la Morinie^ t. VUI, pi. u» 7.
(3) Rev. ntim.f 185T, p. 315.
(4) Quelques monn. frapp. à Saint-Omery pi. l© 9.
UENIEKS Ut: CORUit:. Gj
(les recherches. Ainsi lorsqu'on voit lu complète ressemblance des deniers portant BETVNIE et VNAENTO {!], on ne peut guère hésiter à reconnaître dans la seconde légende le nom de Saint- Venant, localité si voisine de Béthune.
(1) Ibiil., pi. u" 12 l't 13. — Cf. Hisl. mon. ik fArloh, J.!. IX. u" 96, fll, Hî.
J. G. Pfister. Stray leaves from the journal of a traveller in search ofancient coins. London, 1857.Iu-8% 136p.
COMPTE RENDU
(Extrait du tome III (aouvelle série) de la Reviie numismatique,
1858, pp. 478-480.)
Dans ce volume, écrit un peu en toutes les langues du globe et, du reste, intéressant, Fauteur raconte la découverte qu'il a faite, à Naples, d'un précieux teston qu'a bien voulu lui céder don Michel de Santangelo. Cette monnaie a pour légende : . SEB. EPS . ET PRINCEPS . LAV. M. Pfister croyait y trouver le nom d'un Fieschi, comte de Lavagna, et alla, près de Chiavari, consulter le cardinal Fieschi; mais celui-ci ne reconnut point un membre de sa famille dans ce personnage, qui porte le titre de prince, et ce fut à Genève que M. Pfister apprit qu'il possédait une des plus rares monnaies de la collection suisse, le lestonde Sébastien de Montfaucon, dernier évêquc de Lausanne (1S17-1S36). Au revers de cette pièce, on voit un saint nimbé assis; M. Pfister a lu autour : S. MARIVS MARTIRIS, ce qui ne laisse pas que de l'embarrasser, car saint Maire, évêque de Lausanne, n'a pas souffert le martyre. Nous aurions bien aussi à faire une objection grammaticale contre cette lecture, mais nous nous hâtons de faire remarquer que, d'après l'excellente gravure publiée, par M. Pfister, le teston porte MARTIDIS et non MARTIRIS. M. Sorct {Dix-neuvième lettre sur la numismatique, 1851, p. 19) et M. Rod. Blanchel [Monnaies des pays voisins duTJman, 1856, p. 59) ont supposé que S. Marins était pour S, Mauritius; mais cela n'est pas
MONNAIE D'UN ÊVÈQLE DK LAI S ANNE. 67
admissible; saint Maurice est toujours représenté en habit militaire, et le teston nous montre un prélat.
Marins (saint Maire), d'abord évêque d'Avenches, transporta le siège à Lausanne en 390, sur Tordre de Contran. Le prédécesseur de Marins à Avenches se nommait Martinus. Tous ces faits sont connus. Comment dès lors hésiterait-on H voir dans la légende : 5. Marias Martini successor? Il ne peut être question de Martigny, qui appartenait à Févêché de Sion.
Maintenant il nous reste à examiner comment cette légende singulière a pu se produire sur la monnaie de Lausanne, et voici ce que Tétude des monuments contemporains nous fournit :
Nous connaissons six testons qui semblent avoir été gravés par la même main, et qui portent les mêmes types avec des légendes différentes.
• Le premier a été frappé pour Louis Fieschi, seigneur de Lavagna (IB17-32); le second pour P. Luca Fieschi (1532- 1572). Us portent tous deux, au revers, Timage et le nom de S. Theonesliis niartir (1). Le troisième a été émis par Ciovan- Bartolomeo Tizzone, comte de Desana (1525-33). Les seigneurs de Desana mettaient tous les saints du calendrier de moitié dans les contrefaçons qu'ils faisaient faire de la monnaie de leurs voisins. Le nom de saint Théodore, martvr d'Amasie, a permis à Bartolomco Tizzone d'imiter le saint Théonestus de Lavagna (2). Le quatrième teston a été fabriqur pour Boniface Ferreri, cardinal d'Ivrée, abbé de San Benigno (1517-43). On y voit la représentation de saint Bénigne, apôtro de Bourgogne et martyr (3). Enfin les cinquième et sixième pièces appartiennent à Sébastien de Montfaucon. L'une d'elles fait le sujet du travail de M. Pfister ; l'autre avait été précédemment décrite par M. Schulthess Rechberg (4) et par M. Rod.
:i) VeUori, Fiorlno d'oro, 1738, p. 363.
(2) Cost. Gazzei-a. Mém Stor. dei Tizonnif 1842, p. 37, pi. II, u • G.
,3) Argelati, De mon. Italix, t. V, 1759, p. 41.
(4) Tkaler-Cabinet, t. lî, n^ 4360.
(J8 MOiNiNAlE Dl.N ÉVÈQLE DE LALSA.NM:.
Blanchel (1). M. Gaspard Schinz, de Zurich, qui possède» celle curieuse variété, acquise aussi à Naples, a eu la bonlé de m'en envoyer une empreinle, sur laquelle on dislingue 1res clairement le mot MARTI R^ que le graveur, entraîné par Thabilude contractée en exécutant les coins de toutes les autres pièccs^ qui viennent d'être rappelées, a d'abord placé à la suite du nom de saint Maire. Mais, quelque désir qu'éprouve un évêque de contrefaire la monnaie d'un autre seigneur, il ne peut l'autoriser à altérer le caractère des saints, et cette remarque, adressée au graveur, aura déterminé l'artiste à introduire dans un nouveau coin un léger changement qui laissait subsister l'illusion. C'est ainsi, je crois, que la légende S. MA- RI VS MARTiniS a pris naissance. Il faut dire que Lodovico Fieschi était fort laid, et que les testons de Desana, de San- Benigno et de Lausanne reproduisent exactement la difformité de sa bouche. Le métier de contrefacteur exigeait une certaine abnégation.
M. Pfister avait pensé que les testons de Sébastien de Montfaucon, n'étant pas d'argent pur, avaient été prohibés dans les États de Parme ; mais l'acte au texte duquel il renvoie porte la date de 1469, et est par conséquent antérieur d'environ cinquante ans à l'émission de ces testons (2). Dans le cours de son iravail, presque entièrcmont consacré à des observations philologiques, M. Pfister nous fait connaître encore une monnaie inédile : c'est un tiers de sou d'or frappé à Sion, portant les légendes SIDVNENSIVM CIVITATIS et MV- NVLFVS MONETARIVS, pièce qui appartient au British Muséum.
(1) Mofin. des pays voisins du Létnan^ pi. VU, u** 11.
(2) Zaïictli, Nuova raccolta deflc mon. d'Italia/ns^, t, V, p. 102.
OFFiaERS MONÉTAIRES CARLOVINGIENS
(Extrait <hi liulletin th la Soriâlé des Antiquaires de Franm
pour 1858, pp. 131-132.)
M. do Longpérier ontrelicut la Société de la continiialiou do ses recherches sur la numismatique Carlovingienne. En 1847 il avait, dans la Notice des ni07inaies françaises de M, J. Rousseau, montré Texistence des quatre noms d'homme Gaddo, OdalricuSy Adradis et Walacariiis sur des deniers de Pépin et de Charlemagne. Tout récemment, en publiant dans la Revue numismatique cent deniers carlovingiens découverts k Imphy, en Nivernais, il aencore relevé dix noms d'homme : Ardis^ Had, Audomundus^ Gen)asius^ Leutbrannus, Rodlafinus, MetthadoluSj A uttramnus, Sperandeus, Duodiwig ( \ ). Cela montre que les deux premiers Carlo vingiens ont continué le système des Mérovingiens. Sur la monnaie de ceux-ci, en effet, on a recueilli environ douze cents noms de monétaires, le plus souvent accompagnés de la qualification monetartus. Cependant quelques antiquaires o^nt pensé que les noms d'hommes inscrits sur les deniers carlovingiens devraient Aire plutôt attribués k des comtes. M. de Longpérier n'est pas de cet avis, qui ne s'appuie sur aucune preuve. Jusqu'à présent, à la vérité, il ne pouvait baser son opinion que sur l'usage constant adopté par les Mérovingiens et les Saxons d'Angleterre qui, à l'époque même de Charlemagne, faisaient signer leurs deniers royaux par les officiers monétaires. Mais il peut maintenant citer un
(1) V. p. l ot siilv. du présent volunip.
70 OFFICIERS MONÉTAIRES CARI.OVrNf.rENS.
dénier de Pépin, de la collection du marquis Trivulzio, sur lequel on lit le nom du monétaire Novinvs NOVINO.MO. Ici, il n'y a plus de doute. Ce nom se trouve à l'ablatif comme le plus grand nombre des noms de monétaires mérovingiens el comme ceux à'Auttramnus, de Walararitts, A'Audomundus, de Metthadolus sur la monnaie de Pépin et de Chariemagne. Cr> cas ne conviendrait pas au nom d'un comté. M. de LoDgpérier cite en outre les monnaies de Waïfro, duc d'Aquitaine, qu'il a retrouvées, et au revers desquelles il lit le nom d'hommo Flaulefes. Ici il faudrait, si ce n'était pas la marque d'un monétaire, admettre la présence du nom d'un comte au revers de la monnaie d'un autre seigneur. Cette circonstance serait en contradiction avec toutes le» notions de la numismatique. M. de Longpérier a publié dans la Itftue numismatique le denier du monétaire Novimis, et un autre denier de Chariemagne portant le nom de Fiufar (1). Cela fait un total de dixhuit noms d'officiers monétaires sur des deniers français dn vnr siècle, en comptant celui A'Adalbertus (ADALBERTO aussi à l'ablatif) déjà publié par Schœpfiin, dans XAlsatia illmtrata.
{V' V. p. m Pl TiS <]u présent voliini''.
D'UN SATRAPE DUZERCHE
(Extrait du Bulletin de la Société des Antiquaires de France pour 1858,
pp. 136-138, séance du 18 août 1858.)
>I. de Longpérier signale une inscription du xi" siècle, q'u'il a examinée récemment au musée de Limoges.
« Cette inscription, dit-il, est tracée sur un fragment de serpentine verte, qui a été apporté d'Uzerche, et qui paraît avoir appartenu à un couvercle de tombeau à peu près, semblable à celui du chantre Roger, oncle d'Adhémar de Chabannais, qui se voit dans le même musée. M. l'abbé Texier a publié cettç inscription dans son Manuel d'épigraphie, p. 165; mais il se borne h dire que « le nom de Satrape qui s'y lit n'est pas commun. » En cela, ajoute M. de Longpérier, M. l'abbé Texier a raison, car Satrapes employé comme nom propre est sans exemple; mais il ne s'agit pas ici d'un nom propre : au x« et au XI® siècles la lecture de la Bible, probablement, avait donné aux princes de l'Occident l'idée assez singulière de faire usage du titre perse que nous lisons sur le tombeau d'Uzerche (1).
(1) E^ther. VI, 1. — Daniel, III, 2, VI, 1, 2, etc.
-.2 INSCRIPTION' DIS SATRAPR D'UZERCIIK.
« Dans une charte de Hugues Capet (en 991) on trouve ce passage : « Accersitis, qui tijnc forte adorant, episcopis satraupisque quamplurimis, etc. (1).
M Un acte d'jEthelred, roi d'Angleterre, est souscrit par plusieurs personnages qui prennent le titre de Salrapx régis.
<t Saint Bernard s'exprime ainsi : « Quid iUud sit dicam cl 1' non proderit. Cur? quia non placebit Satrapis plus majestati II quam veritati faventibus (2).
H Les seigneurs de la maison d'Anduso prenaient le titre de princes et de satrapes de Sauves, précisément à l'époque à laquelle appartient l'inscription d'Uzerche. »
Quant au mot MORIBVS suivi d'un E, qui se lisent sur le rebord de la pierre, ils peuvent avoir fait partie de ce vers léonin
MORIBVS ET VITA VERVS FVIT ISRAELITA.
que notre confrère a déjà remarqué dans deux épilaphes du xu° siècle, l'une à Grenade en Espagne, l'autre à Sainl-Augustin-lès-Limoges, épitaphes sur lesquelles il se propose de publier une notice.
[1} Gall. Chritl., XII, inariim.. col. Cl.
(2) Ile Cotui-l-rat.. lih. 4.