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Histoire de Sainte-Barbe , t. II, p

3. Theodori Marcilii orationes IV de laudibus Academiæ Parisiensis ; item, aliæ V de linguâ latinâ. (In-12. Paris, Denis Dupré 1586.)

COLLÈGES DE L’UNIVERSITÉ

présidé au choix des sujets, et qui a publié, après les avoir revues sans doute, les meilleures copies de ses élèves. Cinq champions discutent pour établir quelle est la meilleure latinité à l’usage des modernes ; nous assistons à un des derniers épisodes de la guerre des Cicéroniens. Le premier orateur se déclare le partisan de l’archaïsme et des vieux auteurs Plaute, Térence, Caton, Salluste. Le deuxième s'accommode d’une latinité intermédiaire. Le troisième soutient bravement le latin de la Scolastique. Le quatrième réfute les trois précédents discoureurs laissant au dernier le soin de conclure, et de proclamer qu'il n’y a de maître en éloquence que Tullius. On devine aux arguments échangés et à la tournure générale des débats, quel était l’avis et l’enseignement du maître : « User de Cicéron comme nourriture; se servir des autres écrivains comme lecture. »

Exercices Latins. — Telle devait être aussi la maxime de Me Valens qui fit à Montaigu une lecture publique1 sur l’exil de Cicéron, et de professeurs tels que Grangier, Ruault, Pradet, qui cherchaient à ranimer le goût des Lettres dans les vingt premières années du xvne siècle. Mais à quel genre de sujet appliquait-on cette langue cicéronienne? N. Mercier nous l’apprend; le Discours n’existait pas dans les classes de rhétorique, tel qu’il se pratique de nos jours, et le Conciones de H. Estienne ne se trouve nulle part mentionné au xvne siècle.

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