‹ ŒuvresChapitre 30 sur 71 · A. Pierfon, Voltaire et ses maîtres , p · texte numérisé non relu

A. Pierfon, Voltaire et ses maîtres , p

champêtres, des métamorphoses, des descriptions, des allégories, des chœurs; pour la prose ou pour les vers des énigmes; des emblèmes, des logogryphes, des rébus, des épigrammes K Voltaire, élève des Jésuites, disait que ses maîtres ne lui avaient appris que du « latin et des sottises »; pour être vif le mot n'en est pas plus juste. M. Pierron, que j’ai cité tout à l’heure, ajoute ce correctif nécessaire1 2 : « ce latin et ces prétendues sottises n’étaient qu’une matière, et les écoliers faisaient sur cette matière, avec l’aide de leurs maîtres, un travail immense; et développaient largement, grâce à ce travail, leur goût, leur imagination, leur esprit.... Le savoir était borné sans doute, mais... on avait appris l'art de bien penser et de bien dire. »

Du reste, si Voltaire, se plaint du mince bagage qu’il emporte en quittant le collège de Clermont, il n’eût pas trouvé mieux ailleurs; au collège d Harcourt, aux Grassins, à la Marche ou à Navarre, il n’eût pas appris plus de français, ni plus d histoire qu’à Louis-le-Grand. L’Université lui eût enseigné, avec moins d’habileté peut-être, à faire des vers et des amplifications, mais pour le grec, dont nous allons nous occuper maintenant, elle ne lui en eût certes pas appris plus que ses maîtres.

1. Le P. Jouvency indique un grand nombre de sujets, dans tous ces genres, et les Recueils du temps ainsi que le Journal de Trévoux, publient les meilleures copies

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