‹ ŒuvresChapitre 38 sur 71 · M. Janet, loco citato · texte numérisé non relu

M. Janet, loco citato

ET CHEZ LES JÉSUITES AU XVIIe SIÈCLE. 127

se ramènent à la première, à savoir : la substance1. La Conclusion est-elle de l'essence du Syllogisme? C’est ce qu’en d’autres termes on discutait ainsi : Terminus estne de essentia Relationis? » Il semble que oui, puisque la conclusion est une partie intégrante du syllogisme, qui se compose nécessairement des prémisses et de la conclusion; mais en un autre sens, on peut dire que l’essence du syllogisme consiste dans la force logique qui lie les conclusions aux prémisses, et c’est ce qu’on appelle la conséquence; or c’est la conséquence qui est l’essence du syllogisme, donc ce n’est pas la conclusion. Le bien est-il dans l’appétibilité ou dans la convenance? Cette question traduite en notre langue actuelle signifie : le bien réside-t-il seulement dans la sensibilité ou dans la nature des choses; pour remplacer un jargon par un autre, est-il objectif ou subjectif? La Rochefoucault a dit : le bonheur est dans le goût et non dans les choses; c’était dire en termes exquis ce que Pancrace exprimait en termes barbares, et ce que nous trouvons remplacé par ces formules plus barbares encore :

« De beatitudine objectiva, de beatitudine formali 2. » On le voit, si toutes ces questions semblent bizarres, c’est grâce surtout au langage qui les enveloppe; aussi, est-ce à la forme toute scolastique des discussions, à la barbarie générale de l’enseignement, à cette proscription absolue de tout élé-

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