LIVRE IllNÏKME
Berthc, qui succéda à l'abbessc Odile , lut une des bienfaitrices de Hohenbourg, auquel elle accorda les biens que son père lui avait laisses l. Kïle lit rebâtir l'abbaye qui fut consacrée en 1045 en l'honneur de la Sainte-Vierge, par Brunon, évèque de Toul*. Le cardinal Humbert, religieux de Moyenmoutier, composa alors des répons en l'honneur de Sainte-Odile. Ces répons lurent mis en chant par l'évéquc Brunon3, qui était très-habile dans la musique. L'abbaye de Hohenbourg souffrit, quatre années après, des pertes si considérables, soit par les guerres, soit par un incendie, que les chanoinesses se dispersèrent et la laissèrent presque déserte. Brunon, qui devint pape dans le même temps, sous le nom de Léon IX, les rassembla, et fournit tout l'argent pour le rétablissement du monastère *. Ktant venu lui-même en Alsace, au mois de novembre de l'année 1049, il en consacra l'église pour une seconde l'ois en l'honneur de la
1004, qui mt , selon boni Maiiiu .on , .\nnul. benedtd., foin, i , lib. lii , pag. 11(1, celui de l'élection tic Richard , abbé .le Saint- Vannes, «i avant l'année 1028, où Rocssei., Histoire de Verdun, pag, 188, place la mort il» comte Herman , père d'Odile. On lit dans le supplément à la même histoire «le Verdun, pag. 2, qu'on conserve clans le trésor de l'abbaye de Saint-Vannes une croix , dont Herman lui avait fait présent avec cette inscription : llermannus cornes viril.
1 Ces biens, selon la bulle du pape l.éon IX, de 1031 , étaient situés à Artzcnbeim, Mcinollzheim , Sassenheim, l'rsenheim et Oerstheim. lh CKJ IX , in tnonaslerio lagid imperii germnnici , loin. ?, pag. 1.78, compte dans le nombre des bienfaitrices de Hohenbourg Mechlilde, abbesse d'Andlau. Celte dernière, s.eur de l'empereur Conrad-le-Saliquc, vivait en lot 8 et 10oG.
■ Fnigrneiitum bistoricum apud I'kstimi >i , pag. 8.1. « Anno Domiiii mxi.v deditcatum est monasteriiim Holienbur^ in honore beala» Mariai virginis a vencrahili « hrunone Keucorum, idest, tullensiuin episcopo, postea apostolico. »
1 Jean de IUïon, in hittoria metlinni mniumlerii . rupit. .70, pug. iii. ~ ■ Sur l.i lin de l'onzième siècle, les chanoinesses de llohenbourg eonlractèrent une confraternité avec le bienheureux (millatimc, abbé d'Hirsaii^e, et son abbaye. Tr ITHEMU s , Annal. Hirsaitg., loin. 1, pag. 2'.l7.
4 Chronique ancienne du monastère de Holieubourg, fol. 'Ji et !>3 , citée par
WSTOIIVE DE l/ÉGUSE
.Saintc-Yicrge et de Saint-Nicolas ». De retour à Rome, Léon IX, à l'exemple de ses prédécesseurs, confirma l'abbaye de Hohenbourg dans la possession de tous ses biens *. 11 rcnouvella aussi ses privilèges, et entr'autres celui de la libre élection de l'abbcsse, qui sera bénie par levéque de Strasbourg. Il voulut aussi que personne ne célébrât la messe au grand autel ou à celui où reposait le corps de Sainte-Odile, que le prélat diocésain, les prêtres semainiers de l'abbaye ou ceux qui auraient obtenu la permission de l'abbcsse 3. La bulle de ce pape, datée du 1 7 décembre 1051 *, montre particulièrement la dévotion qu'il portait à Sainte-Odile, sa parente5. Hugues IV, comte duNordgau,
PKI.TRK, i>uy. fCÛ et 168 , qui l'avait trouvée .Lui* le créneau «l'une muraille de l'abbaye.
' On voit à Hohenbourg, tlaiis la clta^ellr «le Saiut-Oilile , une petite statue en bois du pape Saint-Léon IX, avec celte inscription : «< S. Léo IX papa, nalione alsata , « origine comitum de Dagsburg, cognatione Sam-La? Odilia», ccele&iam hohenburgen- « sem bis reslauravil et consecravil. »
* Ces biens étaient situés dans les ban* «le itosheim , Dorlisheim , Avclshcim, Sessolshcim , lllcsshciin, Schoffersheiin , Oberenhcim , Illkirch , Ingmarsheim, Miedernbeim, Egisheim, Sigolsheim, Eli, Suudhauscu, Krgeisheim , NiedcrschopftVn, Cersthcim, Mittclbergheim , Diuglingcn et Sanl-Nabor.
* Dans les quatre églises palriarchales de Rome, il n'est permis «pi'au pape de célébrer sur le grand autel. Si «iiiehpi»' «ardinal a la dévotion d'y dire la messe, il en. demande la |>erniissioii et l'obtient par un bref.
A l'autel de Saint-Pierre de Rome , il n'y a <iue le pape et les cardinaux qui y puissent dire la messe.
Le pape Léon I\ , dans ses bulles pour l'abbaye de Hesse, rie 11)50, pour celle de Saint-Arnoul de Metz, de 1032, et |:oui celle de Saiut-Uemi de Rhcims, ordonne aussi que nul autre que l'évéquc «lio-Vsain, ou les prêtres semainiers pussent célébrer la messe sur le grand autel.
' Pièces justificatives; cf. Wurdtwkix , nov. itiibx. ilip., foin. 0, pmj. ifô.
* Dehors la ville de Fribj-jrg, en lîrisgau, c-d une chapelle de Sainte-Odile, qui est un pèlerinage Irès-iréqueulé , o;'i l'on va honorer celte sainte abl>esse «le llohenbinirg. La tradition porte .pie le duc Ad tlric voulant marier O.lile à un seigneur de la Germanie, celle-ci, qui s'était consacrée au Seigneur, s'échappa de la maison de son père en habit de mendiante. Le duc, qui la suivit dans sa fuite,
DE STRASROVRG. — LIVRE HUTIKME. 123
père de Léon IX, descendait en droite ligne d'Adulric, duc d'Alsace.
)a rencontra au-delà du Rhin, à quelque dislance de l'endroit où fut ensuite bâtie la ville de Fribourg. La Sainte se voyant poursuivie , se relira sous un rucher qui, à sa prière, s'entr'ouvrit et se referma pour lui donner asyle. C'est en cet endroit qu'on dit que Sainte-Odile bâtit une chapelle, dédiée aujourd'hui en sou honneur. Vie mis. de Sainte-Odile , cilée par Peethe, cop. 6, pug. A'J *■/ suit:
11 y a prés de la ville d'Horb située sur le Kecker, en Suabe, une montagne où il y a une chapelle de Sainte-Odile, qui y est révérée depuis un temps immémorial, bâtie par les anciens comtes de lluhciiberg. (.ekuektis, Codex epislohris Hudolphi, in audario diplonutlum , patj iJ4 , «o/<i c.
Le P. Papebroch, in aelix SS. , tom. S , julii , patj. SUT , fait meuliun d une Sainte- Adille, vierge honorée, au 30 juin, a Orp.dans le Drabantelau iliocèse de Namur, à une demie-lieue de Judoigne , et où (à Orp) est conservé son corps. Il ajoute qu'on y célèbre son office entièrement tiré «le la vie de Sainte-Odile d'Alsace,
A un quart de lieu, au sud-ouest de l'abbaye d 'EU val, au bord d'un ruisseau, dans un vallon , est une ancienne chapelle de Sainte-Odile , seul reste d'un monastère de filles qui était là. Les champs voisins s'appellent encore Fin des Dames. On y voit encore des restes de fossés fort profonds, qui formaient l'enceinte de ce lieu.
EBEKSMUNSTKR.
Celui-ci ( Adalric > fonda, comme nous l avons vu 1 , l'abbaye d'Ebersmûnster sur la fin du septième siècle. Elle paraît dans la liste des abbayes royales qui fut. dressée en 870, lors delà division du royaume de Lorraine * . Diebald , ou Thibault qui succéda à Isenliard, vers l'an SOI, irouverna le monastère d'Ebermiinster sur la lin de l'empire de Charlesmagne et au commencement de celui de I,ouis-le-l)ébonnairea. On conserve deux diplômes de ce dernier empereur, du 1er mai 818 et du 13 juin 820 l, qui continue à Thibault et à son abbaye toutes les donations du fondateur, le due Adalric. Mais l'examen que nous avons fait de ces deux pièces, dans la dissertation cinquième du second volume , fait voir qu'elles méritent peu ou point de croyance \ Ce qui est certain, c'est que Thibault vivait encore vers l'an 830 , où il est nommé avec Herinand et Burjrald, ses religieux , entre les abbés de l'ordre de Saint-Benoit , qui étaient unis par une communion de prières avec l'abbaye de Hichenau
' Tome premier, livre i, paye 507 tl unir.
'- Pièces justificatives, loin, i, mon. 157, pat/. <ci v.
* Tume premier, page 575.
' Pièce» jm-lificalives, loin, i, mini. U5 et loi , pan. a.WlU et (A».. 1 Tome «ccoml, payes i cl fi.
" Pièces justificatives, nnm, 105, pwj. cxciv, el num. 176, pag. cccxxv.
IIIST. DE Î.'eGI.ISE DE STIUSBOIUG. — LIV. HUITIEME. 125
G ri m al d et Sabacc succédèrent à l'abbé Thibault*. Grimald ne fut pas longtemps abbé, puisque Sabace, nommé aussi Sambace , obtint l'abbaye d'Ebersmùnsler de l'empereur Louis-le-l)ébonnaire, qui mourut en 840. Ge prince le tira de l'abbaye d'Àmorbacb, dont il était religieux*, et renouvela en sa faveur les privilèges de celles d'Ebermùnster 3. Les diplômes que Louis accorda à Sambace, le 3 novembre 81 4, et 824 4, ne portent aucune marque d'authenticité: ils sont d'autant plus faux, que ce n'était pas lui , mais Thibault qui était alors abbé \ Salomon A, Gibelin, Wolfrid et Herebald remplacèrent successivement Sambace dans le siège abbatial7. Hartman, qui succéda à ces quatre abbés, vivait sous
1 Lec.ointe, loin. 7, i><kj. loi , place Grimold sous l'an 817. Il place aussi, loin. 7, png. 45S el HHH, Sambace sous l'an 82t, cl, loin. 7, pag. 8,'iO, Théobald sous l'an 828.
1 L'abbaye d'Amorbacb de l'ordre de St. Benoît est située dans la foret de l'Odenwald, près de la ville de Miltcnhcrg, ontre le Necker et le Mein, dans le diocèse de Mayence, et sur les confins de celui de Wurtzbourg. Elle dut son origine aux donations d'un comte du pays, nommé Rulhard, aux soins de Saint-Pirmin , et aux libéralités de Charles-Martel. L'église de ce nouveau monastère fut dédiée, au mois de septembre 734, par Sainl-Boniface , alors éveque regionnaire , en l'honneur de la Sainte- Vierge. Saint-Pirmin rt Heddon, abbé de Richenau, qui devint la même année évèque de Strasbourg, assistèrent à cette consécration. Saint-Amor, qui en fut b> premier abbé, lui donna son nom, comme on peut le voir dans le I*. Ci-per, m iivtis sanctorum , loin, ô, nwjusli, jmg. W0-i7l. Erlulpbe gouverna cette abbaye. Ilistoria Amorbacensis inonasterii, pag. S, 6, 7, .9, 10, 5i et 60, par Dom Ignace lir.ipp, impiiméc à Francfort, en 1 7 rte.
s Clironicon novienlenv, $ li.
4 Pièces justificatives, loin, t, nuin. 87 el !lb\ puij. ci.vi et CLXXVt. Le diplôme de 824 a aussi été publié par Sr.iiii.TF.it , in Codice juris ulemanni feudalis , pag. .>6\».
* Voyez la dissertation quatrième, loin, I , pag. /«.*, et la cinquième, loin. ?, pug. 7.
• Et non Talcmon, comme l'appelle Mxitii.i.nN, Annal, benedirl., loin, i, lib. i7, putj. 592, el loin. S, lib. ô8, pag. 237.
' Bucei.in , Cerinaniœ sacrœ , loin. 2, pmj. 139, et les auteurs de la Gaule chrétienne, loin. .'/, pag. 8o77 donnent à Sabace pour surrossciir un Tbéobald . ou Thibault, <ec<»nd du n-uu. MaN »v prélondu Théobald no s<< Iin.uw pas nommé «I.nis.
HISTOIRE DE I.Yx.USE
le règne de Charles-le-Gros , dont il obtint la confirmation des privilèges de son abbaye. Cet empereur fut déposé au mois de novembre 887 et Arnoul, son neveu, fut choisi, au lieu de lui, roi de Germanie. Celui-ci plaça, en 888, Baldram sur le siège de Strasbourg, et lui accorda, peu de temps après, l'abbaye d'Ebcrsmûnster pour y rétablir l'ordre et la forme, ce monastère ayant beaucoup souffert des guerres précédentes *.
Baldram essuya des contradictions de la part de l'abbé Hartman , qui ne voulut pas le reconnaître. L evéque le déposa et nomma à sa place le moine Helmerique*. Celui-ci, de concert avec ses religieux , crut devoir demander la réunion perpétuelle de son abbaye à l'évêché de Strasbourg. Il profita de la Diète que le roi tint à Korcheim , en 880, et il fit appuyer sa demande par Sunderold , archevêque de Mayencc, et par un grand nombre d'autres prélats. Le roi y consentit, et par son diplôme, daté du 13 juin 889 3, il soumit à Baldram et à ses successeurs l'abbaye, les églises qui en dépendaient, les biens présents et futurs, les serfs et tout ce qui pouvait lui appartenir. Nous avons détaillé , plus au long, les motifs et les suites de celte réunion dans le second volume de cet ouvrage 4 ; nous y renvoyons le lecteur pour ne pas nous répéter.
Helmerique était encore abbé deux ans après, si on pouvait s'en rapporter à un diplôme du même roi Arnoul, daté
la chronique de l'abbaye d'Ebcrsmûnster. Bucelin est aussi dans l'erreur, lorsqu'il ^it vivre Ilcrebald en l'année 90.1.
* Voyer le tome second, lir. S, pag. 242 cl 247.
* Chronicon Xovientense , £ 44. Dom Mabillon place mal ce Tait , Annal, fientditl., tom. 5, lib. 38, pag. HG , sous l'an 880, où Baldram n'était pas encore evéque de Strasbourg.
» Pièce» justilicatives , loin. 2, mm. IS9, pag. f.CXCll.
* Tome seeond , pag. 2iS el 2i'J.
de Strasbourg» 4 avril 8921. Ce prince, à la demande de Helmeriquc et en présence de l'évoque Baldram, confirme à l'abbaye d'Ebersmûnster 1 église de Saint-Pierre de Sultz en Haute- Alsace, qui avait été bâtie du temps du roi Pépin, et que l'abbé Colomb avait fait consacrer, vers Tan 752, par Saint-Pirmin en l'honneur des apôtres Saint-Pierre et Paul, et de la Sainte-Vierge Colombe ; mais nous avons fait voir autre part la fausseté, ou la supposition de cette prétendue charte d'Arncul*.
La mort de ce prince, arrivée sur la fin de l'année 899, rétablit Hartman sur le siège abbatial d'Ebersmûnster. 11 trouva moyen de faire déposer et excommunier, en 900, Helmeriquc, son compétiteur, par le pape Jean IX3. Les troubles qui agitèrent alors Strasbourg et l'Alsace , empêchèrent l'évcque Baldram de soutenir ses droits et la nomination de son protégé. Ce fut vers ce temps-là que l'impératrice Sainte-Richarde vint à Ehersmùnster honorer les reliques de Saint-Maurice 1 : clic y accorda à cette abbaye plusieurs terres allodialcs, situées dans le bandeKiensheim, pour la dédommager des dîmes qu'elle lui avait ôtées à Sigolsheim, pour former la dot d'une église qu'elle avait fait bâtir dans cet endroit en l'honneur de Saint-Pierre5. Deux frères, de condition libre, avaient des portions de terre fort
' Pièces justificatives, tout. 2, tium. 161, pag. ccxcv. * Tome second, dissertation cinquième, jmuj. 22. ' Chronieon Novicntcnsp, \ fi.
4 Ibidem , \ 13.
" On lit dans la charte de Guillaume, évoque de Strasbourg, de 1031 , in Cunigesheim curlis eutn allodio vinearum et agrorum eu m omni décima sua , quod t-enerabiï'ts richardis regiita ad minislerium divini cultus contradidit. Les pape» !.uce 111 et Honorius III, dans leurs bulles de 1183 et 1221, comptent entre les possessions de l'abbaye d'Ebersmûnster Curtis Cunegesheim eu m allodio vinearum et agrorum eu m omni decimu sua , quod rigardis regina dédit.
niSTOIHE T>K l/ÉCIiSE
considérables dans le village de Biesheim. Ils en firent le partage : l'aîné, qui se nommait Hiltevin, fit donation de sa part à l'abbaye d'Ebersmùnster, où il prit l'habit monastique. Le cadet accorda la sienne à «'elle de Gcngenbach !. Ce fut aussi sous l'abbé Hartman , que l'abbaye d'Ebersmùnster obtint des biens dans le ban de Schwabsheim. L'auteur de la chronique de ce monastère2 raconte, fort au long, le sujet qui y donna occasion. Nous n'osons pas garantir le fait qui peut être vrai ; mais nous le croyons bien propre à faire sentir les funestes eflets de la jalousie. I n gentilhomme de Souabe, nommé Lauzon, avait fixé son séjour dans le village de Schwabsheim, où il vivait avec (iiselhilde, son épouse. Celle-ci était belle, et le mari était jaloux: Lauzon, voulant éprouver la fidélité de sa femme, qu'il soupçonnait avoir un mauvais commerce avec un noble, son voisin, prétexta un voyage en Souabe; mais au lieu de passer le Rhin, il se cacha , pour un jour, dans une des îles de ce fleuve. La nuit suivante, il revint secrètement chez lui; il frappa à l'appartement de sa femme, en prenant le nom de son prétendu amant. Giselhilde, qui était aussi chaste que courageuse, prit l'épée que son mari avait laissée dans sa chambre, et en frappa le téméraire qui osait attenter à son honneur. Les cris de cette héroïne assemblèrent tous les domestiques de la maison. Les lumières qu'on apporta , firent connaître la méprise. C'était Lauzon qui nageait dans son sang. Il reconnut alors toute l'étendue du malheur auquel sa téméraire jalousie avait donné occasion. 11 pardonna sa mort à sa femme, et lui avoua que lui seul en était cause. 11 fit appeler l'abbé d'Ebersmùnster et fit donation à son abbaye de la terre de Schwabsheim , où le délit avait été commis. Son
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