‹ Œuvres historiques inédites. 1Chapitre 9 sur 47 · LIVRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME

le pouvoir spirituel dont ils sont revêtus comme lui , et qu'il doit, ainsi que les autres, se regarder comme soumis au jugement et à l'autorité du concile universel. 11 distingue d'abord entre la loi et la coutume. « Ce qui fait la loi, dit- « il, en matière ecclésiastique, c'est l'Ecriture sainte, les « canons des conciles et les écrits des Pères. Si tous les « évèques gardaient invariablement les canons, la paix et « la concorde régneraient dans toutes les églises. Il n'y <* aurait point de différends , ni sur les biens , ni sur les « ordinations, ni sur les privilèges. » (ierbert traite ensuite la matière qui concerne la différence des crimes et de l'ordre judiciaire. 11 soutient que les péchés d'Arnoul étant manifestes, les évoques n'ont fait qu'exécuter contre lui les lois déjà établies ; et que ni le silence, ni les nouvelles constitutions du pape ne doivent et ne peuvent leur préjudiciel-. Il finit sa lettre en remontrant à l'évêque de Strasbourg, qu'il n'était pas possible qu'un homme sans naissance, sans biens, étranger dans le pays tel qu'il était, eut été préféré à tant d'autres, qui étaient plus puissants dans le monde et distingués par leurs grandes alliances, pour remplir le siège de Rheims ; qu'il fallait donc que ce fût par une disposition particulière de celui qui ('lève le pauvre de la poussière, pour le faire asseoir entre les premiers de son peuple.

L'archévêque de Rhcims parle ensuite de son attachement pour l'Église germanique qu'il a toujours honorée, comme celle qui lui a donné les premières leçons, et aimée comme sa mère. Il fait mention du vif intérêt qu'il a montré pour la maison impériale, en s'exposant, pour sa défense, à l'indignation de Lolhaire, roi de France. II le prie d'être l'iiitrepréte de son innocence auprès de Wiliegise, archevêque de Mayence, et de le justilier auprès de l'em-

IIISTOIIIE m: i/rclise

percur Othon et des prélats d'Allemagne, des calomnies dont on le chargeait , eoniino ayant usurpé le siège de Hheims et l'ait déposer Aruoul. Enfin il termine eeMe longue lettre par se plaindre du irisle état dans lequel le procède'4 de la cour de Home avait jeté l'Eglise gallicane. La peinture qu'il en l'ail, est peu ménagée, et il faut avouer (pie si (Herbert développe d'un coté ces maximes pleines de vérité et de raison , (pie l'Eglise de France a toujours regardées comme le précieux rempart de sa liberté, d'un autre côté on ne saurait excuser ces déclamations •indécentes avec lesquelles il s'emporte contre les mœurs des papes; cette vivacité, qui approche de la fureur, avec laquelle il exagère les scandales que pouvait alors donner la cour de Home, et même de certains principes, dont on pouvait tirer les conséquences les plus dangereuses. « Oux, dit (ierbert, « (jue nous croyons être les amis de la paix et les protec- « leurs de l'innocence sont devenus nos persécuteurs. « Toute 1'Ëglise de France gémit sous le poids de la « tyrannie, et c'est inutilement qu'elle peut espérer son salut

* de ceux qui rendent le mal pour le bien. Home a été « regardée jusqu'ici comme la mère de toutes les églises. « Maintenant elle passe pour donner des malédictions aux « gens de bien , et des bénédictions aux méchants. Elle

* protège ces derniers et condamne les zélateurs de la loi « divine. Elle abuse du pouvoir de lier et de délier (pie lui « a conféré Jésus-Christ. Dieu a égard aux actions des « coupables et non au jugement des prêtres qui les absolvent. « (le n'est pas à un faible mortel à justilier l'impie et à «■ condamner le juste !. •> (ierbert certainement ne s'atlen-

1 Cr.nnEiiT avait ilit , dans une lettre adresse à Ktienne, diaere de l'église de Home, <|iie Home avait rassemblé, dans elle tous les viee* de l'Italie , el l l'nivers entier avait en exécration les nueurs des Ilmnains. Kj ist. 'i0 , nputl Durhesne , m

HE STIIASRO! Itfi. —

Page 1