IV::ipire
* Guebw.ller, dans un livre cite plus haut, page 316, note 2, et Crusius, Annal. Suent:, ,om. i , part 3 , /,<,. 12 , w 825| ont conservé la description de relie <'K'i >e on chapelle impériale.
' Sous lc*cmperours Frédéric 1, Henri VI et Philippe. Ce dernier étant mort en 1218, «'"'•'-•'I, « véque de Spire et de Metz, son chancelier, les enleva du palais de Hague- "■"J, à ru.su des habitants, comme l'énit Conrad d'Ursberg, in Chronico p. 312. «!«■ ajoute .,u'il le lit transporter au chAleau «le Trifel* près d'Anweiler, où ils restèrent pendant tout le temps de l'interrègne.
' Comme il dit lui-même dans son diplôme de 1189, où .1 dit: - Hospitale in
cette ville, le tribunal de l'avoué provincial, ou bnidvotjt d'Alsace , qui devait maintenir, dans cette province , les droits domaniaux et régaliens des empereurs ». Il y plaça également une chambre du trésor public , où toutes les villes impériales d'Alsace portaient les deniers quelles devaient fournir annuellement. Ces prérogatives firent nommer Haguenau la chambre de l'Empire *.
Cette ville fut honorée, au commencement de Tannée 1158, de la présence de l'Empereur Frédéric, qui y vint, accompagné de Conrad, son frère, comte palatin du Rhin , de Herman, marquis de Bade, des comtes Sigebert de Werd et Louis de Wurtemberg. Il y confirma, le 27 février, les biens et les possessions de l'abbaye voisine de Neubourg3. Le diplôme de ce prince nomme entre les témoins Rudeger, avoué de Haguenau ». C'est après Hetzel , qui vivait en 1I238, le premier Lanâvogt d'Alsace connu. Frédéric trouva à Haguenau, Henri de Carinthie, moine de Clteaux et évêque de Troyes , que Louis VII, roi de France, luienvoyaen qualité d'ambassadeur8. Ce prélat, conjointement avec Burchard de Strasbourg, consacra, le 4 mai
- Hagenova in predio nostro conslruximus. » Le roi Philippe, son fil», prit wm « protection, en 1107, . Hospitale in Hagenova a dilecto r-alre Frideric» romanorum
- itnperalore fundatum. »
• Voye* SchœpHin, Abat, illustr. tom. 4, paç. Î81 et 360.
L'empereur Frédéric II . dans son diplôme de M 16 , pour l'abbaye de «eubourg; rappelle Cameram nostram Hagenowa.
• Pièces just. Voy. Wùrdt., nov. ««&«., diplom., tom. 9, pag. 361.
• RudegerusAdvocntus. Il est nommé Rudegevus Adtocalus de Ihgenav. dan» deux diplômes des empereurs Frédénc l" et Henri M pour l'hôpital de Hagucnau des années 1189 et 1193. Le ncendoge de la cathédrale de Strasbourg en fa.t ainsi mention sous le *îdc jui.h t: . Rudegerus advocatus de Hagenowe ob„ .
• H»* advocatus AUaliœ signa, en 1111. les .eltre, de ,'empereur ^Hen V P„„r l'abbaye de Uouzonville , apud Calmet , //.»/. de Lorrawe, tom. 1, col. 5U, et Gerbertum de Rudolpho Suevico, appendix, pag. 163.
• Guillimannus, de Epiic. Argent., pag. t4»,
1158, l'église abbatiale de Neubourg'. Levêque Burchard se prépara ensuite au voyage d'Italie : il devait y accompagner l'empereur, que la révolte des villes de Lombardie appelait de nouveau dans ce pays *. Frédéric y rentra en vainqueur, et soumit tout à ses lois. Voulant laisser en Italie quelques monuments de sa magnificence , il Ht dresser le plan d'une nouvelle ville de Lodi, et il n'épargna rien pour la rendre une des plus fortes places de l'Empire. L'empereur présida lui - même à ces ouvrages , et ce fut dans l'enceinte de la neuve Lodi, qu'il accorda, le 1er aoust H 58, un diplôme en faveur de l'église d'Eichstett. Burchard de Strasbourg est nommé dans le nombre des évéques qui le souscrivirent \ Ce prélat assista aussi à la fameuse assemblée que Frédéric convoqua à Koncalie , entre Plaisance et Crémone4. Elle commença le 23 de novembre, et se tint au milieu de l'armée de l'empereur, qui était composée d'Allemands et d'Italiens. Frédéric y fît discuter et fixer, par quatre jurisconsultes de Bologne, les anciens droits régaliens, afin de réunir à son domaine tout ce qui en avait été démembré, ou par la faiblesse de ses prédécesseurs , ou par l'usurpation des Etats d'Italie. Il publia aussi, dans cette diète célèbre, plusieurs lois, tant pour établir la paix et la sûreté publique, que pour constater le droits des fiefs , en réformant les abus que la négligence y avait introduits et fomentés \ Burchard suivit l'empereur dans ses diverses expéditions , en Lombardie , contre la Hopubhque de Milan. Il l'accompagna, en 1159, au siège
' Frapmcnluni hisloricmn l'rslisii, 85 ; V»jr« le P. Barre, /„,„. 5, p„y. <H cl suiv.
l'ictes jiislilicalivoj, tturn, 44.
Il'idein, nu»). iî>.
M-Ir* ,C dClai' dC ,0iS da"S ,C P" Ba,Te' Allemagne t tom. 5, p.
DE STRASBOURG. LIVRE* DIXIÈME. i25
de la ville de Crème, qui, alliée des Milanais, avait épousé leurs querelles et leurs intérêts. Le siège fut long et meurtier -, et ne fut terminé que le 28 janvier H60, par la prise et le pillage de cette ville malheureuse 9.
L evêque de Strasbourg , qui fut ainsi le fidèle compagnon de Frédéric dans les exploits militaires , fut aussi avec lui un des principaux soutiens du schisme , que produisit, dans l'Eglise, la mort du pape Adrien IV, arrivée le i«r septembre H59. Les cardinaux, au nombre de vingt-sept, assemblés dans l'église de Saint-Pierre, s'accordèrent tous , à l'exception de trois , à lui donner pour successeur le cardinal Roland, qui fut appelé Alexandre III. Son élection , faite le 7 du mois de septembre , fut approuvée par le clergé et le peuple de Rome. Les rois opposants se détachèrent conjointement, et deux d'entr'eux firent tomber leur voix sur leur collègue qui était le cardinal Octavien 3. Cette nomination paraissait peu propre à balancer la pluralité des suffrages: mais Octavien avait gagné les bonnes grâces de l'empereur, et cette circonstance enhardit sa faction , qui lui fit prendre le nom de Victor III. Frédéric , quoique porté pour ce dernier, affecta cependant une espèce de neutralité. Se fondant sur l'exemple des anciens empereurs , il s'attribua le pouvoir de convoquer un concile , pour y examiner la validité des deux élections. Il adressa, le 23
* Barre, Hist. d'Allemagne, pag. 107-116.
* Joannes de Ccccano, in Cltronico Fossœ novœ ad an. U60, et Otto de Mouna, pag- 826. Une charte de Conrad , prévôt de Saint-Thomas de Stra>bourg , datée de l'année 1159, est ainsi terminée : . Ai.no 1159, ab incarnatiune doinmi , imprra- - tore Fridcrico et Episcopo Burchardo Argcntinensi cum aliis primipibus in Lon- » gobardia Creinam expugnantibus. »
* Voyei Baronius, ,4/ina/. ecclesiasl., lom. 12, ad an. 1159, pag. 533 et stq. Hcuri, Histoire ecclésiastique, tom. 15, liv. 70, pag. 76 el *uiv., et Barre, //»*<. d'Allemagne, tom. 5, pag. 111 et suiv.
octobre , du camp devant Crème , une lettre circulaire à tous les ëvéques de la chrétienté , pour les engager à se rendre au concile, qui devait se tenir à Pavie au mois de janvier suivant. Il y cita aussi les deux prétendants à la papauté. Victor, assuré de la protection de l'empereur, ne balança pas d'y comparaître : mais Alexandre ne voulut pas s'y rendre , refusant de se soumettre au jugement d une assemblée ecclésiastique indiquée par ce prince. Le temps du concile de Pavie étant arrivé , les évéques de Lombardie et d'Allemagne s'y trouvèrent ; mais , comme Frédéric était encore occupé au siège de Crème, ils attendirent encore quelques jours, et le concile ne fut commencé que le 5 février H 60. Il était composé d'environ cinquante prélats, tant archevêques qu'évéques, et d'une multitude d'abbés et de prévôts. Arnold, archevêque de Mayence, s'y trouva avec quatorze de ses suffragants, parmi lesquels on vit Burchard de Strasbourg «. L'affaire fut examinée pendant sept jours : le concile prononça en faveur d'Octavien , qui était présent , et condamna Roland par contumace. U sentence fut portée à l'empereur, qui l'approuva aussitôt, et qui intronisa Victor le lendemain, 13 février, dans le trôme pontifical». II fit ensuite publier un édit, par lequel il ordonnait, à tous les cvêques d'Allemagne et d'Italie, de reconnaître le pape Victor, sous peine de bannissement perpétuel. Ceux qui ne voulurent pas adhérer au conciliabule, furent déposés. Tel fut Otton, évèque de Bellune, auquel Frédéric ôta son évèché pour le conférer à Pelegrin, patriarche d'Aquilée. L'acte, qu'il fit expédier
1 hères justiikiatives, num. 46.
' L.l.brus. Coneil., tom. 10, pag. 1387 ; Hardiiinus, Concil.. tom. 6, part. 2, Pog 1565 , Baroniu,, ad. „m mo pag . ^ v n ^ ^
png. 121-125,
en conséquence, est daté de Pavie *, 17 avril H60. Il fut donné en présence de Burchard , évêque de Strasbourg *. Alexandre , d'un autre côté , agissait contre Frédéric : il l'excommunia solennellement, à Anagnie, le jeudi-saint, 24 mars , et , marchant sur les traces de Grégoire Vil , il déclara absous, de leur serment, tous ceux qui avaient juré fidélité à ce prince. Octavien et les évéques , ses adhérents , furent compris dans la même sentence 5. Frédéric, malgré cet anathème, n'en fut ni moins obéi, ni moins regardé comme empereur. L'antipape Victor triomphait en Allemagne , saint Pierre , archevêque de Tarentaise , Eberhard de Saltzbourg et Hartman de Brixen, furent les seuls de toute l'Allemagne qui reconnurent Alexandre. L'élection de celui-ci était canonique : aussi eut-il le suffrage des rois de France et d'Angletere \ qui se déclarèrent pour lui, ainsi que les Chartreux et l'ordre de Citeaux 5.
Saint Pierre de l'ordre de Ctteaux , qui avait été placé, en 1142, sur le siège archiépiscopal de Tarentaise , se déclara ouvertement pour le pape légitime. Frédéric, qui avait exilé plusieurs partisans d'Alexandre , ne s'oflensa jamais de la liberté du saint prélat, qui soutenait ce pontife en présence de cet empereur. Il écouta même ses conseils en plusieurs occasions, et réprima, en sa faveur, les saillies d'un caractère fougueux et violent8. Le zèle du
' - Dalum Papie in gcnerali Concilio post destructionem Crème, » dit le
l'KVes justificatives, num. 47.
' Baronius, pag. 570.
' Fleuri, pag. 98-113, et Fontenay, llntoire de l'Eglise gallicane, tom,9,.p»J- 3U-350.
s Fleuri, pag. lîl. .
• Gaufridus, abbas AlUecumh-, in Viia S. Ptlri Tarenla»ien,is , cap. S. apud
Hentchenium in Actis SS., tom. ï, Maii. pag. 330.
HISTOIRE DE l/ÉGLISE
saint archevêque ne se renferma pas dans le diocèse de Tarentaise. Geoffroi, abbé de Hautecombe, qui écrivit sa vie, neuf ans après sa mort, arrivée le 8 mai H7t, remarque qu'il annonça la parole de Dieu dans diverses contrées du comté de Bourgogne, de la Lorraine et de l'Alsace. Ses discours faisaient , dans ces provinces , les plus grands fruits, et il tirait de nouvelles forces des guénsons miraculeuses qu'il opérait par ses prières et par l'imposition de ses mains. C'est de lui que nous apprenons qu'il guérit, à Rouflach deux boiteux et une femme qui avait perdu l'usage de ses jambes, et à Ahlenwiller près de Saverne, une autre femme, qui était épileptique.
Cependant , toute l'Italie se soumettait à Frédéric et reconnaissait sa souveraineté. Milan ne tarda pas de ressentir la vengeance de ce prince. Cette ville fut prise par famine et réduite à se rendre à discrétion le \<* mars 1161. L'empereur la fit démolir entièrement. Ses fossés furent comblés et ses murailles abattues : le vainqueur y fit passer la charrue et y semer du sel, suivant l'ancienne coutume des Komains , pour éterniser le châtiment de sa rébellion 5. Frédéric revint ensuite à Lodi , qu'il avait fait bâtir nouvellement. Victor III y tint, le 19 juin, un concile*, en présence de cet empereur et des seigneurs de sa cour.
Idem, cap. 4, p. 332 . . A,8alia dicj(ur regjo ^ pop(j|o50S « dum vicos habens. Haiic ingressus pontifcx aliquando Revcrendus , in villa eu* • R»f)hciuai nomen est, missarum solemnia oclebrabat, etc. . L'auteur contemporain, qui a ausssi dm il les miracles de saint Pierre, apud llenschcnium, lom. cit. P<*9. 343, nomme cet endroit . Rufcjacum villam celebrcm et magnam in Alsalia. •
«Xocus m Alsalia, cui nomen est Agnevillare, . dit Geofroi. . Ajuid Anniwjrrey,. dit I auteur des miracle..
1 Barre, pag. 1*8-133.
4 UI.bPM. ,,au. H09 ; Hardninus, pag, 1587 ; Mansi, Um. 21, pag. 1457 ; et Barunius, ad «„. |i6|,w. 587.
Son élection y fut de nouveau confirmée par tous les prélats , ses adhérents. Les évêques Ortlieb de Basle , Burchard de Strasbourg , Gùnther de Spire et Conrad de Worms y signèrent les premiers après les archevêques. On trouve leurs noms avec ceux de Frédéric , duc de Souabe et d'Alsace, et de Hugues, comte de Dabo, à la fin d'un diplôme 1 , que Frédéric y accorda au monastère de Wigoldsberg * , pendant la tenue du concile de Lodi 3, qui dura jusqu'au 25 juillet. Frédéric , s'étant rendu formidable par la ruine de Milan et de plusieurs autres villes de Lombardie, licencia la plupart des troupes allemandes. Burchard de Strasbourg retourna dans son diocèse , et s'occupa particulièrement à y faire reconnaître l'obéissance de l'antipape Victor 1 . Il y réussit d'autant plus facilement , que les peuples , entraînés par l'exemple de leur souverain et de leurs pasteurs , croyaient suivre le bon parti. Les chanoines de la cathédrale , les collégiales et les abbayes, reconnurent unanimement Victor pour le chef de l'Eglîse. L'Alsace devint ainsi schismatique : mais presque tous ses habitants étaient de bonne foi dans l'erreur, parce que les circonstances, où ils se trouvaient, les empêchaient de discerner lequel des deux papes avait été légitimement élu. Hugues, comte de Dabo, revint aussi en Alsace avec levêquc Burchard. Sa présence y devenait nécessaire , parce que Walther de Horbourg
« Pièces justificatives, num.A».
» Ou Odenbcim. Voyez Biisching, (ont. 7, pag. 52.
* « Datum Lauda? in gcnerali Concilio ibidem in lertia Mediolanensi vastatione • congregato » dit le diplôme.
* On trouvera parmi les pièces justificatives deux bulles de l'anli-pape Victor, datées de Crémone, Tune du 5 avril H 62, pour l'abbaye de Neuvillcrs, et l'autre du 16 juin suivant pour celle d'Erstein. Voyez Wurdtwein, nov. tubs. diplom , tom. 9, pag. 374 et 878.
ravageait des terres ». Hugues, aidé d'Etienne, évéque de Metz, et du duc de Zehringen, l'attaqua dans son propre château , qu'il détruisit en H 62*. Burchard ne survécut pas longtemps à son retour d'Italie. Accablé par l'âge et les fatigues , il finit ses jours à Strasbourg le 21 aoust 5 1J62, après avoir tenu le siège épiscopal pendant l'espace de près de vingt et un ans *. Quoiqu'il mourut dans le schisme , les historiens s'accordent cependant à faire l'éloge de sa piété et de son zèle pour la religion \ Il eut part à presque toutes les fondations ecclésiastiques , qui se firent de son temps en son diocèse. Nous en rappellerons une partie dans les anecdotes historiques qui suivent:
• Guilimannus, de Episc Argent., paj, 246.
* Fragmentum historicum Lrslisii, pag. 85; An. Domini 1162 Bortuwj? a « Comité Hugonc de Dagesbourg deslruitur. . La chronique de Munster, apud Martenne, t. 3 Anecdot., pag. 1437, place à la même année 1162, ejccidium Ihrburch. Une nolice de l'abbaye de Neubnurg en fait ainsi mention : « Tempore ve- • nerabilis Burchardi Àrgcntinensis episcopi, Cornes Hugo eastrum Horburch obsedit. ■ auxilianle sibi Slephano Hetensi episcopo et duce de Coringcn. •
* Necrologium ecrlesiœ Argentinensis : • mi Kal. Septembres, Burchari episco- « pus obiit. t Le nécrologe de Marbach la place au 20 aoust : . xm Kal Sept. . Burchard u$ episcopus Argentinensis. \ Fragmentum historicum, pag. 85 : « Ipw « anno 1162 Burcardus Argentinensis episcopus obiit, cui Rodolfus successil. • Cette date de 1164 a été suivie par Kœnigshoven , m Chronico Altalia . pag. 243. Kleinlawcl, StrasburgUche Chronick, pag. 25. Cuillimau, de Episc. Argent, pag. 245 ; Laguille, Histoire d'Alsace, loin. 3, liv. 17, pag. 27 et 53, et la Gaule chrétienne, tom. 5, pag. 799.
4 Wimphclingue, de Episc. , pag. 52, en parlant de la mort de Burchard. commet presque autant de Taules qu'il rapporte de mots. /{ mourut, dit-il , en 116t. Mais nous venons de dire que cela arriva en 1162, Du temps du pape Eugène et du roi Conrad : mais le premier était mort le 6 juillet 1153, et le second en 1152.
• Burchardi supersunt mu lia benetlccentia? et pielalis leslimonia . dit fiuilliman, de Epùcopi* Argenlinentibut, p. 244 : Les auteurs de la Gaule chrétienne, tom. 5, pag. 798 . font ainsi son éloge : . Vir nemine contradiccnle pietate ac studio « religionis pnestantissimus. . L'évêque Henri, dans sa charte de 1187, dit. m parlant de Burchard , son prédécesseur • bone memorie predecessor nosler hujiis . tan:ti sedis episcopus Burchardus. *
Anecdotes historiques.
H 42. L'évéque Bure ha rd souscrivit, en H 42, le diplôme de Conrad III pour l'abbaye de Remirement
1142. Conrad, chanoine de la cathédrale de Strasbourg, après la mort de Hugues, son frère, avait fait un testament en faveur de l'église de Strasbourg, par lequel il la nommait son héritière universelle, et lui accordait six vassaux, avec toutes les possessions qui appartenaient auxdits vassaux , et avec toute leur postérité. Cette donation se fit, vers l'an 1112, sous l'Empire de Henri V, et sous l'épiscopat de Cunon, en présence de Frédéric, duc de Souabe et d'Alsace, d'Ulrich de Hurmingen, Otton de Geroldseck, Merbolon de Borre, Sigefroi, avoué, Sigefroi, bourggrave, Hugues, schulteiss, Brunon, prévôt de la cathédrale, et Rudeger, chanoine.
L'acte de ce testament périt dans l'incendie de la cathédrale arrivée en 1140. L'évêque Burchard ne put réparer la perte de ce titre ; mais il donna, en 1142, une charte, par laquelle il déclara la concession du chanoine Conrad ferme et stable , en vertu des saints canons et suivant le décret du pape Gelase , qui assure toutes les donations faites aux églises , lorsque celles-ci peuvent prouver une possession de trente ans *.
1143. Burchard assista au synode général, que Henri, archevêque de Mayence , tint à Mayence au mois de mars 1143. Il y signa , le premier de tous , trois chartes, que Henri y expédia, le 20 du môme mois, la première, pour le monastère de Disibodeberg , la seconde, pour l'abbaye
' (.allia christiana, tom. 5. j>ag. 798.
• Pièce» justificative», Vm. Wunlf., nor. tub. diplom., /«//.. 7. pat/. 118.
HISTOIRE DE l'ÉGMSE
de Saint -Pierre d'Erford, et la troisième, pour celle de Georgen-Thal 1
ii AS. Burchard, évêque de Strasbourg, ancien prévôt de Saint-Pierre-le-Jeune, confirme, en 1 1 43, un statut de Zeistholf, custos de la même église, en présence des chanoines de sa cathédrale, Adelgot, prévôt, Charles, doyen, Bertholf, custos, Bertholf, chantre, Conrad, camérier, Henri, portier, et des officiers de son évêché, Henri, avoué, Sigismond, vicedomne, et Walther, schulteiss *.
il 43. Burchard consacre la chapelle de l'hôpital de Strasbourg en l'honneur de la Sainte-Vierge et de saint Erhard , confirme les donations faites par Cunon , un de ses prédécesseurs, et augmente ses bâtiments 3. La charte de confirmation est de l'année H 43 *.
H 43. Dans le môme temps, Cunégonde , abbesse d'Eschau , du consentement de l'évôque Burchard et des chanoinesses de son abbaye , établit un hôpital hors d'Eschau , près de la route romaine , jvxta stratam romanam , pour y recevoir les pauvres et les passants. Elle lui accorde , pour sa dotation , les dîmes de tous les revenus et pensions attachés à son cellier. L'évêque Burchard confirme cette fondation en M 43 s.
\ 143. Le môme prélat confirme aussi, en \ 143, la donation du bien de I^aubach , faite par Bégenold , comte de Lûtzelbourg, à l'abbaye de Marmoûtier 6.
H 43. Hetzelon, qui devint évêque de Strasbourg en
' Pièces justificatives, num. 49.
* Ibidem, V.iy. Wurdlwein, nov. sub. diphm., lom. 7 ,pag. 138. 5 Voyer ri-dessus, |tag 333 et suii<.
* l'iùces justili'Mtivi-s, num. Su.
* Ibidem, num. Voy. Wurdlwein, «or. su'»*, diphm., lom. 7, pag. 1*8.
* Ibidem, num. 51.
1047, avait fondé, dans les premières années de son épiscopat, le monastère de Saint-Arbogaste, aux environs de la ville 1 ; mais la discipline régulière ayant cessé d'y être en vigueur, ce monastère fut sécularisé au commencement du douzième siècle , et changé en une collégiale de huit chanoines réguliers. Un homme de qualité, nommé Charles *, qui était grand-prévôt de la cathédrale, devint, vers l'an il 37 , prévôt de Saint-Arbogaste. Charles, de concert avec l'évêque Burchard , rétablit la vie commune dans cette église , et y introduisit, au lieu des chanoines séculiers , des religieux auxquels il fit embrasser la règle canonique de saint Augustin. Ce pieux doyen renonça lui-même au monde et à ses richesses , pour vivre en pauvre solitaire dans ce monastère avec ceux qu'il y avait rassemblés. Burchard confirma tous ces changements, après en avoir souvent conféré avec Adelgot , prévôt, Godefroi, doyen, successeur de Charles, Henri, archidiacre, Pierre, chanoine, et Erlevin, prêtre, c'est-à-dire, curé de la ville. Burchard prend dans l'acte, qui est daté de Tan 1 1 43 3 , le titre d'Évêqne de la sainte église de Strasbourg par la grâce de Dieu.
H44. Burchard, évêque de Strasbourg, signa, en H 44, la charte de fondation du monastère d'Otterbourg, faite par Henri, archevêque de Mayence 4.
H 44. Adelgot, prévôt de Sainte -Marie de Strasbourg, donna , pour la vie , les dîmes de l'église de Kugelberg, à Henri, curé de cet endroit, sous des redevances annuelles,
1 Voyez ci-dessus, page 28.
* Virnobitia Carolus, dit l'évêque Burchard. Spœcklc, in Chron. mss. fol. 23 ; Schiller, in Noti* ad Chronicon Kœnigshovii, Observ. .x, pag. 549, et M. Louis, Abrégé de la Vie de Saint Florent, pag. 33, lui donnent le titre de duc.
» Pièce* justificatives. Voy. Wurdt., nov. subs. diplom. ton». 7, pag. 130.
* Ibidem, num. 52.
spécifiées dans l'acte, qui est de l'année 1144 1. Il fut donné en présence de Godefroi, doyen, Hartbert, écolàtre, Berthold, custos, Conrad, camérier, Eberhard, cellerier, Henri, portier, Heriman, Conrad et Adalberon, chanoines.
1144 et 1152. La même année H 44 , le feu consuma l'église collégiale de Saint -Thomas de Strasbourg : elle perdit , dans cet incendie , la plupart de ses titres et de ses privilèges4. L'évêque Burchard la lit rebâtir à ses frais5. Il accorda, ou plutôt confirma, l'année suivante, aux frères de Saint-Thomas, les dîmes de l'église paroissiale de Sainte-Aurélie , qui avait été bâtie , vers Tan 940 \ par l'évêque Kuthard \
1146. Louis, chanoine de Sainte-Marie de Strasbourg, lit présent à son église d'une terre dépendante du camérierat, afin que la rente en soit distribuée, entre les chanoines, le jour de son anniversaire. La charte de donation, scellée du sceau de l'évêque Burchard, fut faite, en H46\ en présence de Conrad , prévôt et , en même temps, camérier, Bertholf, chantre, Berlholf, custos, Louis, Henri et Regenhard, tous trois chorévêques, Henri, avoué, et Walther, schulteiss 6.
1147. Burchard, évêque de Strasbourg, souscrivit, en 1147, le diplôme, ou la bulle d'or, par laquelle l'empereur Conrad accorda à Guillaume, archevêque d'Embrun, et à
' Pièces justificatives, num 53.
* Wimplielingius, pag. 52; Gallia christiana, tom. 5, p. R32, et Srhœpflmuî, Altaï, illust., loin. 2. pag. 295, nota s.
* Guillim nnnus, pag. 245.
* Obrecht. in Prodromo rer. Alsaticar., pag. 231 , donne une notice de cette charte, en ajoutant qu'elle est ainsi terminée : * Aeta sunt ha>c anno «cxiA. « régnante Conrado Romanorum rege secundo , sub duce Friderico. •
* Histoire de l'Eglise de Strasbourg, tom. 2, pag. 322.
* Pièce» justificatives. Voy. Wiirdt., nov. tub., diplom., tom. 7, pag. 13".
ses successeurs , les droits de monnaie et de péage et autres privilèges régaliens1.
i \ 47. Une dame noble , nommée Berthe , vassale de l'église de Strasbourg, et résidant à Ittenheim, avait deux enfants, une fille, nommée Heilwige, et un fils, nommé Burchard. La première se fit religieuse au monastère de Sindelsberg, et le second partit pour la Palestine, dans le temps de la seconde croisade. L'un et l'autre accordèrent, à l'église de Sindelsberg , les biens qu'ils avaient à Ittenheim et à Handschuheim. Mais comme ils étaient vassaux de l'évêché, ils furent, d'abord, obligés de remettre leurs biens à l'église de Strasbourg. L'évéque Burchard les reçut et les accorda aussitôt à l'abbaye de Sindelsberg, sous une redevance annuelle de quatre deniers , applicables à la dignité du portier. Cette donation se fit , le i 4 juillet 4147 8 , par l'évéque Burchard , siégeant et jugeant dans le palais de Strasbourg, en présence de Conrad, prévôt, Bertholf, custos, Berthold, chantre, Adalberon, portier, Henri de Stullingen, chanoine, Thierri, hebdomadaire, Walther, schulteiss, Simon, maréchal, Otton de Geroldseck, avoué de l'abbaye de Maurmoûtier, Hecel de Wangen et plusieurs autres témoins. Cette charte, de U 47, est la première connue, où il soit fait mention de la noble famille de Wangen, aujourd'hui existante.
U48. Gozbert et Ofimia, sa femme, accordèrent à l'église de Strasbourg un demi mas de terre , situé à Dalheim et Altbrunn, à condition que Cunon d'Altbrunn et sa femme recevraient ce bien en fief du chanoine portier de la cathédrale, sous une redevance annuelle de cinq sols, monnaie
* l'ièces justificatives, mmwi.51.
* Ibidem. Voy. \YurJl.,nuc sub. diphm., tom. 7, pa>j. 139.
de Strasbourg. Cette donation fut faite en 1148', sous l'évêque Burchard , le duc Frédéric et l'avoué Henri , en présence de Conrad, prévôt, Reginhard, doyen , Hartbert, écolàtre , Bertold , chantre , Herman , portier, Walther, schultheiss , et Diederic , préfet de la ville , ou bourggrave.
H 52. Simon, comte de Saarbruck, s'était emparé injustement de la cour deSchwindratzheim, appartenant à l'abbaye de Schwartzach. Le pape Eugène III excommunia ce seigneur, et la sentence d'excommunication fut fulminée publiquement par Burchard, évôque de Strasbourg, dans le diocèse duquel était située cette cour. L'anathème intimida le comte de Saarbruck , qui répara ses torts , en rendant ce qu'il avait pris. Simon fut relevé de son excommunication, au mois d'aoust 1152, par Gùnther, évêque de Spire, que celui de Strasbourg avait chargé de cette commission *.
H 53. Nous avons parlé ci -dessus 3 de la fondation de l'abbaye de Baumgarten, faite, en H 25, par Cunon, évêque de Strasbourg, et confirmée, en 1133, par Gebehard , son successeur. Burchard y introduisit, en 1148, des moines de l'ordre de Cîteaux, et dédia de nouveau l'église abbatiale , le 25 avril 1153 , en l'honneur de la Sainte-Croix et de la Sainte- Vierge. Cette consécration se fit en présence des abbés Drogon de Baumgarten , Allode de Honcourt, Sigemar d'Ebersmùnster et de celui de Saint- Léonard. Burchard confirma , dans le môme temps , les donations des évéques Cunon et Gebehard par une charte particulière, où il prend le titre de Borcard, par la grâce de Dieu , humble ministre de l'église de Strasbourg. La
1 Pièces justificative*. Voy. WiirdL, nov. subs. diplom., t. 7, pag. 142. • Ibidem, tom. 7, pag. 153 et 155.
' Voyez ci-dessus, pag. 881.
charte de confirmation, datée de Tannée 11531, fut souscrite par les chanoines de la cathédrale, Rainard, prévôt, Pierre, doyen, Lenfrid, chantre, Harpert, écolâtre, Conrad et Henri , archidiacres , Rodolphe , custos de S. Thomas , et par les abbés Ridung de Neubourg et Berthold d'Altorff.
4153. L'évêque Burchard, selon Wimphelingue a, consacra, en H53, la chapelle de Saint-Martin. Cette chapelle, située autrefois dans le cloître de la cathédrale, fut rebâtie en 1515. et forme aujourd'hui remplacement de la sacristie des chanoines-comtes. Herman, le jeune, de Geroldseck, chanoine de la cathédrale, y avait fondé, en 1324, une prébende, sous le titre de Saint-Martin.
1153. Burchard, évéque de Strasbourg, signa le diplôme de Frédéric , roi des Romains , qui accorde le droit de monnaie à Ortlieb de Basle et à son église \ Le diplôme est sans date : mais il est antérieur à l'année 1155, où Frédéric fut couronné empereur.
1154. Le môme évêque confirma, en 1154, à Conrad, abbé de Schwartzach , les biens et les possessions de son monastère. La charte, datée de 1154 \ fut donnée de l'avis des chanoines-prélats de la cathédrale, Regenhard, prévôt, Pierre, doyen, Hartpert, écolâtre, Lenfrid, chantre, Henri, camérier, Bertholf, custos, Herman, portier, Egenon, chanoine, Conrad, archidiacre, Albert, archisous-diacre, et en présence d'Anselme, avoué, Dietenc, bourggrave, Rodolphe, schulteiss, et Wernher, maréchal.
1155. L'évêque Burchard confirma, en 1155, à l'abbaye d'Ebersmùnster, la donation de quelques biens , situés à
' Pièces justificative», Voy. Wuràt., nov. sub. diplotn., lom. 7, pag. 167.
* De Episc. Argentin., pag. 51.
* Pièces justificatives, num. 55.
« Ibidem. Voy. Wurdtwein, nov. sub. diplom. 7, pag. 178.
Kiensheim, que lui avait faite un noble de Rhinau, nommé Ulric , tué en Italie , au siège de Tortone, dont le corps y avait été transporté. Ce prélat dédia, vers le même temps, l'église abbatiale de ce monastère
1155. Burchard consacra, en 1155, aussi la partie intérieure de l'église abbatiale de Schutteren, qui avait été brûlée 4.
1156. Wanhard, vassal de l'évêché de Strasbourg, avait obtenu, en 1089, de 1 'évéque Otton, à titre de fief, cinq mas de terre, dans les bans de Wolxheim et d'Uttenheim 5 ; mais ce Wanhard, par permission du même évéque, avait donné ces biens aux frères de Sainte - Marie , dans la cathédrale, qui les lui rendit sous une redevance annuelle. Jean , fils de Wanhard , suivit l'exemple de son père, et accorda à l'église de Strasbourg la propriété entière de ces mas. Cette donation fut reçue, le 14 avril 1156 4, par Burchard , qui s'y nomme humble évéque de l'église de Strasbourg , en présence de Reginhard, prévôt, Pierre, doyen, Lentfrid, chantre, Bertold, custos, Henri, camérier, Louis et Conrad, chorévêques, Herman, portier, Egenon, chanoine, Anselme, avoué, Dieterich, bourggrave, et Werenher, maréchal.
1156. Deux chartes de l'abbaye de Neubourg 5.
1156. On trouve la signature de Burchard , évéque de Strasbourg, à la fin d'un diplôme, que l'empereur Frédéric accorda, en 1156, à l'abbaye de Neubourg0. M. Schœpflin T
' Chronicon Novicntense, g 49.
* Wimphelingius, de Episc, pag. 51. el Callia Christiana, tom. 5, pag. 799 el
* Pièces justif. Ilist. d'AU.t t.u, lit. 501, pop. eu. (La charte porte $e.r manto<.) Mbidem, Voy. Wiirdt., nov. sut. diplom., lom, 7, pag. 180.
* Ibidem, tom. 9, pag. 358 et 355.
* Ibidem, num. 56.
1 Alsaliœ diplomatie*, tom. i, pag. 471.
place ce diplôme dans le nombre des pièces supposées : nous avons nous-mêmes assez de raison pour en suspecter l'authenticité. Nous portons le même jugement d'un prétendu diplôme de l'empereur Henri IV, daté de Strasbourg, 15 avril M 04, par lequel il accorde plusieurs privilèges aux nobles de Hattstadt , concernant leur seigneurie de Tanvillers «. Le nom de Burchard, évêque de Strasbourg, se trouve, dans ce diplôme, dans le nombre des témoins; mais , outre que Burchard n'a jamais vécu sous le règne de Henri IV , et encore moins a été évêque en H 04 , et que les nobles de Hattstadt n'existaient pas encore alors , sinon dans les registres fabuleux des tournois , nous renvoyons à l'Histoire de Lorraine de dom Galmet. Ce savant bénédictin , dans la nouvelle édition de cet ouvrage , imprimée en 1745 *, expose toutes les raisons qui prouvent la fausseté et la supposition d'une pièce que l'abbé Hugo , sous le nom de Baleicourt3, et M. Dumout*, ont cependant regardée comme authentique.
H 57. Burchard, évêque de Strasbourg, confirma la vente des biens de Gimbsheim, Durrendûricken, Dienheim et Ulversheim, situés dans le diocèse de Worms, faite par Hedwige, abbesse de Saint -Etienne de Strasbourg , en faveur des chanoines de l'église cathédrale de Worms. La charte de confirmation est datée de l'année 1157 \ et fut donnée en présence de l'empereur Frédéric , de Conrad, évêque de Worms , de Henri , abbé de Laurisheim , de Henri, écolàtre , de Bertolf, prévôt de Saint-Pierre,
' Pièces justificative» , Mst. d'Ah., tom. n, lit. 5*0. pag. «cil.
* Tome premier, pag. clxxii et seg.
' Traité historique et critique sur l'origine et la g*néalog.e de la ma.son raine, preuves, num. I, pag. 1.
4 Corp» diplomatique, foro.l, pari. 1, pag. J™-
• Pièce* justificatives. Voy. Wiirit., nov. sub. diplon,, tom. 7, pag. 193.
HO
d'Adalbeit, prévôt de Honau, Eginon, Brunon et Louis, tous six chanoines de la cathédrale de Strasbourg; de Conrad, prévôt, Nibelung, custos, Henri, doyen, Heriman, écolâtre, Henri, chantre, Henri, sénior, Adelbert, Burchard, Annon, Gernod et Eberhard, tous onze chanoines de celle de Worms; d'Eigilbert, doyen de Saint-Thomas de Strasbourg; de Conrad, comte palatin du Rhin, frère de l'empereur, de Hugues , comte de Dagsbourg , Méribodon de Griffenstein, Otton de Geroldseck, et Walther, pannetier de l'évêque Burchard.
Vers 1157. Burchard, évéque de Strasbourg, contribua beaucoup , par son secours et ses conseils , à rétablir la régularité dans l'abbaye de Hohenbourg <.
Sous le même évéque , l'Alsace fut désolée par une si grande sécheresse , qu'elle y faisait craindre une disette générale. Burchard et son chapitre firent porter processionnellement le corps de saint Florent , de Haselach à Strasbourg, dans la cathédrale. On prétend que, dès qu elles y lurent placées , une pluie abondante et salutaire rendit l'espérance aux laboureurs8. Le même Burchard termina, par une transaction, la difficulté qui s'était élevée entre le prévôt et les chanoines de Haselach , au sujet de leurs droits et biens respectifs \
1162. L'évêque de Strasbourg et le comte Sigebert de Werd furent médiateurs * dans une difficulté qui s'était
1 « Auxilio et consilo Burcardi Argentin*™* episcopi , . dit le pape Luce III, dans sa bulle de 1185.
saint Florent , citée par M. Louis , dans PHistoirc de ce saint,
chanoine anonyme de Haselach , qui écrivait sous l'évêque
élevée entre Anselme de Ringelstein et les chanoines de Saint-Arbogaste, an sujet de la cour d'Otenckel Elle fu terminée par un échange passé en 1162». Otenckel eta.t un village sur la Brusche, aux environs de Strasbourg, qui
n'existe plus 5. ,
1171. Rodolphe, évêque de Strasbourg, successeur de Burchard, confirma à l'abbaye de Baumgarten trois d.flerentes donations , l'une faite par Hugues , comte de Met* et de Dabo, l'autre, par Bernard de Rotweil, parent de ce prélat , et la troisième , par Anihel d'Andlau , neveu de Bernard. La charte de confirmation est datée de 1 année
1172. U même évêque confirma, en 1172, un échange des biens de Hermolsheim et de Wege, fait entrf les chanoines de l'église de Saint-Florent de Haselach et le noble Frédéric de Hermolsheim ». L'acte fut donné en présence de Louis, doyen, Baldewin, custos, Eckehard, porner Hugues, cellerier, Adelbert, Otton et Henri, chanomes de
la cathédrale. „a „„.„
1172. Ce fut sous l'évêque Rodolphe, en H /2, quon découvrit , dans l'église de Saint -Etienne de Strasbourg les reliques de sainte Attale , première abbesse de cette abbaye , qui étaient restées cachées sous terre depuis la hn du dixième siècle». Elles furent trouvées dans 1 endroit ou est aujourd'hui la fontaine, dans le jardin des dames , n gieuses de la Visitation. L'évêque Rodolphe contribua beaucoup , par son zèle et par ses secours , à cette précieuse
• Schœpflinu», Allsat. illust., tom. î, poQ- 664 ■
• idem, tom. 2, pag. 5il.
» Idem. tom. i,pug. 352. J5
• Pièces jusificative*. Voy. Wurd.. nov. >ub., dtplom., tom. 10, pag.
» Ibidem, tom. 10, pag. 39.
• Ibidem, Hist. de VEglist, tom. 1, rium. 30, pag. lu.
442 MST. DE L'ÉGLISE DE STRASBOURG. LiV. DIXIÈME.
découverte On trouva, dans le même temps, les corps de sainte Savine, sœur de sainte AttaJe, de Gerlinde, sa mère , de Bathilde , sa belle-mère , et d'Adelbert , duc d'Alsace, son père, fondateur de l'abbaye de Saint- Etienne a.
M76. Le nom de Rodolphe, évêque de Strasbourg, est rappelé, en 1 170, dans un contrat d'échange, passé entre Jourdain, prévôt de Lièvre, et Burchard, schulteiss 3.
' - Rudolfus tune temporis episcopns argentinensis in rcliquiis sanctis imeniendi» • fideliter laboruvit, el fidèle subsidium miriistravit, » dit la légende.
* Chronicon Kœnigshovij, apud Schitterum, ohserv. vu, pag. 509. Gallia Christiana, tom. 5, pag. 799. - U Gaule chrétienne ne publie point ce Utre, comme cette note pourrait le f*irc croire. Nui» le publions dans les pièces justificatives, num. 57.
Supplément du texte écrit sur une feuille volante, de la main de Grandidier et se rapportant à la page 107.
« L'existence des juifs est une des meilleures preuves de la religion chrétienne : Celle nation , accablée d'opprobres depuis des stècles, sans chefs, sans patrie, sans gouvernement, souvent bannie de ses asiles passagers, constamment dispersée et jamais anéantie, persécutée partout et toujours renaissante de ses cendres, nous offre un lableau aussi instructif que singulier dans le courage de ses individus à supporter la honte, dans le soin qu'ils ont de conserver leurs usages inaltérables, dans la variété de leurs ressources au milieu de toutes es privations, dans le lien de fraternité qui les unit, dans IVrord de leurs ménages, qui offrent des modèles de concorde el de respect du à I autorité paternelle. * (Cahier 66 du manmerit , auquel nous «tons annexé celle feuille.)