‹ Œuvres historiques inédites. 2Chapitre 40 sur 44 · SIRES · texte numérisé non relu

SIRES

Eulm.». [ . «j,„e»r d-Ur«li„gra, on Souab.. «, rappelé dan, d« dipldmea e. cl,,*,

château de Ribeaupie rre ou Raj»

Ulric I d'Urselingend de Rappolstein en 1185 et 1189. Sa femme Elisa'

avoué de Strasbourg.

Anselme J de Rappolstein , surnommé le Sage , vivait en"7m"*et 1236. Sa femm

landgrave do la fttsse-A"

ULR,C " de «WUtein, dit le Vieux, en 1226 et 1*69, + avant MU. Sa femme Cutta I

dernier comte de Blicastel.

Ulric III, surnommé le Jeune, en 1273, mort dans sa jeunes*

ULidUï,.ee" mie''.1' ? 13 aVr" 1283- Sa fc™" "

morte en 'décembre lSuT' ^ Gran(,-Gcro,s<Jsc<* > Hermancn 1277, f 1291.

Bemi III. dit de Hohenack en 1289^+^,353

Femme». 1 Elisabesh d'henbourg. 2 Adélaïde fi|î« Ulr,c VI- Oswald

jeWallhgr.de Haut-Geroldseck. ' fi"C onl297. en 1297.

ANàEl de

IeanJII en 1338, f avant 1341.

Jkan IV, dit le Vieux, en 131 S + 1 v r •1""^^™^!™!?^"""™'™

Elisabeth fille ,1» w,i h !» * J e" 1363- ba première femme, en 1318 ,

Il de Rappolstein en 1289, fon

Hek

Jean V, dit le Jeune, en 1334 et 1359, f avant 1363.

rf. il , k " 1 37* ' m0r,C ftn 1 400 • mariée 1» à Jean t ',absbourK àonl elle fut séparée, i» à Jean, comte de Saawerdon et 3» à Jean de Lupflen

Ulric IX en 1355, f en 1377. Sa premier.! femme, Herzlande de Purslcmberg , en 1 364 11 épousa en secondes noces Marguerite , fille de Ferri IV, duc de Lorraine , et d'Isabelle d'Autriche, vivait en 1 374.

Maximinou Schmasman I en 1390, f 1450. Sa femme Elisabeth de Dick , + en 141». T

Sophie , custode d'A 1333, quitte, après d'Ochscnslein. Elle

Jean VI , en 1892 et 13'Ji .

noyé avant 1899. F. Elisabeth de Ceroldseck . f le 17 février 1441.

Ulric X en 1392,+en 1411.

NOTA. Des additions subséquentes ont

DE STRASBOURG. — LIVRE DIXIEME. i55

son fils, la maison de Ribeaupierre, dont nous venons de faire connaître l'origine et l'ancienneté !.

Rodolphe n'était pas encore sacré sur la fin de 1164, puisqu'il ne signe que comme évôque élu de Strasbourg, dans un diplôme que l'empereur Frédéric , étant à Ulm , donna, le 1er novembre de la même année, à l'abbaye de Weissenau *. 11 ne reçut qu'en 1167 la consécration épiscopale , à Rome , des mains de l'antipape Pascal III *. C'était le cardinal Gui de Crème, qui avait été élu par les schismatiques d'Italie et d'Allemagne à l'a mort de Victor, arrivée le 20 d'avril 1164*. Frédéric vint en Alsace au commencement de l'année 1165 », et ce fut probablement pendant le séjour qu'il fit dans cette province qu'il publia deux édita en faveur des chanoines de la cathédrale de Strasbourg. Le premier regarde les censiers et les tributaires de cette église , qu'il oblige de payer régulièrement leurs droits et leurs rentes, sous peine d'être déchus de la possession des biens qu'ils cultivent, et sous la menace de l'excommunication. Le second porte également anatheme contre ceux qui commettraient quelque violence dansl église cathédrale ou dans les lieux claustraux. Ces deux décrets, acceptés par l'évêque et son clergé, furent portés a Rome par l'archidiacre Henri, qui en demanda la confirmation a Pascal. Ce pontife le fit par sa bulle , datée du 31 juillet

• Voyez ci-contre la lable généalogique des sires de Ribeaupierr*.

• Pièce» justificatives, mm. 59. vMwie I • ' On lit dans le traité de paix passé en 1176 contre Alexandre III elFrédénc .

» Argentinensis episcopus ordinatus fait a Vidone Cremensi. •

• Pleuri, Hist. ecclésiastique . tome 15, livre 71, page 175 et suiv

» Barre, Histoire générale d'Allemagne, tom. 5, pag. 168. Ce fut à Strasbourg . et au moi, de décembre 1164 que Frédéric confirma à l'archevêque , Herbert 1 s droits et privilège, de l'église de Besançon. Le diplôme est daté u » 1165. Dunod, //'/. ae l'Eglise de Besançon, tom. 1, pag. 80 et!57. Cest encore 116* , l'année 1165, commençant alors au jour de Noél 1161.

1 165, et adressée à Conrad, prévtU, Pierre, doyen, et aux autres chanoines de la grande église de Strasbourg1. Frédéric convoqua à Wurtzbourg, le 23 de mai de la même année , une diète , où il fit reconnaître de nouveau Pascal par la plupart des évêques et des seigneurs d'Allemagne*. Il se rendit, au mois de décembre, à Aix-la-Chapelle, où il célébra les fêtes de Noël. Il y fit lever de terre le corps de l'empereur Charlemagne, pour l'exposer au culte public, que Pascal avait permis de rendre à sa mémoire. La cérémonie se fit le 20 de décembre \ C'est, en conséquence, de cette canonisation, que Charlemagne est honoré comme saint dans quelques églises particulières 4 , et quoiqu'elle fut faite par l'autorité d'un antipape, les papes légitimes, ses successeurs , n ont point réclamé contre le culte d'un prince , auquel l'Eglise romaine avait les plus grandes obligations.

L'empereur Frédéric retourna en Italie , au mois de novembre 1166 , dans le dessein de chasser de Rome le pape Alexandre, qui y était rentré sur la fin de l'année précédente, et d'y rétablir son antipape, Pascal 5. Il passa

' Pièces justificatives. Voy. IVùrrf., nov. subs. diplom., tom. 10, pag. 25.

« Labbeus, tom. 10, pag. 1438 ; Harduinus, Conril. tom 6, part. 2. pag. 1613 et Mansi, tom. 21, pag. 1113.

' Comme le témoigne l'empereur Frédéric dans la bulle d'or qu'il fil expédier le 8 janvier 1166, apud Bollandum in \ctis SS. tom. 2, Januani , pag. 888, tl Harttheim Conciliorum Germaniœ* tom. 3, pag. 400.

4 Voyez le tome 1 de cette Histoire, liv. 3, pag. 519 ; du Boulay, in HiHoria Universitatis Parmentis, tom. 2. pag. 342-347, et dom Geibert, Vêler. liturgia Alemannica. part. 3, disquis., ix, pag. 890, on lit : v Kal. Februarii beati Caroli « Magni imperatoris, . dans un ancien calendrier de saint Arnoul de Metz de la lin du treizième siècle, cité par dom Ruinart, in llimre Alsolicoet Lotharingico, p. Louis xi, roi de France, ordonna, vers l'an 1480, de célébrer tous les ans la fête de saint Charlemagne , et ce sous peine de la vie , comme le remarque le président Fauchet. Edition de 1610, page 277.

* Baronius, Annal, ecclesiast, tom. 12, ad annurn 1166, pag. 65:. rt :eq.

les Alpes avec une nombreuse armée. S'étant emparé d'Ancône, il s'avança vers Home, et obligea cette ville de se rendre par composition • . La reddition se fit le 24 juillet 1107. Alexandre fut obligé de s enfuir à Bénevent, et Pascal, qui rentra dans Rome, couronna, le aoust suivant, dans l'église de Saint-Pierre, l'empereur Frédéric et Béatrice, son épouse*. Rodolphe de Strasbourg fut du nombre des prélats qui accompagnèrent Frédérie en Italie et le suivirent dans ses diverses expéditions. On ht le nom de cet évéque au nombre des témoins dans deux diplômes de ce prince : l'un daté du territoire de Rimini , 23 avril 1 167 \ et l'autre, de Pise, de 1 168 *. Les succès de *redéric allaient le rendre maître de toute l'Italie orsque la peste l'obligea d'abandonner son entreprise. Elle ht tant de ravages dans l'armée des Allemands, que chaque jour pouvait à peine suffire pour enterrer les morts. La contagion emporta plusieurs seigneurs de l'Empire, entr autres Frédéric de Rothembourg. Ce duc d'Alsace et de Souabe, qui avait suivi son cousin en Italie, y trouva son tombeau*. Il mourut à Rome le 19 aoust 1167«, fort regrette à cause de ses vertus morales et militaires \ La branche

' Voyez le P. Barre, IMoire générale d'Allemagne , tou, 5, pag 180-198. « Aoerbus Morena, pag. 815, et Baronius ad annum 1167, pag. 67*. » Pièces justificatives, uum. 60.

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«.. apud Slrurium m Scriplor rtr. Germai.. ta». VI- •'»•

l L crp. fut porto à I-.U.,. u'Eborach en Franco*,. , ou I ««M» * lapin P-bu/e par Cropp, i. ../on— « »*«"•**» ££££££ 67 ,„i ainai : . nu. M «P<«"">- «orna oe„.h,c du..oo,oron,

" ,lcruh- ' . „„ nsi. , Dum hicc Romœ agerentur,

.et ooeo, , oHiouo aulti nobiles et ignobile, , .». .. «*> cran, «aerc,.», corn.

cadette de la maison de Hohenstauffen s'éteignit avec Frédéric de Rothembourg : il était le seul fils qu'avait laissé l'empereur Conrad III , et il n'eut point d'enfants de sa femme Richenze, fdle de Henri, duc de Bavière et de Saxe. Ainsi , tous les biens , qui composaient son héritage , échurent à l'empereur Frédéric, son cousin -germain. La mortalité, qui continuait toujours, jointe à la révolte des villes de Lombardie, qui se liguèrent avec le pape contre 1 empereur, forcèrent ce dernier à quitter l'Italie. Frédéric revint en Allemagne, et il arriva en Alsace, vers le mois de mars H 68, avec les débris de son armée, diminuée par la fatigue et les maladies

La politique fit entrevoir à Frédéric la nécessité d'une barrière entre l'Alsace et la Lorraine. Les Yôges , qui doivent être considérées comme une branche de cette grande chaîne de montagnes, laquelle traverse, d'occident en orient , une partie du globe terrestre *, séparent ces deux provinces. La roche de Barr, ou Haut-Barr, située près de Saverne, qui protégeait un débouché de la Lorraine a Alsace , présentait un emplacement favorable pour une lorteresse analogue au siècle. La montagne de Barr appartenait à l'abbaye de Marmoutier 3 : mais comme elle n'était pas assez puissante pour y élever un château, et en soutenir les frais , l'empereur invita Rodolphe , évéque de

« tant. Obiit namque dux Fridericus de Rolemburgo, Régi, quondam Conrad» fllius • mperatons germanu, continus, de quo immensu, dolor fere per totam « ItaJiam inoluit. »

' Barre, tom. 5, pag. 199.

s£r,£tz* ob!ma"on* ,ie v'm chw yowe"

ManM, apud liareberch, . Villicus liurrabergensis , esl rappelé dans la charte de. bien, et droits de l'abbaye de Marmoutier, éente en 11*4. Pierre, comte de uilzclbourtr s'ôL-iii «mn.,,A 1 ..

m. i« Jv. P 8 !mcS lle 1,1 stagne ^ Barr, mais Rainald , son

,es rendl1 « l'abbaye en 1142.

Strasbourg , à en faire l'acquisition pour son église. Cette acquisition se fit vers l'an 1168 : elle fut consommée par un échange passé entre l'abbé Wcrnher et l'évèque Rodolphe , qui , du consentement des chanoines de sa cathédrale et de lavis de ses vassaux , abandonna en retour, à l'abbaye , un corps de biens que l'évéché possédait à Ginsheim Rodolphe y bâtit alors un château, qui devint une des citadelles les plus importantes de la province, et où demeurèrent, au treizième siècle, plusieurs nobles vassaux de l'évéché *. Le château de Haut-Barr, réparé , au quatorzième , par l'évèque Jean de Lichtenberg \ tombait en ruines sur la fin du seizième , lorsqu'il fut rétabli et fortifié de nouveau , en 1583 , par Jean de Manderscheid-Blankenheim *. Dès que ses nouvelles fortifications furent achevées, ce prélat en fit faire la dédicace, en y établissant, le 27 mai 1580, une confrérie de buveurs, sous le titre de Confrairk de la Corne. On n'y était pas admis sans faire ses preuves. Elle consistaient à vider, d'un seul trait, une vaste corne, qui contenait près de deux pots de vin. Cette corne qu'on révérait alors comme le symbole de l'alliance des confrères , est encore aujourd'hui conservée à Saverne, dans les caves du château5,

' Pièces justificatives. Voyez W iirdtwein, nov. sub. , dipl., tom. 10, pag. 49.

* Schœpflinus, Alsal. illustr., lom. 2, pag. 139.

» Comme nous en jugeons par une inscription , qui se trouve au Haut-Barr et dont nous n'avons pu tirer que ces mots: . Fer Dominum Joannem de L.chlemberck, « episcopum Argentincnsem. »

• On voit au château de Haut-Barr, au-dessus de la porte d'entrée 1 mscnpt.on vivante: . Joannes Dei gratia episcopus Argentinensis , AUatice landgravius, ex

* familia comitum de Mandencheid-BUnkenhen , hanc diu ncg.c.lam rumosam

. arcem ad subditorum tutelam , nulli inimicam , re.tauravit , mumv.t , urmav.l

• anno Domini MDLXXXlll. » rincrin- » Cette corne est artistement cerclée de cuivre : au prcm.cr cercle on ht I msc

lion suivante : « India remota cornu dedit : da, Deus. presens pnes.d.um hu.carc.

HISTOIRE DE l'ÊGMSE

avec le livre qui contient les noms et les devises de ceux qui la vidèrent, et qui furent inscrits dans le nombre des confrères du Haut-Barr. On trouve parmi eux des ducs de Saxe el des comtes palatins , des évéques et des abbés des comtes et des princes de l'Empire, des chanoines des cathédrales de Strasbourg, Trêves et Cologne, plusieurs barons et nobles d'Alsace1, des ofticiers français, et même des femmes3. Herman Adolphe, comte de Salm, administrateur de 1 evêché de Strasbourg, sous le jeune Léopold- Guillaume d'Autriche, remit, le 31 janvier 1634, le château de Haut-Barr aux troupes du roi de France *. M. de Saint-Simon en fut alors nommé gouverneur 5. Le roi de

tuoque favore cornu illius evehe. » Le second cercle, qui est celui du milieu , porte : « Reperi destitulum, roliqui munitum , maneal libi tuta custodia » Le vers suivant termine le troisième cercle : . Non minor est virlus, quamqua?rcre parla tueri. «

' Entr'autres Adolphe Brunn, abbe de Ncubourg, ordre des Citeaux , qui signa ainsi son nom dans le livret de la corne, fol. 30 : . An. 163*, die 29 seplembris, cornu exhausil qui infra nomen suum apposuit . Fralcr Adolphus monasterii novi Caslri .

• Nous nous coi.tenlerons de remarquer ici l'inscription suivante, fol. 31, en date du 29 octobre 1632 :

« Cornu, quod quondam repetita vice biberunt , » Insignes scribunt nobililate viri. • Christophe von Wangen, FranU von Laudsberg, Hans Christophe von Landsberg.

Le livre de la Corne, fd. 18, fait mention des . belles cl superbes cérémonies ■ que l'on observe en cedit lieu entre les confrères el sœurs, qui ont été, cl qui

• sont de la confrairic de Madame la Corne. »

>oycr nos anecdote* relatives à l'ancienne confrérie des buveurs du Haut-Barr, que nous avons fait insérer dans le Journal de Nancy, tom. 3 de l'année 1780 , p. 280-297, et dans l'esprit des journaux, février, 1781, p. 235-250. - Réimprimées A Nancy en 1850. par M. Feiy, avocat à Saint-Dié et dans la Revue d'Ahare, année 1855, p. 202. (AWe de Véditeur.)

1 Voyez I* Theatrmn europaïum , tom. 3, pag. 166. On lit dans le livre de la Corne, fol. 69 : . Le dernier jour de janvier, le comte de Salm a rendu le château

• du Haut-Barc entre les mains du roi de France. Fait ce premier février 1634, tl l'on a bu, dans la grande corne*, le Vidorromme. -

* Livre de la Corne, fol. 17, 21 , 57 et 76. On lit à cette dernière feuille:

• M. de Saint-Simon , gouverneur de Saverne et de Haubar, à sa réception , a bu

• avec toute la cérémonie dans la corne. Ce 17 avril 1634. »

France conserva ce château jusqu'en 1635 , qu'il fut surpris, le 15 novembre, par le marquis de Grana, général des impériaux1. Les Français, commandés par le cardinal de La Valette et le duc Bernard de Saxe-Weimar, le recouvrèrent le 15 juillet 1636*. Ils en restèrent en possession jusqu'au traité de paix de Munster, en vertu duquel Haut-Barr fut rendu à l'évêque le 24 juillet 1650, et ses fortifications rasées 3.

Cependant, le pape Alexandre prononça contre l'empereur Frédéric, en 1168, la sentence d'excommunication, et absout ses sujets du serment de fidélité4. Cette censure ne produisit aucun effet sur l'esprit du prince, qui demeura toujours inflexible. Comme, d'ailleurs, la sentence n'était pas publiée, et qu'on pouvait feindre de l'ignorer, la noblesse et le peuple d'Allemagne restèrent, malgré l'excommunication , attachés à l'empereur. L'antipape Pascal mourut la même année 1168, le 20 de septembre. Son parti lui substitua , dans la chaire de Saint-Pierre , Jean , abbé de Strum, qui prit le nom de Calixte 111 :. Ce nouvel antipape fut reconnu en Alsace0. Il envoya Unfrid et Sigewin, ses légats, à la diète générale que Frédéric convoqua à Bamberg le 8 de juin 1169. L'empereur y fit élire,

• l'ufendorf, Res Sucsiœ, lib. 7, num. 122. •

• Thealrum europjeuui, Uni. 3, pa<j. 589 et 601.

1 Articula 81 : « .«quabunUïr *olo muniliones castri Hohenbar.... neque in eo . ullus miles prœsidiarius haberi poterit. .

• Ubbeu., Condliorum, tam. 10 . pag 14*9 ; Hurdu.nus, Conciliorum, ton, 6, pari, 2, pag. 1625, et Mansi, tom 22, \>ag. 33.

1 Raronius, Annal, écries., loin. 12. pag. 796.

« L'anli-pape Calixte III confirma I» biens et privilèges du monastère de Samte- Foi de Sé.estadt Sa bulle est dafe de Viterbe. 29 aoust. Pièces Justificat.ve, oy. Wûrdtwein. nova «5. diphm., ion,. 10, pag. 31. Il y fait mention de «» deux léKats : • Legatis nostris Unfrido sancle Romane eccelesie Presbitero tardmah , et . Sigewine Tuscanen.i episcopo. »

pour son successeur éventuel, Henri, son fils aîné, âgé de quatre ans. Ce jeune prince, qui fut sacré à Aix-la-Chapelle, prit le titre de roi des Romains, immédiatement après son couronnement, et son exemple fut suivi depuis par tous les héritiers de l'Empire. L'empereur accorda, dans le même temps , à Frédéric , son second fils , les duchés de Souabe et d'Alsace , vacants par la mort de Frédéric de Hothembourg *. Mais , comme il était encore en bas-àge, le père les administra lui-même jusqu'en H 84*, qu'il fut créé chevalier dans la diète de Mayence3. L'empereur célébra en Alsace les fêtes de Noël de H69, et celles de Pâques de H70* . Il tint successivement plusieurs diètes dans les principales villes de l'Allemagne : Rodolphe de Strasbourg assista à celles qu'il tint, en M 73, à Spire et à Mayence 5 : la première fut convoquée le 2 juillet. Ces assemblées étaient nombreuses : Frédéric voulait rentrer en Italie, et il avait besoin des secours de l'Empire pour exécuter avec succès cette nouvelle entreprise. Elle fut décidée à la fameuse diète de Ratisbonne, tenue le 26 mai M 74. Les troupes des provinces d'Aile-

1 Otto de S. Blasio, cap. 21 , pag 207. Il se nomme . Fridcrieus Dci Tarent* « clementia Elizatii dux . dans une charte qu'il accorda, le lî octobre 1179 à Pabbaye de Hohenbourg. M prend aussi le titre d'Elisalie dm à la tôte d'une autre charte pour la même abbaye du 18 avril 1181, et en signant, il se nomme Dux Suevorum. Le sceau apposé à cette dernière charte, gravé dans le prodrome d'Obrecht, rer. Alsat., pag. 228, représente un jeune prince.

' Schœpninus, Alsal. iUustr., tom. 2, pag. 550.

3 Otto de S. Blasio, cap. 26, page 210.

4 Laguillc, Histoire d'Alsace, Ion,. 3, 17, pag. 53. L'empereur Frédéric était en Alsace. lorsqu'on lui annonça la mort de 11,11,,» , archevêque de Trêves , décédé le M octobre 1179. Calmet, Histoire de Lorraine, tom. 2, Itv, 22, pag. 163.

Rodolphe, évéque de Strasbourg signa comme témoin le diplôme de l'empereur

Frédéric, daté de Spire, 2 juillet U73 par le clergé de Mayence, et un autre date

de Mayence 1173 pour l'église collégiale de Saint- Victor. Pièces justificatives, num. 62.

DE STRASBOURG

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