‹ Œuvres historiques inédites. 2Chapitre 7 sur 44 · LIVRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE NEUVIÈME

Strasbourg après la mort de l'évêque Hetzelon ». On doit croire que ce fut le crédit de ce comte , favori de l'empereur, qui le plaça sur ce siège. De là vinrent aussi les difficultés qu'on lui suscita dans la suite, comme s'il avait acquis l'évêché de Strasbourg par simonie. Ce reproche nous paraît injuste , puisqu'il n'est pas probable que le comte Wernher ait voulu exiger de l'argent de son propre parent. D'ailleurs ce vice ne lui était pas particulier. Presque tous les prélats de son temps, même les plus sages , n'obtinrent pas autrement leurs sièges. Rome même vit souvent ses pontifes ne recevoir la tiare qu'à prix d'argent.

Werinhaire*, que d'autres nomment aussi Wernher3, ou même Guarnier 4, était issu d'une maison très- illustre

• Lambert us Schafnaburgcnsis , pag. 332, sive Monachus-Hersfeldensis , inter opéra historica Germanie antique, pag. 721 : - An 1065, Heceloni Argentorati » episcopo paulo anle defuncto successor substitutus est Werher, propinquus Wer- . heri comitis, u L'ancien néerologe de Spire compte Werinhaire dans le nombre îles frères de la cathédrale de celte, ville.

« Le fragment historique d'Urslisius , la chronique de saint Vincent de Metz et celle de Mûri le nomment Wernhariut. Il est appelé Werenharim dans la chronique d'Ebersmiinster. Une charte originale de l'année 1070 le désigne sous le nom

«le Werinharius secundus.

» Il est nommé Wernherin par l'annaliste saxon, par Heymon, dans les chroniques de Zwifalten, dans celle de Godcfroi d'Ensmingen , etc., dans son épilaphe , dans une notice de l'abbaye d'Altorff, dans le nécrologe de Spire , dans trois diplômes de l'empereur Henri de 1073 , 1076 et 1077, et dans les actes du conciliabule de Wornis de 1076. Ceux du concile de Mayence de 1071 l'appellent VVen/i heru*. Lambert d'Aschaffenbourg et le moine de Hcrsfeld lui donnent le nom de Werherus.

♦ Les lettres de Grégoire Ml de 1073 et 107*, la vie du même pape, les actes du concile de Rome de 1075 Baronius, etc., le nomment Gnamerius. Sur quoi le P. Laguillc, tom. i, hv. 13, pag. 273, fait cette ridicule remaque : « Il y a une

* méprise dans l'inscriplion de cette lettre (du pa|* Grégoire VII}. L'évéque , qui

• occupait le siège de Strasbourg, s'appelait non pas Gnarnarius, m u* Wenihanus n ouWerner. . Il n'v a aucune méprise dans le nom de Gnarnarius, qui est le même que celui de WernLnm. U fameux Vibaud , abbé, de Stavelot et de Corbic, qui vivait au douzième siècle, en fournil la preuve dm* une lettre, écrite cnlIH.a

^ HISTOIRE DE l/ÉGMSE

dans la Germanie, par sa puissance et ses richesses. Quelques auteurs modernes «, séduits par la ressemblance de son nom avec celui de Werinhaire 1 , disent qu'il descendait de celle de Habsbourg *. Ils assurent aussi qu'il fut le même que Wernher , premier comte de ce nom , qui embrassa l'état ecclésiastique après la mort de sa femme et qui obtint ensuite l'évêché de Strasbourg. Mais ce sentiment absurde 3 n'a d'autre fondement que l'autorité de la chronique d'Ebersmùnster «, qui confond ensemble impunément les deux évéques appelés Werinhaire, et celle d'une imagination chimérique, qui paraissait ignorer a mort du comte Wernher de Habsbourg, arrivée en . s,x ans aPrès,a mort de sa femme Regulinde ». Les anciennes chroniques de l'abbaye de Zwifalten nous font

mieux connaître l'origine et les ancêtres de Werinhaire II rt.

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4 Chronicon Novientense 8 25 Comme le prouvent les iri™ i , dom Hergott. '* "éCrrt,^e ,,e ''^baye de Mûri, publies par

• L'une de ces rhroniques fut

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DE STRASBOl'RG.

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