CHAPITRE XCIX
Comment les François s'estoient aUiré lenrs malheurs par leurs dWisions intestines.
François à ceste heure avoient ung roy mal sensible , par quoy Tauctorité de gouverner causoit envye aux parties contraires; y avoit de grandes et criminelles machinations, et dont les effets ensuyrent horribles; y avoit des actions voluntaires et multitude de desrisions énormes , imposicions iniques , tniHes insupportables, persécutions diverses, ^i^jkjMMe desquelles peuples et citoyens des
puissantes villes desfavorisoient à leur propre roy, en espoir d*alégement par aultruy. Doncques non merveilles sy ung roy, en ung grand efibrt de gens, en vert jeusne éage, en vertus toutes propres à conqueste , m Uttrf d'ancienne querelle apparente, et en temps 4? division à lui propice , e$t venu olnmiter œnk qui meismes se destmisoieat en prop^ venin, et leur a fortrait, par main tieoee, pem*, ce que possesseur, n'ont vola nîr paisible, par ooutendement à le destcuira. O FIranchois , rongies ces mots , rédonei-les en nénnoire en tous éages. Vois estes hnirenx et félices possesseurs de région asble; mais la félicité de vostre po^sès , qui trop est ample , vous est matière vous snrmpnser en orgueil , dont maintes fois avez esté corrigés par glaive. Certes , à ce roy angloii s'est à imputer la gloire de vostre homiliacîon^maîs à vostre orgueil est due rimpropère d'mMV provocqué contre vous Téquité divise , non comme par vaincuers plus glorieux que vos ancestres, mais comme par corrigeursde vos vices , non comparables à vos pères.