‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 127 sur 494 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

CottiaeDt , ajmr» que le roj f nt ucré , 3 te letliira à MU djiuer et da préfeat.

Moult y avoit de baulx et sin^liéres téres à I enliioar de ce roy, doot les MODÎet sont léçières à comprendre , qui estend que c'est uog roy de jtrmce et de sa dignité, et lesquelles touttes se conduisoient et fûsoient touchant le temporel par le duc de Bourgoinçne , doyen des pers , comme de le mènera Toffrande , et de le faire chevalier , de lui oster et remettre la couronne, à rfaeure de lever Dieu , et puis de le descendre en bas et ramener devant le grand autel , là où il fit bien trois cens chevaliers de divers royaulmes et pays. Aulcuns des prinches et des grans barons, josnes et vieulx et de toutte sorte, entre lesquels estoient deux frères au duc de Bourbon , le fils aisné du comte de Sainct^Pol , le fils du comte de Paintevre , le fils du comte de Wytembergue, les deux fils au sei{j[neur de Croy , le fils du seigneur d^Antoing, le fils du marquis de Sulusse , et plusieurs auUres grans nobles hommes et de grans pris dont le nombre donroit ennuy, et confusion le loing compte. Si les trespasse comme non nécessaires de y estre mis. Le roy enfin se tanna; parquoy il se retrahy vers son palais , car jà estoit haulle nonne. Si le menèrent glorieusement les prélats ei princes jnsques en sa chambre, là où il se tint en sa quoyte jusques à my heure après midy avecques le duc de Bourl^'onguo , son oncle , ei avecques cely de Jiourbon eid*Angolesme, et pluiseurs aultres qui ulloientet venoieni pour certaines afiaires. Dont à chief de ccste espace de temps , pour cause que le roy ce jour devoit tenir table

royal, le roy parti ,de^^aa chambre, ^atout

royijl Lj]ji et couromi? en teste, le grand es- CL'\^r deviAut , atout yua espée, semée de fleurs de lis . et pregnant le Loolt de la table â la bonne main dexire et les princbes pers à sa senestre . là où le duc de BoargODgne lui estoit le plus prochain. Et dîsiia aiooC b coaroBBe en chief; bbîs poor cane q«*eUe estoit un pea large el que Beteooit ckiae sv son boiuiei fnt mise sar la table mapfm Ij par une espasse de tea^iB, poor wm aise, en disnant. Jont au loing de mm diaer paria à messire Philippe Pot, loy iBnat demère ly; et y ot longue et diveraei devîMs entre eoix deux. Et alors le roy dianantec aocoa^paîgué ainsi que avez oy , vimkeat aakaas députés de par le duc de Bourgangae là aana, qui apportèrent deux graadei neEs, Vane grande à merveilles et laulu^ aicndre , laquelle estoit de fin or et garnie dérives pienea. Apportoient aussi deux riches drageoirs , Tuag plus grand que laaltre, et doal Tnag estoit de fin or aussi garni de pierres à tout lez, bas et hault. Et avoit aae yaiage de pocelle par dessus, en facboa d'nag diea dV mour qui tenoit uig dart. entre lea anias et avoit cbappel d*or en teste garay de riches et grosses pierres ; et avecques ce asoult d'aoltre vaisselle d or et d'argent eaeoappea, en flaqnons, et grosses taisses en pris et en estime bien mille escus. En iist faire présent aa roy, et lui donna tout pour son joyeoix oaaroaaement. Dont et veulx et entendement de tous les voyans, prélats, prinches et baroas, furent surpris et entrepris d*admiration ; et comme tous effrontés et esbabys de la grandeur du cas se contindrent taisans sans paroUe; car n'avoient vcu cas semblable oacques ne de telle réputation. Et voirement, se dire il se soefl're, le roy à toutte ceste solemnelle célébration n'avoit ne parement de vaiseile ne d'aultre chose , sinon de che que le duc de Bourgongne , son oncle, lui bailla et délivra; lequel toutesvoyes n*en monstroit moins , là où besoing luy fist pour lui meîsmes. Mais le bon duc qui véoit le jour de la gloire cl de la joyc que plus on avoit désiré au monde , comme de soy trouver paisiblement à la coronaiion d^ung roy de France,^ se délita en lui ouvrir le trésor de Tamour

de 90Q cueur et en lui moa9trer bonneiir et

tl4«l] CHRONIQUE DES DUCS DE BOURGOGNE. — !'• PART,

libéralilé profoode de tout ce que Dieu lui avoît envoyé et preste, pensaat jamais le povoff EoieuU eoiployer, ne jaoïais soy trouvtr en iîeë où le nieulx le peust faire y jàeoil ee que la rétribution ne lui en sera telle wmtx» la mérite, doBtja me réserve à parler ^isi{iie6 à aulirc^ beure.

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