CHAPITRE XII
Le comte Cliarolois et le duc de Sombresset esioient parens ensamblc comme par ci-devant est asses déclaré ; et opinoit-on qu'entre eulx deux avoit ou pouvoil avoir aulcune secrète confédération aultrc encoir que celle qui movoitdusangi car avoient esté ensemble à Ardre comme avez oy en mon aultre ^livre cinquîesme(l). Parquoy, quand maînlenani ce duc anglois se trouva arrcsté par deçà, tout son espoir gisoit en ce comte de Charolois son cousin. Et de luict le comte de Cliarolois s'employa devers le roy de toute sa force jKPur le délivrer, et en fist singulières ins- Kpiaoces et pryères. fi'en euU point ne refus ^Ue octroy si lost, car le cas estoit de grand iT^jwis et de grande conséquence , souverainement pour cause du duc deBourgoingne , en ■qui mains le roy esiuit encoires, et au quel le
son ^^M rinche ^^H
roy estoit plus tenu de complaire que ù son fils ; car sçavoit bien que c' estoit le prinche (ledelà la mer, le quel, s'ileust eu puissance, qui plus luy cust vnlu porter dommage et bonté. Et pourtant , combien que le comte do Cliarolois le pourçacUast pour l'avoir sien , le roy meismes y avoit son inlércst comme en* □emy du royaulme ; si ne le voult encoires accorder il nul. Et le tint prisonnier jusques le duc de Bourgoingne feust party de Paris; et alors le manda venir devers ly à Tours ; et fut très privé et familier di'puis avecques lo roy; et s'entrevirent les deux cousins, le comte de Cbarolois et ly , comme se dira chy après en son lieu.