CHAPITRE XXI
Que diray-je de ceste venue à Paris, ne qi pourray-je compter au vray en quoy toutte^fl diverses nations se contentent, sans me mes^J prendre de parcialité ou de faveur : certes M je voel toutescripre et comprendre ce que | ceste entréea estéfaictetdJct,je embrasce c que porray mai estreindre ; et se je me dccliai à faire scullement ung lez , ung loinglaii^l compte , je me juge moy meisme et fay tort a h aullruy. Et pourtant sansesire bourguignon 1 ne franchois, mais véritable altribueur à 1 chascun de ce qui ly est deu, par un diffé- ' rent général à tout le irosne franchois , certes , je puis afTremer et dire : que ledit trosne réal ne recheupt tant de gloire ne telle magnificence depuis sainct Luys mort, comme ea présent en telle glorieuse convention ne t faicte en Paris depuis Charles-le-Grand , s'^ eust pieu Dieu que le roy deCécille Régnier tt son frère le camte du Maine , le duc et le coniie de Fuis , s'y feusse
R les aulrrcs ; car alor^ toii(l ■uoy le tro&ne franclioi
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GEORGE CHASTEUAIN*
porroit prendre parement et resplendeur.
Entre lesquels ledîcl roy de Gécille fait à excnser pour cause de dolereux g^ef et donn nage qae pris avoit son fib, le doc de Gakhre, aUeneootre des Gennois. Pour laquelle recouvrer il lui dnisoit bien y entendre de^vant toatte a«lcre ckose diliffamnent ; ■ooobslaatqiieitfaîctà doigter qae, posé ores
ce BMtchief ne féml ad? ena ey devant de Cécité, sy ne se feast trouvé, si-
i dar , en Paris maintenant en ceste congrégation, pow cause de la royne d*Ângle^ terre , sa ttle , expulse de son réaime et deshtrettée areucques son mary , dont ladiete royae mettoic et avoic mis le fardeau snr les espauBes du doc de Bourgongne , mamtenant que à sa cause et par son sonflfirir et dissiiaufor, les ennemis d'elle aroient les bras a» dessns , et elle en estoit destrnicto et débautaie. Dont , comme il est vraysemblable que le père doibt condoloir les mesadTenir de son enflant et prendre haïr en ung tel misérable cas » dont pareil n*a eu en la terre piéça, feust ledict roy bien informé ou maL Certes » hki à croire que ceste cause luy povoit donner cueur froid allencontre de son cousin , lequel touttesvoiçs sa fille la royne d'Angleterre avoit hay mortellement et de tout temps, sans que encoires ledict d^ ne hii me&ésîst oncques riens. Dont , et se ap>ès lui avoir ponrchassié honte et dommage, ruymie et dissention là où elle a penït, lui encore estant en estât, et que fortune Fa volu humilier depuis sans qu'il y ait preste main ne boutté à sa charette , si n'en doibt pas retourner pourtant le reproche snr lui qui n'a coulpe de son infortune. Et se les aultres qui lui ont présenté service et amour ont prévalu contre elle en leur querelle, ce ne lui doit estre imputé aussi à charge , entendu que, comme toy nulle ne constrainct à aymer ne à volloir bien à son ennemy, s'il ne voelf ; par contraire aussi toutte loy divine et humaine juge à debvoir aymer et chérir cely ou celle qui ayme et honnoure. Et par ainsi , posé que le roy Régnier pooit avoir des rancunes en son cuer à cause de sa fille et du roy aïiglois, dont la querelle ne compétoit en rien au duc de Bourgoingne , sinon par inconueme* esvoies à en parler en vraye
équité , le dict roy ne povoit avoir nuRe juste querelle encontre lui , quand la mesprison , meismes à la cause de sa perdition , monvoil et meut de sa fille. Et par ceste meismes cause y il sembleroit aveucques pluiseors aultres que le comte du Maine ne s^est point apparu, sauve touttesvoies que (m le dîsoit estre en la malle grâce du roy, qui senl jdevoit et povoit estre cause de son absentement Pareillement disoit-on du dnc de Bretaigne eC du comte de Fois.