‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 157 sur 494 · CHAPITRE XLI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLI

Comoient le roj Tint vers le duc en sa maison d' Artois , où U âst' convenir tous les enffans de Paris.

De tels et si fais hongnis fut grand murmure en Paris edtre hommes et femmes; et y avoît de divers langaiges espars , dont les urigs les pregnoient à Tadvantage et les aultres à leur dommage. Et comme le terme estoit jà Tenu sur son parlement , et que, en une telle convention que avoit esté là , il séoit bien que touttes choses se vydaissent par doulcheur , le roy qui avoit esté adveriy de ces hongnys et que la charge lui estoit donnée de s'estré mal porté envers le duc son oncle, par quoy il lui sembloit avoir hongnis entre eulx deiix et maltalent, et que prochainement leur partemeut se debvoit faire de Tung et de Taultre , le roy s'avisa de voulloir faire cesser touttes ces murmures et de donner à congnoistre au peuple , que la chose estoit tout aultrement qtf ils ne cuidoient. Et en efiect ung jour dont il volloit partir l'auUre après , le roy monta à cheval , disant : <« Je monstrerai à ceulx qui murmurent maintenant, se beaulx oncle et moy sommes en courroux, ly mal de moy, ou moy mal de ly ; car je m^eh yray devers ly en son hostel d'Artois. » Et montant à cheval en effect s'en alla dé plain eire jusques aux Innocens , là où le duc vint hasiivement au devant de ly , car avoit entendu que le roy estoit meu pour venir là envers; si s'esioit advanchié pour venir au devant de ly et pour l'honnorer comme il debvoit. Et là s'enirecontrèrent ; et alla le duc avéucques ly jusques en son hostel d'Artois, devisans ensamble jusques au descendre. Et descendu, entra le roy 'en la chambre de son oncle, et ly avéucques le roy , là où ils cuirent longues devises. Si estoient venus là par mand du roy aulcuns du conseil du roy, et des plus grands de la ville , tant aussi de l'église comme de l'université ; et eulx là tous assamblés , en la fâche de son oncle leur va dire : «Vous ceulx de réglise;|et de Tuniversité, et vous qui avez la gouvernance de cesle ville de Paris et estes mes subjets et mes suppos , vez chy beaulx oncle,

)e seul du monde à qui plus suy tenus ; ei

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