CHAPITRE XLVII
Gomment le duc rechupt les Anglois très liaultement en la ville de Yalencbiennes et des dons qu'il lear fist.
Moult furent joyeux et firent grand feste les Anglois de la bonne réception que leur fist le duc de Bourgoingne en sa ville de Valenchiennes , là ou tous les jours furent visités de grans barons de Thostel du duc et des gens du conseil. Dont , sur la fin de leur despesche, le duc meismes les veult festyer. Et de faict fit appointier le bancquet moult riche , et les deux chevalier^ fist seoir à sa table , l'ung à sa dextre , l'aultre à sasénestre , mais aveucques pluiseurs aultres grans prinches et barons que tous y séirent, et ly au milieu ; et là où la chière fut faicte telle et si joyeuse à leur cause qu*onques, par leur proppre confession, ne se trouvèrent si hauUement festoyés ; et tellement que, quand se trouvoienl à part.devîsansdece prince, ne povoient saouler leur affection d'en parler et d'en dire les biens qu'oncques n'avoient veu enaultro personne, plaignans , par manière de parler, que si tost povoit estre mortel, et que le monde estoit estoré d'ung semblable qui tenist régnation sur tout. Si ne diray-je plu» de leur despescbe , pour cause que ailleurs
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GEOIGE
fin'jthf H Al» aoltr^' âmldMâde pin {^aiide g#7» te%ic, mutié^t relevée. Main le doc, après l^fHeji tK»nn^nr% et bonneu ehi^es faietes, et lei» atrrtf deffray^, de (on((e^ chriM^, eneoires leur envoya â ThoMel vaiMel d'argent en prix de r^ent marc% ou environ, par portion à départir k ctianean selon iion estât. Dont en» cotre plus entreprins que detant de vergon- 0ne, ne sceurent comment assez euk acquitter pour f;râces et loenges ly rendre. Si advint que, ce firopre soir, le duc meismet party de sa \ille pour aller ters Luxembour(;. Dont les ambassadeurs le Toellant refnerdiier de nouvel, nonotistant que lecongié est^iit pris , montèrent à cheval et le convoyèrent ; et 1^ luy rendirent fjrâces de ses dons, c|ui h peu de uHits leur en rompy le parler ; et fuyoit le remerchienient de sy peu de elioso.Ktà rant partirentde I y et retournèrent à Viilencliiennes, la où le duc arrière leur avoit fajct flppoiutier leurs bains pour eulx et pour quir(»nques avoient de famille; voir bains de touteequ*ilfault au mestierde Vénus, à prendre par choix et par élection ce (|ue on désirnlt minulx , et tout aux fraix du duc. Dont Tyssun, pour ce qu N^lle esloit en rompai{;non et en oouimunn, leur Hst dire cent mille biens do la uiaisou et dn In manière de faire. Et à tant partirent de Vnlenrhiehnes et sVu retournèrent à ('nlnix , et de là en An(;lelerrc , 011 Je délainse jusque» i^ Taultre retour qu'ils llit»nt vom le due pour be8on(;nier plus avant.
CIÎAPITRK XLVIIL
ti^mmfnl l<» ttuo *Vn mUa au |>a>« \\k^ Luxembourg en Ia viUi» \\\\i n'ApiH'Ue YcW>»,
U n ost«^ «Mwlt^ par cy doN-ani comment iH^wK de llm>nville et aulouns rt4>eHes du I^AVS do t.ii\emlH>ur^ » dont ohîof a\-oii esté H tNi{|v|Mi,ime lo danmiseau de Rinieniac. ^^eMoieni \v«w* n^ndr^^ à la «h^rchi du duo de )^>iir^\û\(^ ;\ t\ins . quand sVsioient pt^r- ^^h^iis do 11 w^%vïi du ivv riwrîes qui K\< stv loi! i^^H-ier. 01 \Kwi Uv^ ionj^^ domonomons et %\>iMiH\i^^i^» owiî>e 1\ oi lo duo îsM« n\ iu^ à
JH^ ^v.^,^rt^ ^ t^ ,N| .\,^lo Aux q«o (oduo .*«k>rstisi
' respome : qne ly party de Paris. les iroh visiter temprement , aiBn de les réduire de leur rébellion longnement tenue et d*ea recepToir en grâce les foorfa» , dont tootte b géôénilité présentement estoit en repentance. Si est vray maintenant que le duc ayant despetchié le légat de nostre Saînct-Père, ensamble Tambassadear d* Angleterre , prist son chemin tout droit vers le pays de Luxembourg; et s>n alla à Yewys, là où avoit faict coDr venir tous les nobles dn pays à certain jour, aveucques ceulx des bonnes villes et les prélats. Et lui là venu, en plaine congrégation de tous eulx assis en sièges parés , leur Gst dire par la bouche d'ung maistre Jehan TOrfèvre, président du pays et son maistre des requestes : comment leur princbe et seigneur estoit venu pour trois causes : la première pour consoler et resjouyr ceulx qui léalment et constamment Tavoient servy et obéy ; la seconde pour réduire à ly et prendre à merchy ceulx qui lui avoient esté rebelles ; la tierce pour unir et incorporer aveucques ly ceulx qui; dissimulans, avoient esté neutres. Dont, pour ce que loingtemps avoit qu il ne les avoit vcus^ ne eulxly, et que longues tribulations et manaelies avoit portés à cause de les vouloir garder et gouverner paisibles envers tous aultres , il estoit venu roonstrer pardevers eulx , comme leur prince et seigneur, vainqueur en sa cause , et pour conjoyr et festoyer de sa présence (1)
( Les intitulés des chapitres manquant dans le nuscrit que je publie me sont fournis par la table des chApiIres contenus dans le iV* S548 de la BibUoUièque nnale de Paris. )