‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 163 sur 494 · CHAPITRE LU · texte numérisé non relu

CHAPITRE LU

Comment le roy fist hannir le grand sénescbal de Normandie (1) et le comte de Dammartin.

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[IWl] CHRONIQUE DES DUCS DE BOURGOGNE. —V' PART. 185

avoît de cechy , qu'ainsi n'en advenîst , il fist CHAPITRE L. meure cesic somme d'argent snr cely qui

Faccuseroit ou prendroit au corps, aflSn qu'où feust assuré de ly , et que par coraîge de s'en vengier ne thirast en Angleterre. Mais le bon chevalier n'avoit garde de soy tant mesFaire ne de souillicr ses nobles vertus monstrées en tant de lieux par une lâcheté de cuer prinse en une manache de fortune , là où en prime Thomme vertueux se doibc esprouver et gloriffyer sa famé. Si orez une haulteet glorieuse vertu d'homme, et la plus grande constance de chevalier dont livre face mencion. Ce chevalier sçavoit bien sou ban ; sçavoit aussi la somme qui estoit mise sur cely qui le pourroit prendre , et que le roy n'avoit aultre peur fors qu'il se traisl en Angleterre , et devenîst l'ennemy de ce royaulme. Sçavoit bien que de tous ne pooit estre aymé ne hay, mais la convoitise de l'argent feroit mettre agguès sur ly.dont il porroit chéoir en telles mains que prestement il seroit mort sans estre oy en sa deffence. Sçavoit bien aussi que on le quéroit et qu'il estoit accusé d'estre en Paris , mais ne pooit on sçavoiroù; etdefaicttout degré etsciamment s'estoit venu ptongier en Paris , mais si couvertement et par tel sens que le trouver ne lui donnoit point de peur. Si s'avisa en ly meismes et avcucques Dieu de vouloir imposer fin à touttes ces doubles , à touttes ces peurs et povretés; à touttes ces questes et encherchemens qu'on faisoit sur ly . Et sachant de vray que Garguesalle , le grand cscuyer du roy, avcucques ung aultre gentil chevalier breton nommé le seigneur deVillers, estoient à Paris et le quéroient par commandement du roy tout par tout , et touttesvoies navoit peur de leur quérir, ly meismes veullant tout mettre à Tadventure , manda aux dictsses quérans : qu'ils ne quésissent , et que tout de son bon gré et voulenié se viendroit rendre en leurs mains ; et que partant ils allassent monter à cheval et Tattendre dehors la porte, où il leur fist sçavoir de venir, et là il se rendroit en leurs mains ; mais leur mandoit et prioit aussi , que ils se feissent si fors et si bien accompai;[niés que aulires que eulx et plus fors ne le preuissent en leurs muius ;

\ car de cela avoit-il paour, et non point en leurs

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