CHAPITRE LUI
Comment le roy ordonna grand somme d'argent à qoi povoit amener le seigneor de Brezé.
. . . . , tiendroit muchié.
Pensez que moult y nettoient grand péril à ceulx quiTamoient, et avoient grand peur de son mésavenir ; car ne véoient que mort en ly, qui le pourroit attaindre. Dont, se les amisde ly avoient peur de son meschief, veuque le roy au prime, ses hayneux, maintenant quand le senioient banny, n'avoient peur aultre au monde que de son eschapper, et qu'il ne s'en allast rendre en Angleterre pour devenir ennemydes Franchois; laquelle chose, s'ainsi advenoit, polrolt estre la destruction du réanime et la recouvranche des ennemis ; car le sentoient plain de sens et de vaillance , et pour hault entreprendre plus à redoubler que nul aultre. Dont , par la peur que.le roy
(1) Il est question ici du seigneur de Breaé dont George Cbastellain était rami particulier.
GEORGE CHASTELLAIN
mains ; car^cspéroit véritablement salut en la main du roy, mais qu'il le souffrist ouyr, lors oii se, auUres le leur ostoient par force de sa vie, ne seroit rien; carleferoientmorirà cop par hayne et par ven{;eance , sans le sceu du roy.