‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 181 sur 494 · CHAPITRE LXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXIV

poaunPBt Je roy Loys list sop etili'éc A ' voulaient il lai aller cuslc jt cosie de lu Pierre lie Biezé.

•^ Le roy, pour ce temps , ; NoTmandie , mais encore n'i trée à Bouen , à qaoy toiitlcsvores il se disposa petit après; car avant que le bon clieyalîcr, mcssire Pion-c de Brez(5 , allasl en Angielerrcavpucqiies la royne.leroy le voiiloii mener premier aveucqiies !y à son enlpiîe iRottcn, qui se faisoil le doii^^iesme d'aousl «oixnnie et un. El do faici le y mena coste à costc do ly, par img singulier lionnpur à ly faicl après sa prison. Dont le penple de Ilouen fut tant esjouy et en telle exaltalion 6e cucr qu'à paines leur csloit plus de Iv que du roy. Car homme innt aymi'' ne se trouva en ville ne en marche comme ceslui en Rouen , tant y avoit noblement vescu,et mieulx value ^e ly et de sa fiouvemancc. Dont parce que le véoienl saillir hors d'ung tel mortel dangîer, comme avoîenl sccu »l veii avoir esié fianny cl mis prisonnier , tant leur esioit la ^oye maintenant plus grande , quand le roy meismes, son cnnemy, lui exhiba ceste bon- Beur emprès sa personne. El leur sembloit Itien que fortune s'estoit bien muée hauUemeni pour ly, ei en contraire de maint espoir d'homme. Or estoit encoîre la royne angloise en Normandie , et sy estoit le duc de Sombres- •ei aussi sambtablement pour avoir secours, lequel lo roy volloit advanchier. Et en effect ordonna environ huict cens conibatans à mesiire Pierre pour mener aveucques ly en confort de la royne , qui estoit peu de cliose et pour faire petit faict , sembloit à pluiseurs. Aussi esioit-ce , n'eust csl(5 le confort qu'on espéroit es Escossois et aulcuns au royaulme A* Angleterre de la part du roy Henry. Touttesvoies peu ou beaucop . bien payé on mal payé, il convenoit que che chevalier , pour non se monstrcr lasche h cmprendre dangereuse oeuvre , presist ccsie charge , cl que aroulle nombre et tels que pooii avoir, ilpartist ei conduisisl la royne à ses durs fi'ès et grandes uùssiODs , qui plain estoii de perles

de par avant cecy, dont se feust bien passé n mais son honneur lui toucboit plus de pr& que sa rhevanclie; comme lui me conta à son relhour que le voyage lui avoit cousié cinquante mil esnus. Mais par che point ne sommes encore venus â son descendre en Escossc aveocque la royne -, el ne losi venir ne faire compte de l'yssue de delà, quand mainte adventure et périlleux desttoict lui adviendronl entre doux, premier qu'il en saille, et de quoy sa famc devera esire clêre par tout le siècle, sans que grand fruicl en tliii-.isl par la fraulde el mulvalseiié des Escossois, qui bontcusemcnl Vabandounèrcnt el s'enfuirent au plus cstroil de son aFTaire.

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