‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 19 sur 494 · MU · texte numérisé non relu

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■i M. étfsûaê de soa n>yal sjègeet fav^U» jiffîwre . et ûtca prâoa t««pft. et g:»nJe de soa propre de VM Ktfonfi «ib^ïect . ea qai fl «> Ihrft «ie vi biHBcâe et de si rre. par en— iimih'iiiftac da àac *^ Leadutre tifadbai j la <mir*.aae . t'oc tai^ tt marxrw et lafm?an bliRaeaK esieraûié. <piL iiia£c*s«aies eslA>â jOTKi^ ea ^ n!p*j«iâ Ueliie et preadoai- ■ie aaaatf ^^ae «mi pririi:e i^ paaê fat de sa r^fvÉaoL Et poar b fairear qa'îi BaÎBteaott a L»aaiiaafraaroiie. Ipaniat a ce umiiie.

Qai e?a diiac eely qai en t^ et ea tek jaqai soat h estnagers. si e»et si dificâes à coagnocstre . et fe fsat aas«i bien sar les bons comme | de BKiririers.toasfj-ar» a-tl ses yeali de pisar les atta^ai^ . Tealt ou tise infêfvr mar- tié b oa sa divinité le senniat . i mare . par manière de coadeaipoer celai oa : c^anase à nostrej agrément . qae eea!!i qai aioru on ainsi piteusement desvie.tt. ! minee, que DOi$tre faiiiible cogaaii&jmce j disansque [léebîé on manraise ne les a menés | sceate . à qui îl n'appartient ny a savoir ay à à lear droit . quand . roeismes les jastes et les ! enquérir les divins «eorets. voire comnKtînîlK, boDS qai ne dessenrent nul mal . maiatesfbis • car à Iny seul est de disceraer des fias ce da fcrmiaent en ceste horreur'' Toates voies est-il i salai des k >iiiiiies . c«>a]me qui lesco^gaoîl ca vray et notoire, et est Tespoir de nostrefoy, > dedeasles cevs. b !« bamaia ji

qae Diea doit estre . et est en elect . tonsjours garde et pn.tectenr des bons; meismes des mauvais Test- il jonmeHemeat . aifin de les convertir. >*a-il pas si:*offert morir ses glorieux amb . ses f;lorieu\ saints en plusieurs tribabcioas , en maiott^ dureté de tourmens. conune jjeas sans Dieu, dexrectés et vitupérés b bce des hommes . et «iont les tirans |uî les martirisiMent oat este aucunes ff/cs. sarblieu. perces deb main de Dieu, fouldroyés sofaitemeat et exterminés. Et amsi les bftm semMent avoir esté bartus de b bault , ^ l^r%in:in\:à'ii jïc-^m : r;.jLS soutr^ c».'rr<»i:îif «n. les

peut attaindre. Les in^^^emeos divins veitleuv . et n*est enien-iement qai ea coiuprendre Ics voyes : car si les aas éqaitê vers les boas, aus^i sont les en miséricorde vers les péchears. lesqaeb Dieu espargne. supporte, réduit à sa».v par miséricorde et ea diverses de miséricorde. Arrtèrt* il les pread et les reçoit. otiess<'ttdfreveDiràdiA?rentesllnswCOMme les humaines fortunes . ses viUuntês divines ou peut estre les secrètes destmées portent , avei* !<csquelles . nonv>bstant qu'elles sont esn»'Vf.»nt;di:es a attt aJre . peut venir graat

liiios oot esrè liâfto^ v.ais divinv p'^niîission j saîut ol ur^* tîn hir'o cnree. cmime â cestay

prince tVru . et a ijuire ^ quensi soit il) premitTcmenr trotachi^'.

LVsp...in* »»a Dlou a esté donnée et gar* dée s^*u\erdinemcrnt au derrenier « poar les publiipes apparences de son repeaiir« avec b bonne volunté où il a esté précipilé

par Ir frioc arbilr»^* d*-^ mauva s-.ei les m^a- *ai^ p:»r jiwtr- et dr*>iî.»iri*:re exécution 'ie b

-N e^i Li sofiffranre d^ un;^ ira** merv^iik-fiv; H f-Mimêbl^ f^V'ÀTr a hwu . ia ou des antres est un/; d«;S6ervi et horrible eiploit de

CHRONIQUE DU DUC THaiPPK —INTRODUCTION.

et sorprins de mort. Parquoi Dieu , qui ne veuh pas kl mort du pécheur ^ Ta prius (Faict bon espérer) en bon estât ; mais l'a bien souffert pugnir , comme pécheur, pour parvenir à salut. Ciel et terre sont transitoires; mais la saincte parole divine ne peult estre enfrainte, disant: «De glaive fiert, de glaive sera féru.» £t d'autre part : « Dieu ne veult pas la mort du pécheur. » Comment doncques se pourront accorder ces deux : « Dieu ne veult pas la mort du pécheur » , avec cestuy : « De glaive fiert, de glaive sera féru » ? Certes bien entendez ycy ; car , par ceste doloreuse mort derrenière, je tiens vous en ouvrir la difficulté.

Le perforcié et surquis prince, le duc Jehan, ôonstrainct violentement à devenir homicide , ou que autre le devenist , en luy dès lors , et sitost qu'il avoit féru , povoit doubter qu'il le reseroit par telle parolle qu'il dit : » De glaive fiert, etc. » Et toutes voies , dit l'autre , « Dieu ne veult pas la mort du pécheur, » non comme pécheur , mais bien en estât converti , auquel mort étemelle se transmue en mort temporelle non finable. Luy doncques , estant en cognoissance de son cas , car moult saige et discret estoit, et prince très catholique , fait à penser que , aveCques le traveil qu'il mettoit de faire son accord envers le monde , que sa conscience aussi l'accusoit de le faire envers Dieu , en qui grandement se sentoit mesprins par avoir mis la main en son sang si prochain, et dont tant de grans et horribles maulx pourroient naistre , que lors luy ayant ceste menasse devant ses yeux : « Tu as féru , tu le re-seras par irrévocable sentence divine,» certes bien devoit avoir maintes doloreuses et amères méditacions secrètes , quand tant seulement , par jugement humain , il povoit congnoistre soy en estre d'évident péril, et la mort charuer et voliter tous les jours environ luy, considérant à quels et à qui il avoit à faire. Car qui n'estoit seur devant que estre homicide , bien mal le devoit estre depuis. Doncques, en pensant en luy-meisme : «Tu seras féru » , que peut on dire que ung tel prince devoit foire , ou se désespérer pour la promesse-divine, disant : «Tu léseras» , ou vivre en non chaloir de si horrible et estroicte sentence? Certes ne l'ufa ne l'autre ne devoit, ne

le fit ; car fermement croy, et bien y a para, que le bon prince , puisque le mescÛef esto^ advenu , s'en mist au droit ploy là ou il s'en devoit mettre , et en conscience, et en bonneur et en équité de raison.

C'estoit premièrement d'offrir et de faire amende à partie et l'eparation convenable. Secondement , de soy mettre en devoir pour la tranquilité du réaime où il avoit inféré lésion. Tiercement de soy repentir envers Dieu de son meffait commis et de sa sentence promise , quand il se seroit mis en devons d'attendre à sa miséricorde, toutes voies à son bon plaisir, fut de vivre, fut de morir, ou tost ou tard , puisque une fois à mort fiûlloit venir , espérant aussi que Dieu peut bien convertir une sentence en une autre ; comme il fit de David de qui , pour la dure contricioa qu'il fit, il transmua la sentence en autre verge* /Les deux points premiers i( a fait et s'en est mis en devoir ; il a quis mercy, offert amende et fait reparacion. Il s'est traveillé de mettre le royaume en son premier estât. Dont toutes voies il n'avoit esté cause de vlak grief que par inconvénient du tiers, est-H tout cler à congnoistre par les deux premiers poincts jà faits que sa repentance estoit grande envers Dieu ; car pour plus s'obliger au perpétuel bien et service du royaulme , confès comme ung prince catholique, bon fait à croire , print le corps de Nostre Saulveur, ensemble sa partye, en confirmacion d*amour et de vraye paix. Et lors soy sentant garny de son Dieu , de son protecteur^ qui est miséricords et ne veult pas la mort du pécheur, en la bonne volunté qu'il avoit de là en avant , osoit bien et vouloît comparoir à toutes journées , où qu'elles feussent, et fit Dieu de luy à l'aventure qu'il luy plairoit ; non doublant toutes voies que jamais souhs un tel contract d'amour et de paix jurée deust ou pcust avoir fraude. Dont par vertu de grant couraige pour bien faire, et plain déforme fyance en Dieu, il comparu voluntairement à Montereau , contre le conseil de plusieurs , qui plus que luy se doubtèrcnt de maie mesure ; et là , luy estant en cage , comme ung oiseau prins à la pipée , tellement que nul ne le pouvoit rescourre , infomeusement , vilainement et inbmuainement fat mis à HM)rt de-

GEORGE CHASTELLAIN

Tant royal conspe.* t regardear. O vous ! seigneurs doDcques , qui oyez ceste très piteuse et très vilaine mort , ne devez , par droite nature de noblesse « tenir faveur en jugement entre ces deux princes , dont Tun vous doit estre tant comme lautre, chacun en sa qualité de droit. Tous deux estoient de la royalle maison, produits d*uneracliine, partis d'ung ventre, natifs d'ung royaulme; tous deux crestiens, hommes raisonnables, tous deux François. Et vous crestiens, raisonnables hommes, et Franchois à Taventure , que vous semble-il de cèste mort première? Que vous est-il advis de ceste mort seconde ? quel jugement y donnez vous? quelle difTérence y mettez TOUS? quelle sentence y préférez vous? que vous semble-il de Toffense première? et quelle réputez vous la vengeance seconde , en vertu et en droiture de noble couraige? Je vous conjure et prie que vous estez faveurs , amitiés et affections , et en estroit de conscience discernez quel jugement cy a fait Dieu à vostre advis, et quelle ouvre y ont fait les hommes, ou salutaire, ou honnorable , ou vilaine. Pensez , songez et soyez justes et vrays juges ; car , posé que de la part de vous autres ceste mort derrenière a esté perpétrée, toutesvoies, pour non estre réputé Tinjurieur de la très haulte et uoble nacion franchoise, ains le hérault et le croisseur de la gloire, seulle* ment vous les acteurs et conseillers de ceste ouvre je déteste. Si entendez icy vous les aucuns, vous tous les acteurs qui de ceur enfélonny avez dégecté mainte désordonnée sentence , mainte chargeuse condempnation sur ce noble prince; dont je ne m'admire que , qui Tavez osé trahir et raurtrir contre honneur, si vous le blasmez contre raison ; apprenez icy, apprenez à congnoislre quel jugement Dieu a f^ict de luy, et quel jugement en pourra cheoir sur vous cy après , si desjà n*est cheu. Le juste et vray Dieu dont l'euvre ne cloche, ne parolle ne ment, veullant donner aux princes exemple de non ouvrer jamais par voye de fait, pour pugnicion de la mort première inférée à ung prince , il a souffert que elle ait arrière esté réparée par mortde prince,non pas comme juge toutrigou reux en justice, mais plain de droiture soubs miséricorde. Et appert eace, que le réalsang

respandu cryant pour vengeance d*ung lez » en semblable qualité d'amende Ta satisbit-par son semblable ; et a foit pugnicion purement légalle , dont il ne vouloit ny ne povoit en rigueur de justice faillir au demandeur premier mort. Mais que pourtant il n'ait esté miséricordieux au second ; certes si a; et le prouvent plusieurs raisons. La première ai est, que Dieu luy donna grant temps et espace de repentance. Et estoit son cas, à vérité maintenir, bien rémissible, pour cause que ce qu'il en avoit fûct il le fit pour éviter propre péril. La seconde il luy donna sens et entendement de recognoistre son mesfoit et d'en devoir faire réparacion. La tierce , il lui donna la grâce de la requérir et la puissance de faire. La quarte , il luy donna la grâce de parvenir à paix et concorde , sur qnoy il se vouloit arrester. La quinte , il luy donna la grâce de vouloir procurer le bien du réanime sur tous ses autres désirs qu'il pouvoit avoir ; et la derrenière et la plus grande , il luy donna la grâce de recevoir son précieux corps en article de tout bon vouloir constant et permanable.

Dieu doncques, en estroite équité, veullant faire justice et donner pugnicion aux bonunea ou en ce monde ou en l'autre, puisqu'il falloit par droiture au premier mort faire aucune satisfaction, povoit-il jamais ia faire meilleure ne plus juste que en satisfaisant au premier par mort temporelle , respiter le second et délivrer de mort éternelle. Certes nenny ; car pai* la seconde mort , la première a été satisfaite , en ce que le fereur a esté referu , tous deux esgales personnes. Et Dieu , pour sa repentance, avec le bon vouloir où il s'estoit mis, en a aboly le péehié. soubs la souffrance de son martii*e et mort; glorieux martir, tramis en paradis , que vos mains scandalisées et planées du livre de vye ont cuydié déchasser en enfer, à la perpétuelle malédiciioq de vous meismes , les acteurs infracteurs de telle paix jurée , promise et confirmée par communication du saint vray précieux corps de Jésus Crist. 0 hommes qui vous nommez crestiens et vous attribuez la baultfsse et dignité de tel tiltre, qui est si précieux manteau , si précieux parement entre les autres généi*acions, ^tçs vou^ tels comme vous vous Içiiez ? este^

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