‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 307 sur 494 · CHAPITRE XXXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVI

Coainient te dnc de Bretagne envoya en Anglelerra pour eslte txvorisË el secoru contre le toj Liiji.

Or estoil-il le mois de septembre , el le roy estoit encore à Mauny de lez Rouen , mes sus son retour devers Ponlieu , lequel il fit brief ; et le duc se lenoit tout quoi à Uesdin , surattendanl la journée. Or est vrai que pondant tout ce temps icy, que le roy alloil ainsi courant autour de Ponlieu el de Kuuau , allaut

et revenant , visitoil les places sur le Buulenois , Cmtoy , Rue , Suiact-Walery , y menant la royne , le duc de Breiajjnc , comme avez oy , qui se sentit manascé etque le roi tendoil à lui faire guerre , aussy mist peine (ant-dis 6 soi fortifier à rencontre. Et comme nul n'est voleniiers oulraglé ne corru sus , souverainement les {grands princes , envoya , ce dist-on , en Angleterre pour y avoir entendement, se besoing lui feîst; caries Anglois meismes, comme j'ay touchié, lui avuient annoncié pour vrai que le roy les avoit requis en amislê pour estre contre ly et pour le desfaire aveucques aucuns autres. Si s'en estoit (eu ce duc breton , jusques à son point. El envoya meismes en Angleterre , pour y trouver aide ; et y manda son vice-chancelier , sur lequel et sur soQ message se fondera maiolenanl une dure etdilGcile matère, et plus espineuse que chardons à manier , et poignant à tous lez ; se frémis à l'encontre quand je la regarde, craignant que ma main povrement armée ne s'affoule au toucîer. Or , avez oy que le roy sçavoit bien comment ce vke-chancelicr estoit passé la mer, et comment, en la souppechon qu'il y prenoil, il désiroit bien aussi d'eu venir h son dessus par ung autre bout ; c'estoit de le pooir appréhender sur la mer en son retour, allin de savoir de lui quel traictié ne alliance il y aroit faite entre les Anglois et Bretons , car par ce moyen y poroil remédier tempremenlet de heure ,ce sambloil, à telles emprises. Si dîston, et tient du vraysemblable, que ce duc de Bretagne sçavoit bien que le roy tendoit à appréhender son vice-diancelier à son retour , et qu'il lui gardoit très malvaise compaignie, si te Icooil. Si jurèrent Bretons , et lui aveucques , qu'on l'en garderoit bien, et que maugré ly le ramenroient en Brelagne sain et sauf, qui qui le voulsisl veoir. Et de fait se mist sus l'amiral de Bretagne atout grand navire ; et sain et sauf le ramenèrent à port là oii je le lesse ; mes ne sçay corn tard ne com lost; mes d'empeichement ne trouva point. Ores, comme doncques le roy Gouverlement bOoit 5 pooir appréhender cest homme , convenoil bien doncques que ce feist par mystère et qu'il dressast les voies et manières pour y parvenir, comme de ly meismes et de propre teste il soublilloit tout. Or

est ainsy que , comme entre ces deux joi de my juillet et d'octobre, il alloit ainsy vaucrant , comme dit est , par diverses places , ù Dieppe et ailleurs, etque les droites rumeurs entre le duc de Bretagne et ly n'estoient pas encore toutes publiques , le roy mist sus secrètement une barge de quarante remes; et iccUe afTustée et garnie de bonnes gens de guerre, la mist en la maindubastard deReu benpré, capitaine , qui estoit frère au seigneur de Reubenpré , nepveu au seigneur de Croy. De la commission d*iceUui , ne de la charge ù lui donnée , ne pour quoy faire , ce m'est encore obscur à le narrer , car de ftiil aussy je l'ignore i mes de ce qu'il alloil singlant par mer , pour faire aucun exploit par samblunl , ce est chose véritable, car tout se trouvera cy-après , là où le fait yenra en conte.

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