‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 309 sur 494 · CHAPITRE XXXYIIT · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXYIIT

OïDiiQcnt le roy envojn le seigneur de Monlauban n II' duc pour entendre s'il ne r.iïsislentil pour Ù

No demora glaires après qttu le roy n voya le seigneur de Moniauban devers \y\ Hesdin. Et comme cestes lettres le Iravaff loient moult en cuer, vint faire lasior aadi»' son bel oncle, par le dessus dit de Moniauban , se , quand ce venroit à la guerre contre le duc breton . il le serviroit et aiderott à mettre à subjection deuo , veu que il luy avoit Fait foy et hommage de le servir comme son souverain. Mes le duc, non legier icyen responcc, et non veiiitlani donner pié au roy d« Ifîgtérement empreodre goerre contre ceulx de sou sang ne de ramener tribulation en es royaulme, respondit : que le cas encore ne requéroît point pour soy déclarer si avant ) et an regard du devoir en quoy il estoit obligié envers le roy, b t'aide de Dieu, il en sauroit si bien fuire en tem|>s et en lieu , que Dieu no homme ne lui en devroient riens demander. Mes , s'il plnisoîl au roy qu'il se mellast de l'appaisement entre luy et le duc breton , il s'y acquiiteroil volenir<T8 et y envaîeroit aucuns de ses gens pour le mieulx faire; car, comme j'ai dit, le duc à dur et| envlt s« fcttst assentijamès ù movuir guerre ne à la BOusienir encontre ses proismes et pn^rei parens, et meismes en ce royaulne, açachant bien que demain ou après, il lui es pendait autant devant l'osil, et que meiiinei personnage se poroit faire contre ly par cas semblable ; cm- congnoissoit asses de la natim dit roy et de «es condtcions ; et pour tant ne volloit point donner pié au roy pour corrir sus aultniy , a^n que aultmy ne luy donnasi pié aussi pour se former contre tny. El M effecl, pour querelle encore qu'il voyoit eatrt le roy el le duc breton , jamès ne •• fettM mell^ en ce débat pour occasion si lë{p4rfr. Se n'en pot le seigneur de Montauban tfavr outre cliosc pour ceste fois. Et à tele respofiao parlist du duc et retourna vers le roy, qui gaires lonf^uemenl ne s'entendra ik U»l; aint déliUri) biei i'ca fuire anlirenent , U

d'en ^îre semondre le dac , sous obligation

de foi faite; au moins poroit-il congnoistre par cela , ce dîsoit , Tobëissance de. ly et l'acqoit de sa léaulté enyers ly • selon sa foi promise. Et de fait y renvoia cely de Montauban arrière , sonbs ceste forme de semonce ; Cl no taichoità riens qu'à le bouter en guerre , ou au moins en promesse de l'assister quand ce Tonroit à faire ; car sçavoit de vray , se une fois il eust eu le pié de confort de ce duc de Bourgoigno, et que la voix en feust allé par le royaulme , le duc breton se fust à cop humilié envers ly et submis à son plesir ; et tous autres en cas semblable en eussont eu fréeur et cremeur. Dont , comme le roy béoît à cecy , et que le du«. de Bourffoîfirne l'entendoit bien aussy,ly, parung contre'qnarre , contre pensoit la chose , et notoit bien que ung jour , comme il sentoit le roy variable , quand le doc de Bretagne seroit bien aveucques le roy, et seroient bons amis ensamble , le duc de Bretagne qui auroit trouvé son cousin do Bourgoigne de légier consentant en son destruire , de paiement samblable lui rendroit la courtoisie , et à légier aussy se consentîroit à lui courir sus; et non moins en ferolent les auhres du royaulme qui 'aroîent receu ceste paie par son moyen. De ceste semonce et de la manière du faire, vînt beaucoup en court de troublement entre les nobles , meismes entre gens de tous estats ; et à ceste cause se commencèrent à dévoler languages de la part du roy , et à se descouvrir souspechons et murmures d'ung costé et d'aultre , et qui toutes donnoient malvais espoir en fin, et apparence de bongis (1), qui n'y faillit point.

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