‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 312 sur 494 · CHAPITRE Xll · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xll

CommMit , t(wfai nw' le W sçnl la pTiso ilndiot bastartl , il 4eiu(9i.Elifo^l eabc marry, «t coivuient il ea fli r«b«.

'er viodrent notelles an roy que le baslard de Reubenpré estoit pris , ei que le comte de Charolois le tenult en ses dangiers ^ Gorkem. Si no sça'is quel semblant il ca Gst ne qu'il en dist , sinon , parce qu'il en enslevi après , il sambloit qu'il n'en Fust pas bien aise ; ne plus avant je ne le charge. Mes te seigneur de Iteubcnpré , capitaine du Crotoy, et qui avoît envoyé spn frère en cesie commission , icellui se trouva durement perplex de ces uou- Telles , et tant pour la vie de son frère, dont I) faisoit grani doute , comme de la mixlvaise accusation qui en povoit tourner sur ly et sur les siens; car quiconque s'en vouidroit parer, ce pensoil , quand ce viendrott à l'estraindre, ly nécessaire me ni deoion'oil en la fange , pour ce qu'il avoit mis soa frère en oeuvre. Comme doncques le roy estoit enventé de cecy , et qui bien cust voslu esirc autrement la chose , ta pesa beaucoup ; mes pour ce qu'il avoit tillre, comme avez oy, d'espier sur hi mer le retour du vice chancelier de Bretagne, sainement certes se i^eposa sur cesiui lillre,non accontant à aujtre ymaginatîon que homme y pooit prendre; car cestui-tù estoit soutllaant assez et ra,isonn^hle , ce sambloit , pour 1,'excuscr ailleurs ; et par ainsi n'en Hst point, de fait pour celle heure. Mes le seigneur de Montanljan, admirai de France, en escrivit unes lettres ati seigneur de Croy, par lesquelles il lui pria, pour toute paix nourrir, et pour faire estaindre et cesser diverses murmures qui couroient , qu'il voulsist labourer en cecy que tout feust estaiat, et le basta^d mis à délivre. Dont, sïtost que celluy de Croy avoit leu sçs lettres à peine à demi, les rendit au porteur, et lui dist: ^Mon ami , rapporte tes lettres il ton maistre , et hii dis que je ne m'en meljerai jà. Qui l'a brassé, si le boive. Bien leur en convJengne. » Et lui rendy les lettres bien despiiemcnt et bien honteux, et non sans cause ; csr réule*

ment, quoiqu'il feiist do In vérhâ, nul ne matniînt aultrement , jt)rs que ceste emprise feust faite pour hi personne du comte , tant par les paroles du roy mcsmes , de par-devant dites , comme parce que l'oeuvre en estoit entreprise par le lînagc de Croy; et meemes le seigneur de Croy notoit bien que la cause y estoit.

CHAPITKE XLII. ^M

Comaunl la uveMBr d« BiËrre estoit perplex deoMffl piius^, cltoomeiK \e mj taignoU dod caueouislrc ce

I.e seigneur de, Bytvre.jetisnc frère au sire de Reubenpré, estoit à court pour ceste heure, qui à VifuTe lez estoit durement perplex de ce cas, et en fondoit en nnnui; et h moi en fit des devises à larmoyans yeulx, par expétilion de conseil ; maudissoit la vie du baslard, et l'eure qu'oncques avoit esté né ; plaîgnoit durement que son chîef et son frère esion entré en cesie orrible malvaise folliei et encontre l'ostel mesme lu oii les siens et ly avoieni pris l'honuenr et les biens qu'avoîenl; et mesmea le seigneur de Reubenpré avoît esté jusqu'à ce jour chambrelent du duc en ordonnance ; norry aveucques ly et en sa maison , enfant ; y avoit eu credence et honneur en guerre et en paix ; homme féodal du duc , jusques au [our de la rendicîon des terres, n'y avoît que ung an ; mes depuis, le roy l'uvoît accueilli et attrait il soi par singulier regard qu'il yavoit, et en complaccuce aussi au seigneur de Croy, dont il esloît nepveu ; car, à vrai dire, il sembloit droitement rhomnje pour faire un cop périlleux ; et autrefois le roy, du temps qu'il estoit dauphin, encore l'avoît délivré de grand dangier en Gand , là où il l'alla qiierre en personne, hii estant banny du royaume, et le restitua en pies, contraire la haulleur de son père, le roy Charles, et la sentence du parlement. Si s'en lenoit obliglé à ly tant plus ledit de Reubenpré , et le roy aussi tant plus fiable de ly de secrète chose. Et en effect, quand ce vint qu'on parloit devant le roy de ce bastard et de la charge qu'on lui donnoït, le roy respondit baudement, et si dist : « Ne Bçay qui est ce baslard, ne qu'on en,veuU

nm^ cimoNiQUR des ducs de BotmGOGNE.-ni* part.

à'uû: il n'est pas il mot, Jeno lo visoncquRS, - ne oncques ne purlai k ly. Si ne sçny qu'il a empris , ne à i^ui charge , cl qui l'a mis en t^u- TTC- 5i s'en pare à moi, u'en compète riens." E4 en telles paroles s'en désarma le roy, ce .disoit-on, en la uovelletë du cas, quoiqu'en pftès il CD tint tout autres termes , et qui sc- .nm uiis eu coûte.

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