CHAPITRE XLIII
iCMUBicnl on comeilloil «a duc soi retirer plaa avKDt eu SCS pajs pour les langaigcs qui couroient.
,> Le duc arrécment se maintenoit lousjours conunuD pays ; et pour brouillis ne pour clinse qu'il véisl ne oyst ne clià ne là , ne se de&mut oncques en riens. Tousjours se tenoil en unfî viel train et en conslance de cuer ; ne <l£ diversité de cli ses estranges que véoil à
Kœil ne s'espouventoit ; ne en amistô de pareils ne de promesses d'aulruî ne meitoii fiance ; ive que assez de fois on lui dist à part : que Uns feroit de soi reiraîre plus parfonden ses pays, et que le sëjourocr là ne lui cstoit point nécessaire i car moult couroient estranges l3U{}ua|[es et divers, et qui estoient de malv&ise note. Si croy bien que le duc l'eniendoit bien, et lenotoit assez; mus soy confiant de Dieu et de son bon léal vouloir, disoit lous- . jours; qu'ilpai-attendroitla journée, et encore quinze jours oultre, en l'Uonneur et faveur du roy, pour lui en donner tout sou soûl. F.t de fuit , pour avancbier cculx qui dcvroicnl venir de la part du roy Eduard , ou au moin'i pour •çavoir quel espoir on poroil de la journée promise, envoya ungUenriet, clievaucbeur, t Calais, et de là outre la mer en Anjfleterre, afin d'avoir certaineté aulcune du fait ou du ftiiliy. Lequelllenriei, pendant qu'il cstoiten AUQletcrre, et que là on le lenoit.sans délivrance, y demora uni; mois allant et venant, ' et passa la journée non tenue, et quinze jours 'encore outre, en admîmcion de cbascun, qu'on n*en aprist nulles novelles, combien que, tout aÎDsi qu'il en avint, tout ainsi en Bvoit esté jugié que riens ne s'en feroït, et que Jil Anglois n'y lenroient journée i car no véoitea puiat que poiaiblc feuit dettiraîre les deux
roys en concorde sur l'hitcncion de clinarun ; car l'unj; voloit avoir pays et provinces pour sa pari droiturièrei et l'aullre ne voloit ne . n'en eust osé rendre ungpié, pour la criée daj monde. Mesmes estoit blasmé encore et not^ j des léaux Franchois qui les avoienl aidiés ^ conquerre , de ce qu'il cliandîoit tant les Ânglois d'avoir pats à eux, et qu'il en quéroitii fort l'amour ; et lui dist le grand sénesclial d Normandie, messire Pierre de Brezé : <■ Sir«,,( ce dist-îl, volez -vous estre bien amé def V Franctiois , vos sujets et vassaux , ne quérex • nulle amislé aux Anglois ; car d'autant quB ■ vous y querrez amour, vous serez liay deitt Franchois. Faites-vous amer des princes da j vûslre royaume, vos parens et subgès, tout le monde ne vous pora nuire, ne Anglois ne autres. Là gist votre salut, et là gist l'a^ mour et l'amisié que vous devez quérir. » CeBj| languages îcy se dirent à Novion, par ledî seigneur, qui mesmes les me raconta ; et Im«J ramaine en conte comme qui bien y servent. * Et par ainsi , se le roy tendoit à venir ù pai>tl aveucques les -Anglois , felle cuer ne lui por^il toit à voloir rendi-e terres ne pays ; si entea-*iï doit-il, et ainsy le disoît-on, qu'il y pensoitveoîr'^ par force d'argent, et par en donner cbà etUlàJ en multitude de nombre ; et s'en estoit a déchiré par ce parti. Uenriet doncques, rs4il venuàllesdin, ne rapporta riens de jjien.forsij que tout estoit rompu , journée et promesse^ et riens ne s'en lendroit. Anglois n'y voloieBÛ J venir pour trois causes : la première si estoît^i] ponr ce que Philippe de Savoie avoit esté prié sur la parole et seurté du roy, et tenu en daa'Jii gier de son corps, qui leur estoit cas dalJ malvais espoir. La seconde si estoit, que novelles estoient venues en Angleterre , que le roy pareillement avoit faitconlendre suria personne du comte de Chai-olois , par estrange entreprise. La tiei'cc si estoit fondée sur le mariagedu roi Éduard avencqties ta lille du seigneur de la Rivière, qui, à celle lieore, estoit sur ses nopces faire, et sur la solempnité de sa feste. Et pourtant prièrent Anglois au duc de Bourgogne , qu'on les tcnist pour excusés devers ly. Au surplus, il pouTVerroil Ik L'e&pédieat du plua fuiiàblei,
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GEORGE CHASTEUÀIN.