CHAPITRE XLV
Comment luomire Clnuilc ilu Touloiigeon Tut cnvay^'l ilvron le my [loitr le ninri^gc de Philiplic (" Buiirlion.
Or, devez entendre que cestes péiici du dnc pendantes encore en refus devers Itd niy, n'cstoient nulles nuvelles encore Ju bat-îï tard de Reubenpr«i ne de sa prise , et n'y avoit point matère alors par quoi il sembloit qu'on p'eusl estre constrainl de requerre riena au duc dr la part du roy. Siavinlquc , ■ pluiseurs à l'cniourduroy et atUeti
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GEORGE CHiSTELLÂlN.
perplex de' ceste prise da bastard, et doutoientgue grief et esclandre n'en ensievist encontre aulcuns, fut avisé que , comme le duc avoit longuement fait poursievir aulcunes requestes devers le roy , et de quoi on lui avoit fyk long refus et dangier, maintenant , pour une altraiance et pour servir à semblable recoeuvre, le roy accorda au sieur de Lannoy , nqpveu du seigneur de Croy , touttes les péticions du duc, monstrant en ce^ que il pen- 80it à venir par ce à chou pour chou , et au mesme par le semblable » et voloit faire cest lionneur au. seigneur de Lannoy plus qu'à anltre , afiin que le merciement en redondast en ly. qui avoit en dangier de mort son linage. Or pleut au duc renvoyer arrière la seconde fois devers le roy pour ce mariage de Philippe de Bourbon , à qui il avoit le cuer ; et de fait , il envoya ung notable sage che« valier, messire Claude do Toulongeon, nouvellement revenu de Romme, lequel à rintroduction de son^ maistre , parla au roy^ et luy fist requeste arrière de ce mariage , qui en effet et finablement , après quatre ou cinq joiu*s là demorant, n'y fit plus que le premier; sauve que le roy lui dist qu'il enferoit bien aveuques beaux oncle , et qu'il le iroit veoir en la sepmaine en sa ville de Hesdin. Or y y avoit-il pour ce temps d'adoncques devers le roy , le seigneur de Lannoy arrière de par le duc , et le seigneur de Moreul , à toute leur charge à part ; et ignoroient quel chose povoit estre venu faire ce chevalier de Toulongeon ; et en avoient assez merveille et mal en la teste , et par espécial celluy de Lannoy ; car craignoit fort qu'il ne venist pour quelque chose secrète, et de quoi on se defliast dely, parce qu'il s*estoil bien pcrceu, depuis la prise du bastard , qu'il corroit des langnages beaucoup sur les Groyois , et qno le duc portoit couvertement des gorgues et des remors. Si doutoit que cestui-ci ne venist au travers de ly et des siens \ ce que point ne fit) mes bien oyt bouces parler diversement, al vit des personnages qui mal lui revenoient, ,aenune demander le seigneur de Lannoy de- «jdwi la chambre du roy , et le sire de Mo- ;.ftaldenu>raDt dehors, cui mesmes il prist ■•ïtaîs p ueiles choses , ccstcs-là
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très avoient voues et oyes, furent contées au duc. Et comme la fin de la response da*roy estoit, qu'il feroit bien de ce mariage aveuques ly , et qu'il le vendroit veoir en sa ville prochainement , le duc s'en tanna. Et pour fin de conte, n'avmt nulle dévotion à sa venue ne à sa visitacion pour l'eure d'alors ) car sentoit^bien, et le congnoissoit de vrai, que ce n'estoit ne pour son preu ne pour son bien , ne pour nulle chose sur quoi il peust fonder espoir ; et conclut couvertement en son corage « qu'en Hesdin le roy ne le verroit de rannée, et y venist [quand il voudroit. Assez y avoit esti % et aises l'avoit vu à peu de gré, ce disoit en ly-mesmes. Àusù on lui avoîi bouté en teste tant de choses, et averU de ce qu'on avoit veu et sentu de longue main , et de jour en jour plus et plus, comme se perdu deust estre à y arrester plus, que plus sain et plus salutaire sembldt à chascun délibérer sonpartement de là en brief, que aulcuns jours y attendre que le roy y venist. Et ne me ose ingérer d'escrire les languages qui là coroient touchant la doubte de sa personne et la machination précogneue par ses amis.