‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 322 sur 494 · CHAPITRE LU · texte numérisé non relu

CHAPITRE LU

Comment plusieurs eatraiiRes langnages tt nmtmnna couroiïot entre lujte» gens, ■ cause ites ligiwunil»

Merveilles estait , toute celle nnict et Is jour après , d'oyr les murmures et les e*tranges languages qui coroienl entre toutes » gens nobles et non nobles , clercs et gens de conseil, à cause des rigueurs et eslroils ter-

■SÉP «i^ ^- .^OBORGE CHASTEtlAIN,

mea <^A cfisles ^cna amliasAadeurs du roy avoûnt tenus, pur espt^^ciul ea cUaigoaat rhounewr du comte de Cliurolole et da lui dire ujures iololénibles i et de quoi ou sçavoit lùen qu'eu lut n'uvoit les coulpo^ ae le coruge lel. Si eu avait assex qui Uîsoieat : que vérîtalilâoieiit les ambaïsudeurs pooioHt bieo parler Laudement el saos resoiag; car avoieot emprès eux , et en la moi- 840 du duo, ceux qui les inlroduisoieut à dire ainsi , et mesmes avoient tait et envoyé pnr-delâ devers le roy los iuslructions (elles comme ils les voloient avoir faites et dites , et quasi eiileu et nommô les personnes aigres €1 tout propres à ce faire , pour plus tost venir à leurs fius ; car ne béoient sur toute aultre rieos du monde, que de lîrur deliors de prison le busturd , sur qui et en qui pendoit toute leur niyue, ei lequel, ce Bçavoienl bien, les pooit accuser et fuire congnoisira en leur maulvaiilo et couverte imaginalion de long temps, et parquoi iUseroient raltains. Si ne visoienl que à l'avoir dehors par queliiue bout que ce fust , ou par manuBse du roy ou aullrement ; car par leur vertu ne propre seus n'y vcuiout tour, si non par cesto voio. Et cuiduicnt en leur iiveuglement que les aulires iudl main» , qui cler véotent et dissiniuluieiit , ne vtiissoni Ijouite ne ne perceusseni de leur bourde i laquelle toulevoii^ voluit si espundue par rues , si grosse et si mau-riellc , quo toutes bouces y morduieut. El dtsoil-oii que lu justilication que le roy Qvott l'ait faire de ly, touchant le btulurd, lui esloit plus accusation que parement , comme un cltct à moi mesmes il me^ambla, qui l'oys; et dis ù par moi : que d'une lIiosc si mal emprise et si pleine de souppechon comme iceste , ne séoil point à un l-oy de France de soi voloir parer par tcle manière, veu que d'aultrcs en avoitassez, et lesquels lui eussent este de plus de fruilicar d'une diose mal empriase et mal encommencitie , on n'a bonne fin pur continuer en mosmcs; mes comme souvent on se desvoie par abus de sens, par rctow ii cely, on se recoeuvre.

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