CHAPITRE LXIII
Comment le seigneur de Lannoy feniloic aussi h mener sa maison à haalt et à seor estât areacqnes son onde.
Le seigneur de Lannoy, nepveu de Croy, à Lille et partout ailleurs où il se troovoit , estdt le tout et le seul bras quasi à son oncle i et en sens, et en conclusion et en conduite, c'estoit son tout refuge et son tout secret, aveuques le seigneur de Cymay » sçn frère , quand il s*y trouvoit. Si donnoit-on grâce à cestui de Lannoy , que soubtil homme excellentement estoît et caut , et qu'en orgueil de son oncle , et en son mescongnoistre , avoit grandement coulpe ; car ly , devenu rice oultre mesure , en Hollande , dont avoit eu le gouvernement, et ayant fondé et fait une bonne ville close d'ung povre villageot, et ung choateau d'infioi avoir d'one povre tourelle »
tendoit et béoit aussi à mener sa maison et sa famé à estât que fortune ne donnoit point; est à entendre à tranquillité et à efr» table seurté aveucques ses oncles ; lesquels ne pooit penser jamès pooient tourner à décadence, ne ly aussi. Et par ainsi , et comme il voyoit et concevoit que le comte deCharolois tendoit et manassoit de les desfaire et mettre au bas , boutoit quant qu'il pooit aussi à Torgueil de son oncle ; et par touttes voies et manières dont le pensoit à pooir fortifier et rasseurer , fust en France 'ou en Angleterre ; il lui donna conseil; et meismes en Tung royaulme et en Taultre , sous légations prises du duc , et que son oncle lui mist en mains, se trouva procureur, cedisoit-on, d'estranges choses; et lesquelles furent descouvertes depuis et sceues, comme il se dira en son lieu;