‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 338 sur 494 · CHAPITRE LXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXVII

CkMnmenC le comte de Charolois offrit aa seigneur de Croy que ly mesnies meuist par escrit son traitié.

Geste response fut répliquiée ; et respondit le seigneur, et dist ainsy : » Monseigneur de Groy, ce mesmes argument que vous faites icy , nous pensans que vous le poriez faire , tel l'avons fait devant monseigneur de Gharollois , affin de y sçavoir respondre dessus par son avis et aveu. Et nous a dit monseigneur, touchant te point , si vous le mettiez avant, et pour vous contenter et soudre, que se vous volez renoncier au service du roy, à ses estats et à sa pension , et qu'encore monseigneur son père , que Dieu garde ! allast de vie à trespas , si vous promet-il , et veut promettre, et'léaument tenir aussi en parolle de p««« * ^n tel estât et

auciop^ <8ent à

GEOUGE CHASTELLAIN,

l'enionr de Bionseif[nc«r son père , loui lel vous tiendra, souirrii-a et lé;iU(n«?ot pai-niuintiendra tout vosire vivant. Et se d'aventure le roy à cpste cause vous voloil aulcua mal et tendist à vous en faire yrief, ly envei-s tout le monde, quiconques y soit, réservé monaeigneur son père, U vous porleia et souslenra de toute sa puissance et venu. En ulDo que puissiez tant mieux adjousier t'oy à cecy que nous vous disons, niousui{;neur de Ctiarolois se coosenl et vous accorde que vousmcsmes mettiez par escrit vosirv trailié, en la meilleure forme et manière que le sarez ou voudrez mettre , et à vostre plus bel, ei il le TOUS sceller» et signera de sa main. Or regardez quelle chose voua volez rcspoudre sur cecy, et pesez bien l'oUVe que monseij;neur de Charolois vous fait , qui est grand et bel {tour vous ; et vous mal cunscilliê , se vous tie l'acceptez , ce nous sumble ; car il n'en poruit plut dire ne faire. »

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