‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 351 sur 494 · GEORGE CHAS · texte numérisé non relu

GEORGE CHAS

qu'elle y enirast oncques , pour ce que lymesmes ne s'en estoit oncques perceu de nalle. Pourquoi, quand ce vient à conclure ici et à soudre la question demandtie , l'on peut clèrement entendre : que ce que le duc a si longuement différé à ajouter foi à son fils , et a esté si tardif et si lent envers ly, et de tant de divers lieux cl de diverses fois fait petite conclusion , ce sambleroit , de ses plaintes et remonstrances, ce n'a esté de riens en rétorquant l'équité ne juste cause de son fils , ne en le démentant , ne reboutant comme menteur ; mes ce a esté par seule vertu el par esuble noble condicion de hault prince , qui n"a oncques peu croii-e avoir faute en ceulx sur qui il avoit assis radical amour , et ne les avoit oncques rattaini en malvaJse teuvre. Dont, comme ly se tioii pareillement de leur amour, et ne meltoit nulle doubte en eulx , se devoit et pooit bien fier de son fils pareillement et de tout ce qui pooit toucliier à sa personne. Et par ainsi , pour fin de solucioD, Ions les arpumens faits sont assez clèrement vuidiés , et n'est nulle ignorance à imputer au duc ne aulcune fotic dissimulacion. Ne sont aussi les justes causes et actions du comte en rien diminuées ne frustrées par ceste lardivité , ne les Croys parés ne excusés par la porlance de leur maisire ; mes seule veitueuse, noble nature de liault prince, constant, léal et entier, et sans scrupule en soi contre cetilx lesquels par loufjue norriturc cnidoit congnoistre a eu le regard et le eouveraement sur ce débat; et cuidant bien Jàire envers ceulx lesquels il maintenoit à bons', cuidoit à sou fils rompre sa vindicative jeusnessc par non léj>iérement lui complaire. Et avoit autant de fiance en olux, comme léaulxvieuxser\'iteurs biens congneus. comme il avoit d'amour en son fils par enseignement de nainrc. Si en aperra encore plus avant cy-après et en lieu et temps, là oii le tout sera mis contre le tout et jusques à l'extresme du dan|;ier , là où tout sera congneu , le toit et le droit , et la bonne cause et la mal- \'aise.

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