‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 373 sur 494 · CHAPITRE cm · texte numérisé non relu

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Comment tes navieurs et bouchiers de Cani) m drent jniuilre avei:i|UCB le duc , 1ei|iiel i liBull au ^iid iiurcliié pour parler i. euU,

Comme doncques le raeschief esloit de ce ribaut qui se sentoit battu, et grognoil mordant les dens fellement sur son prince , et là où il y en pooit avoir des aultres de semblable volenié à l'aventure pour faire ung doloreux mescliief , aulcimes banuières toutefois qui là près estoient, et véoienl et oolent cesto rumeur autour du duc leur prince , prestement et à tout eiïort se vindrenl joindre de ly pour le défendre, et luy vindreut dire-. ■< Monseigneur, assurez-vous , et n'ayez nulle peur ; nous viverous et morrons emprès vous ; et n'y aui'a si hardi qui vous ose mesfaire ; et s'il y a des malvais gardions icy sans révérence c* sans cremeur, souffrez . pour Dieu i ung petit , et vous en serez bien vengié ci-a( mes maintenant il n'est point heure , pour : de plus grand mal. "

Si fut bien joieux le doc de ceste assistance, et s'en rasseura tant mieux ; et furent les na-

iice et

Lance. <

vieurs, bouchiers, et poissonniers auUtes qui là se viudrent joindre

ei aulnuat

CHRONIQUE DES DUCS DE BOUllGOGNE.-III' PART.

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]y atout leurs bannières, là où il y avoil grand monde. Or, csloit monté le duc en la liiiullc mnison sur le marchié , et se montra au\ fcnestrcs. Et comme il esloit tout escollû du seigneur de Gruthuse, qui près ly esloit, et de son chancelier , et d'aullres beaucoup, que doucement et bénignement devoit parler à etik, commenclia à parler et dist en flanicug: "Mes enfims, Dieu vous jgarde et sauve ! Je suis vostre prince et naturel seigneur, qui vous viens visiter et conjouir de ma présence pour vous mettre en vostre paix. Si vous prie qu'en faveur de moi vous veuillez doucement porter et vous conlreleiiir ; et tout ce que je poray faire pour vous, sauf mon lionneur, je le ferai ; et vous accorderai ce qui me sera possible. » Et alors tout d'une voix crièrent contre mont: " Hée! Willa-comma! Wi/(e-coni9/bienviegnez, bien viegnez , monseigneur! Nous sommes tous vos eni^ns et vous remercionsdevostre bonté envers nous, " El alors le seigneur de Gruthuse, par charge du duc , reparla arrière , disant : « Messeigneurs , véez ci vostre prince , vostre naturel seigneur d'auciennc hoirie , et qui ne l'est pas par acquesl , ne par achat , ne par tyi'annic , mais l'est d'ancienne production de si\ cens ans, qui oncques ne failbt ; siques il a

pciii)lc que vous les avez et retenez , ce que non. Si requérons d'avoir auilieuce pour le vous remonstrcr vivement, à tin tele que vous î après eu puissiez faire à l'expédient de la. j chose qui vous compèie et à nous. ».

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