CHAPITRE CLVIII
Comroenlles parent dudil buiard appibèrenl la partie du mort , par leur avoir donné grani déniera , ce qui riens ne leur pvnffiu quant i ta détivrance dudit ba«latd.
Or firent tant parens et amis , par argent et par bonnestes réparacions , < ne partie fut contente ; et vint partie soy remonsirer devant le duc , et lui signifier et dire son contentement, et la baultc et belle tatisfactiou qui lui avoit esté faicte, priant à mains joinctes, que il lut pleust faire sa grâce et sa nierchy en i'oiïenscur , comme le corrage des olfensés est commué en pitéenvers ly, pour l'onneur de Dieu; pai^uoy lui prièrent de samblable. Mes ce duc y respondit peu ; et ce peu qu'il en dist , si. estoit-il assez obscur , et pendait en doute. Et n'en porent les amis ni la partie pacifiée tirer 'aultre chose , fors seulement vivre en espérance non certaine. Et le détenu demeuroit lousjours en prison, qui , vivant en l'espérance de ses gransamis, ne cuida jamais morir , et fit bonne chiëre.