‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 438 sur 494 · CHAPITRE CLXin · texte numérisé non relu

CHAPITRE CLXin

Comment loni lei 'princet du réaime m tronikent perples en b ntniire du fiire et du tim algn m'

Pour ceci et bien avoit deux ans par avant, qu'autour du roy et raeîsmes au royaulme n'y avoit prince qui ne se trouvast tout entrepris et perplex en la manière du faire et du vivre alors , tant pour la difficulté des matères etdes personnages qui alors régnoient, comme des dangereuses soupechons et manières du roy , dont chacun craignait le péril. Le connestable de France , comte de Saincl-Pol , atout quant qu'il avoit de sens, j avoit assez à faire ù soi bien conduire , qui peodoît en balance entre les deux. Pareillement , le roy de Cécile qui , oncle aux deux frères , fuvorisoit naturellement à tous les deux ; et non moins le comte du Maine , son frère , messîre Charles d'Anjou. Le duc de Bourbon , qui esloit le préféré du throne pour le gouvernement , et estoit nepveu et cousin-germain de la maison de Bourgogne , ii cely devoit bien estre nient moins soing aussi de charier droîct, tant pour son honneur envers le roy , là où gisoit son bien et son estât , comme par obligacion de nature qui le pooit et le devoit traire vers le lexde son prochain sang. Aveucques ce , et qui est le plus du tout , ce avoit esté cely et ung des principaux qui avoit foict l'euneute au commenchement du malvais Blea Publicque , dont toute ceste division a esté aée. Estre revenu doncques en grâce et en baulte crédence aveucques le roy , lui servoit et dnisoit bien de la garder ; et avoir esté aussi de l'alliance et de la commune co^jurison quasi moveur , dcclleur et prometteur itvfrustrable , lui estoit bien cause aussi , et devoit eslre, de non trop ployer au préjudice de ses associés en cause. Le comte de Nevers, le plus oyant en cause de tous , poiu* son honneur dont se véoîl destitué par la Toyacm- ■rOr qui lui avoit été lollue nouvellemenl à Bruges, secondement pour ce que s'estoit mes-fjict envers la maison de son pom et de sa gloire , où avoU esté edevé et ftiun , «I <

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qu'à ceste cause 011 l'avoildcspouillé de grandes terres et seigoeuries loDguemeQl possessées , et avoit acquis son liayneuv , le duc Charles , el le roy gaircs icoant conte de ly^, pour ce qu'en sens et vertu le voyoîtamendi-i, et que mcismes les {gratis hommes le fuyoicnt et le Rotoient en sou foupvoy, cestoy povre "• cbevallier/povre comte, grand et noblede production toutes-fois de père et de mère, de la maison de France , et en pareil degré aveucques le duc Charles , et ayant eu grand bruit el grand gloire en ce royaulme du temps du duc Philippe, son oncle , prince de la chevalerie toute de ça bas, et le ducLeur des batailles et des grans osts où oncque^ ne porta foule , quand maintenant se veit , et qu'à ung lez et à l'aultre se irouva'comme nul réputé, R'avoit hardement de conforter le roy de peu de pieur sieule, ne afTection de soi Iraire vers son procliain , par souvenance de sa honte. Certes , bien devoit avoir le cuer estraiat d'angoisse et de dur aouy en cesiui temps , qui , aux plus sages et aux plus vertueux , esioît estrange et sauvaige. Et combien [que le duc d'Alenclion vivoil encore , et qu'il estoit tenu au roy qui l'avoit délivré de prison et restitué en sa seigneurie , si csloiL-it de l'amisté à lu maison de Bourgogne , par précédent déserte ; et doloit durement la discorde des parties, comme raison le donnoil. Mes jù estoit devenu viel el cassé ; et avoit son fils le comte du Perce emprés le roy , en qui il s'attcndoit et du faire et du lessier en ceste division , et d'y bouler main telle ou telle ; car les armes désormés ne lui csloieni pas si séans pour l'ung cosié ne pour l'aultre , commepité le poijii Iraire naturellement à veoir ce royaulme en discorde , et dont il avoit veu tanl de divers fins longuement , en désolacion de tout le monde.

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