CHAPITRE CCII
En CMlui chapitre diïciaire l'aucleuT l'ortginal principe dant tout le discoiJ eut venu entre le roy et le <luc Charlet.
Ce que je amplie ici ceste malère si au long, ce fay-jc à cause qu'à l'eure de ceste mou escripturc , le temps estoit fort apparant de procbaia meschief de guerre et de grand ruine entre ces deux princes , car fcrt estoient animés tous deux , et moius que je ne les vis onques en espoir d'aulcun remède. Par quoi, se ta guerre va avant, et que l'effect en eiisieut , comme la peur le me juge , au moins pourra l'en -connoistre par mon escripturc , dont tout procède et meut. Car nonobstant que je soie au duc norrîlure et de ses bienfaits , si ne me hootie je point pourtant d'escrire vérité contre ly, là oii nécessité l'expète ; combien que tout, hélas! est meu d'inconvénient et d'un original malvais principe , qui est : que le roy Loys, par soB^couvcrt suliiil
prétendre et veillier en contraire de ce due i Charles. Ta fuit devenir maugré ly et de force Anglois , et d'avoir quis celle alliance , pource que seul ne se sentoît fort pour tenir contre ly. Ceci donques entendu et cogneu , c'est le seul point et le principal qui peut p.irer ce duc ; mes maints inconvénients sont survenus dessus depuis , et dont de plus e plus fort les causes ont empiré les querelles de l'ung et de l'aullre , et tout par faute de raison et de cremeur de Dieu.