‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 61 sur 494 · CHAPITRE XLIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLIL

De la réception fpic le roy françois fit au tùf anglois.

Le roy Charles estoit assis en dos couvert de fleur de lis. RembcUissoit son thronne doré toute la salle plaine merveilleusement des seigneurs ; et le roy anglois , mettant son pîet en l'huys où estoit assis le roy tout au bout de la salle , osta son chappeau , et marchant diligemment oultrc pour venir jusques au dos, sans qu'Ole roy Charles se leva 'îtoncques, assoz vint près de luy ; er lors le roy Charles se levant se peu non , le roy Henry cimlla le genoul assez bas et luy fit honneur , disant

assez humbles et gracieuses paroUes pour ennemy el roy tel qu'il esloit ; et le roy françois faisant peu d'estime et peu de langaige, lu y respoudy joyeusement : « Or çà, vous ! soyez le très bien venu , puisque ainsy est ! Saluez les dames. » Et à ce mot se rassist. Et sembloit avoir sens plus mille fois que on y espéroit, car sa maladie régnoit lors. Et sembloit que Dieu, pour celle briëve espace, onvrast enluy et luy donnast sens et vertu de sçavoir faire ou laisser ; car oncques conseil d'honune ne le peult faire lever, jusques à le veoir près de luy, non plus que encontre ung de ses vassaulx , prince de son sang.

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