CHAPITRE LXÏ
Comment maistre Pierre Ganchon fat poorveo àt févesché de Bcaavais par le laoyai du ducbooifoûignon , et comment le roy angUiif et Iç dac fucot présens à son enb^ pastorale.
Or y avoit ung nommé maistre Pierre Cauchon . maistre en théologie , et très noble et solempnel clerc, qui tout son temps avoit Icalement porté et maintenu le parti de Bonrgoingne y et estoit nouvellement pounren , par le moyen du duc boiirgoingnon, à la digaité pastoralle de Beauvais. Se plaisoit bien , et avoit aiTection beaucop le jeusne duc d*estrei à son entrée et à safeste, et se party de Paris. Parquoy , quand le roy anglois s*en estoit allé à Rouan , et que luy aussi se disposast de s'en retraire Tcrs son pays , où il fut moult désiré , il se vint joindre audit nouyel éyesque , et, en singulier honneur et amour, Tac* compaigna en son entrée, et luy fit Thonncur d'estre en sa solempnité et à sa feste , luy et sa baronnyo tout au long. Si Ten remercia moult humblement ledit prélat. Elle duc le plus errammont qu'il pcult le commanda à Dieu, et s'en retourna à Gand vers la duchesse madame Michielle ; qui y estoit et y tenoit $9
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CHRONIQUE DU DUC PHILIPPE
résidence , et firent grant réjouissement l'un à Tautre , et très amiable chiere, comme raison le donnoit ; et demourèrent ensemble par anlcnn temps, bien l'espace de trois sepinaines. '