‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 56 sur 100 · SAH · texte numérisé non relu

SAH

SAND (en alsace), ou Sandt, situé près de 1*111, à cinq lieues et demie de Strasbourg , à trois petits quarts de lieue de Benfelden, et à une petite demi-lieue de Matzenheim , est un village de la Basse-Alsace , composé d'environ 66 familles catholiques , appartenant à l'évêqueprince de Strasbourg , dans le bailliage de Benfelden , au diocèse de Strasbourg et dans l'archiprêtré de Benfelden. C'était autrefois une paroisse particulière , dont le droit de patronage appartenait à l'abbaye d'Eschau , avec un primissariat. Celui-ci , ainsi que la cure-plébanat , n'existent plus aujourd'hui , et ses habitants sont desservis par le vicaire du curé de Matzenheim , dont Sand est présentement Glial. L'église de Sand esL sous l'invocation de saint Martin. Sur le cimetière qui environne cette église , est une chapelle sous l'invocation des apôtres saint Pierre et saint Paul , titre d'une chapellenie aujourd'hui éteinte.

L'empereur Otton , dans son diplôme de 997, confirme les biens situés in banno Santis , accordés à l'abbaye d'Ebersmunster par deux sœurs, nommées Wulfhilde et Heresinde. Les seigneurs de Rappolstein avaient autrefois des rentes ze Sanl , comme le prouve une charte de l'an 1498; Als. dipl., tom.2, pag.69. L'empereur Maxim ilien, à la prière de l'évêque Guillaume, permit, en 1516, aux habitants de Sand d'établir un péage sur le pont de 1*111 , qu'ils venaient de construire; Alsat. illust., lom. 2, pag. 158.

Le grand-chapitre de Strasbourg est décimateur du ban de Sand pour deux tiers et le grand-écolàtre de la môme église pour l'autre tiers.

A un petit quart de lieue de Sand , dit aussi Gros-Sand, et de l'autre côté de 1*111, est le Klein-Sand, ou Petit-Sand, faisant partie du village d'Ell , et dont il y a six familles

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administrées également par le vicaire de Matzenheim, comme dépendantes de l'église de Sand.

Sand (en empire) est le nom d'un double village situé en empire et de l'autre côté du Rhin , dans la souveraineté territoriale du prince de Hesse-Darmstadt , dont il est un allodial , à une lieue de Willstœtt , au bailliage de Willstœtt , au diocèse de Strasbourg et dans l'ancien arcbiprêtré d'Offenbourg. Les anciens registres archidiaconaux rappellent la plébanie et le primissariat de Sand. Villa Sande vicina villa, Willestetin , est nommée dans une charte de l'abbaye de la Toussaint , de 1254- ; Schannat , Vindem. litter. collect. i , pag. 145. Sand forme aujourd'hui deux villages , nommés Ober-Sand et Under-Sand , composés l'un et l'autre de 106 familles , toutes luthériennes. Elles ont une église à Ober-Sand , et un ministre ou curé nommé par le seigneur, résidant également à Ober-Sand. On donne aussi à ces deux endroits le nom XAlt-Sand et Neu-Sand.

SCHyEFERSHEIM est un village de la Basse-Alsace et du bailliage de Benfelden , appartenant à l'évéque-prince de Strasbourg , composé d'environ 53 familles catholiques, situé non loin de la Scheer, dans le diocèse de Strasbourg et l'archiprêtré de Benfelden , à quatre lieues de Strasbourg , à deux petites lieues de Nider-Ehnheim et à une forte demi-lieue d'Erstein. Pépin , roi de France , en rappelant dans son diplôme de 768 les possessions qu'un seigneur alsacien, nommé VYidon, accorda à Fulrad, abbé de Saint-Denis, donne le nom de Suntor à celles de Scha> fereheim ; Hist. de l'Eglise de Strasbourg, t. S, num. 58,

SCn.fTERSHEIM

pag. 100. Le même Fulrad , par son testament de 777, donna à son abbaye de Saint-Denis les biens de Scaferishaim , qui lui provenaient de la donation de Widon ; ibidem , n. 71 , pag. 124. Le pape , Léon IX , confirma en 1051 les biens de Scafersheim à l'abbaye de Hohenbourg; Âls. dipl., tom. 1, pag. 166. Les annales de Colmar, sous Tan 1303, l'appellent Stafrozheim.

Une ancienne tradition porte que le village de Schaefersheim appartenait à deux frères , landgraves d'Alsace ; que l'un en accorda une partie à l'abbaye de Mourbach , et l'autre la sienne à celle de Hohenbourg ; Als. illust.. t. 2, pag. 15S. Le registre des revenus du district de Bernstein écrit en 1362, sous l'évêque Jean, porte: Gerihte, Twing und Ban in Schœfersheim het ein Bischof gemeine mit einre Eptissin von Hohenburg , ce qui prouve que dès lors l'évéque de Strasbourg jouissait de la moitié de la seigneurie de Schœfersheim , qu'il avait acquise de l'abbaye de Mourbach. L'autre moitié fut vendue par celle de Hohenbourg à un noble de Heiligenstein , d'où elle parvint à Thibaut de Lampertheim , surnommé de Bolsenheim. Celui-ci eut , en \ 467 , un procès à soutenir contre l'abbesse de Hohenbourg, sur la possession de cette moitié du village de Schœfersheim. L'abbesse la racheta peu après par argent des mains de ce Thibaut ; Als. illust., tom. 2, pag. 158. Cette moitié parvint également à l'évéché de Strasbourg , lorsque les biens de l'abbaye de Hohenbourg furent unis , sur la fin du seizième siècle , à la manse épiscopale.

L'abbaye de Mourbach avait autrefois une cour seigneuriale et des biens en dépendants à Schœfersheim , qu'elle accorda en fief aux landgraves de la Basse-Alsace. Dos Gerihte und die lime zu Schefersheim , sont rappelés, en

SCHAFT0LSHB1M

1336, dans le nombre des biens du landgraviat; Al. dipl., tom. 2 , pag. 158. Ulric , landgrave de la Basse-Alsace . reconnaît, en 1337, tenir en fief, de Conrad Wernher, abbé de Mourbach, den Hof zu Schefersheim, avec tous les hommes et justice en dépendant , et tout ce que les Landsberg relevaient de lui en arrière-fief, dans le même village de Schœfersheim ; Ah. diplom., tom. 2, pag. 159. Les comtes d'Œtingen vendirent , avec le landgraviat , en 1359, à Jean , évêquë de Strasbourg , tous les biens allodiaux que les landgraves avaient zu Scheffersheim, et entre autres, einen Schultheissen da zu setzende, also die Mbtissin von Hohenburg : Als. dipl., tom. 2, pag. 227.

Le grand-chapitre de Strasbourg, auquel fut uni l'ancien rectorat de Schaefersheim , est décimateur presque universel du ban et patron de la cure-plébanat. L'église est sous l'invocation de saint Léger.

A un demi-quart de lieue de Schaefersheim et dans sa paroisse , est , près de la Scheer, la chapelle de Saint- Biaise. C'est le titre d'une ancienne chapellenie, des revenus de laquelle jouissent aujourd'hui Mrs. de Zorn de Boulach et Mrs. de Gailing.

SCHAFTOLSHEIM, vulgairement nommé Schœfelsheim, ou Ober-Schseffelsheim , est un village situé sur la route de Strasbourg à Dachstein, près du canal de Sultz, à une demi-lieue de la Brusch , dans les terres du directoire de la noblesse de la Basse-Alsace , à cinq quarts de lieue de Strasbourg, et à trois de Molsheim. Cet endroit est nommé Schaftolfeshaim, dans une charte de Voton , pour l'abbaye de Fulde, de 788 ; Svhanwt, Tradil. Fuldenses, mm. 84, pag. 42. Une charte alsacienne d'Adelbert, pour la même

SCHAFTOLSHKIM

abbaye, de 805, fut donnée ad Scartolfeshaim in capella, appartenant à la même abbaye ; ibidem, num. 196, p. 92. Uton , évêque de Strasbourg , accorda , en 961 , matisos duos sitos in terra Alsaciensi scilicet Scephelingesheim , aux Frères de son église; Histoire d'Alsace, tit. 283, pag. {26. Il est nommé Stephelingcsheim , dans la notice des biens de l'abbaye de Maurmoutier, écrite vers il 44, et Shaphtoltesheim , dans celle des possessions du monastère de Sindelsberg , rédigée en i 1 48. Le pape , Alexandre III, confirma en 11 78, à l'abbaye de Saint-Georges, dans la Forét-Noire , des biens situés à Scaftolfsheim ; Als. dipl., tom. 1 , pag. 267. Bertold de Geroldseck , chantre de Strasbourg , qui vivait en 1193 , accorda aux Frères de son église , dimidium mansum in Saftoldeshmm. On lit dans la chronique manuscrite de Godefroi d'Ensmingen , que dans le temps de la guerre que Walther, évêque de Strasbourg , eut avec sa ville épiscopale , les bourgeois de Strasbourg brûlèrent combusserunt Schaftolzheim , au commencement du mois de décembre 1261. Kœnigshoven, cap. 4, pag. 248, dit la même chose. On lit aussi dans la chronique d'Ellenhardus Magnus, qu'au mois de mai 1298, Conrad, évêque de Strasbourg, et les habitants de cette ville , lorsque l'empereur Adolphe s'approchait de Strasbourg, s'opposèrent à ce prince, se opposuerunt apud Schaftolzheim et circa Bruscam et destruxerunt turrim apud Schaftolzheim que erat adjutorio domini régis Adolfi. Kœnigshoven, cap. 2, pag. 126, écrit que les deux armées de Louis de Bavière et de Frédéric d'Autriche vinrent aux environs de Strasbourg, vers la Nativité de la Sainte-Vierge 13120 , et campèrent à Schaftolsheim , près de la Brusch. Dans le temps de la guerre des deux évêques de Strasbourg, le margrave Jean-Georges de

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Brandenbourg mit ses troupes à Schaftolsheim , en Tan 1592. Mais cet endroit fut pris par celles du cardinal de Lorraine , qui le brûlèrent entièrement ; Zeiler, in Topographia Alsaliœ, pag. 41. Dans le même temps, le château de Schsefolsheim fut brûlé et détruit. Fortifié de nouveau en 1675 par les troupes françaises , il fut pris le 16 août de la même année par les troupes impériales ; Schœpflinus , Als. illust., tom. 2 , pag. 468. Ces troupes l'incendièrent aussi et depuis il ne fut plus rétabli. Il n'en existe plus qu'une maison que les seigneurs ont même aliénée , et qui est voisine de l'église paroissiale. Elle appartient aujourd'hui à M. Lacombe.

On ignore les noms des anciens seigneurs de Schaftolsheim. Nous savons seulement qu'il existait une famille noble de ce nom , qui s'éteignit vers l'an 1442 , dans la personne de Thibaut de Schaftolzheim , prébendier de la Toussaint de Strasbourg ; Descriptio particulœ territorii Argentin., pag. 46. On trouve dans les archives du chapitre de Saint-Thomas de Strasbourg , des ventes de biens situés à Schaftolsheim et Achenheim , faites en 1274 par Walther et Egenolphe , fils de Sigefroi , milites de Schafftolzheim ; en 1288 , par Fritzeman , miles de Schafftoltzheim, conjointement avec Jean et Guillaume, ses fils, et en 1291 , par Jean, miles de Schafftoltzheim ; Als. illust., tom. 2, pag. 666. Jean de Schaftolsheim vivait en 1353, 1361 et 1367 ; Als. illust., tom. 2, pag. 150, 258, 408 et 567. Guillaume de Schaftolsheim fut investi, en 1296, par Jean , landgrave de la Basse-Alsace , du fief de grand-maréchal du landgraviat , qui consistait en des rentes annuelles tirées du ban de Schaftolsheim ; Schilterus, Gloss. teuton., pag. 544 , qui en rapporte l'acte. Der veste Ritter Johannes von Schafitoldsheim fut investi, en 1367 et 1384,

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