‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 84 sur 100 · TRE · texte numérisé non relu

TRE

Guillaume, évêque de Strasbourg , engagea le village de Suvelweyersheim pour 336 florins, d'abord à Frédéric, comte de Zollern , chanoine de sa cathédrale, puis en li!5, à Cunon Pfaffenlapp, et enfin en 4428, à Walther Spiegel. Le grand-chapitre racheta ce village, la moitié en 4435 et l'autre moitié en 4468; Alsat. illust., tom. 2, pag. i60.

TRENHEIM, ou Tranheim etThrœnen, ou Drenheim, à cinq lieues de Strasbourg, sur un ruisseau qui se jette dans la Mosig , Trenheim qu'on croit tirer son nom de l'ancien pagus Troningorum ou Ironia, rappelé dans les titres des rois mérovingiens , parce que Kircheim , dont le comté était ainsi appelé, n'est pas éloigné de Trenheim (Besselius, Chronici Gotlwicensis , lib. 3 , pag. 487, et Schœpflinus , Alsat. illust. , tom. f , pag. 106), est un village composé d'environ 24 familles catholiques, 86 luthériennes et cinq juives. Il y avait autrefois un rectorat, un plébanat et un primissariat. Les luthériens sont desservis aujourd'hui par un ministre résident , nommé par le prince de Hesse- Darmstadt , et les catholiques par le curé catholique de Vangen. Les catholiques ont repris, vers 4690, possession du chœur de l'église , mi-partie dédiée à saint Pierre et à saint Paul.

La bulle de Léon IX, de 4050, compte dans le nombre des revenus de l'abbaye de liesse, ceux de Drenheim, dont elle jouissait alors ; Calmet , t. 4, pag. 430. Le prince de

TRFNHEIM

Linange possède encore aujourd'hui la colonge de Trenheim, au titre de l'advocatie ancienne de Hesse.

L'empereur Frédéric, pour lui et ses héritiers, et Bertholde , évôque de Strasbourg , pour lui et son église , passèrent , en 1236, un contrat d'échange, par lequel ce prince lui accorda les villages dépendants de la vallée de Brusche ou de Schirmeck , pro villa de Trcnheim cum omnibus juri bus et rationibus suis ; Als. dipl., t. i, p. 375. Guillaume , roi des Romains , ordonna , en 1255 , à son landvogt d'Alsace , qu'on récompensât les services que Reinbold Liebenceller, noble de Strasbourg, avait rendus à l'empire sur et de villa Trenhnm cum appendiciis suis ac bonis, que qnondam Fridericus imper at or olim Wolfkelino sculleto Hagenoensi in eadem villa Trenhem abstulit ; Als. dipl., t. 1, pag. 414.

M. de Flachsland est seigneur de Trenheim pour les deux tiers , et le prince de Hesse-Darmstadt pour l'autre tiers; mais ses habitants jouissent du privilège particulier de choisir pour seigneur celui des deux qui leur plaît. Trenheim était un village appartenant nûment à l'empire. La partie du prince de Hesse-Darmstadt est un lief du roi, dont les seigneur» de Lichtemberg devinrent possesseurs à la mort de Gosse Schaub, d'après l'expectative qu'ils en avaient reçue de l'empereur. Mais ayant négligé d'en faire la reprise de Sigismond , celui-ci la conféra à Caspar Schlick et Weneeslas de Windeck. Mais les Lichtemberg lui ayant rendu les devoirs féodaux , Trenheim leur fut rendu par Sigismond, en i 431 ; Als. illust., t. 2, p. 229. La partie de Mrs. de Flachsland est également fief du roi. Les nobles de Hohenstein et de Vœlsch la possédaient autrefois en commun de l'empire. A la mort de Georges, dernier de ce nom, arrivée en 1540, l'empereur, Charles V,

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