TRU
accorda la partie des Hohenstein aux Hass de Laufîen, qui réunirent , en 1622 , celle des Vœlsch, et auxquels Hass succédèrent, en 1628, les barons d'Ulm. Ceux-ci vendirent leur partie de Trenheim, en 1726, à Jean-Henri-Joseph de Flachsland, qui la transmit à ses enfants, mais en conservant toujours le lien féodal qui la leur faisait relever du roi ; Alsat. illust., t. 2, pag. 443. C'est donc une erreur dans le même M. Schœpflin, Alsat. illust. , t. 2, pag. 229, qui dit que la partie des Flachslanden est allodiale.
La dîme en vin est partagée en neuf parties , dont trois sont perçues par le prince de Hesse-Darmsta<H , trois par M. de Haffner, une par M. de Flachsland, une par Mme de Bergheim, et une par M. de Dietrich. La dîme en grains se divise par égale portion entre le prince de Hesse- Darmstadt, M. de Haffner et M. de Dietrich.
TRUCHTERSHEIM. La dîme de Truchtersheim appartenait, en 1237, à l'abbaye de Neuvillers et au curé de cet endroit.
En 1620 , le chapitre de Neuvillers était le principal décimateur. •
La prémissairie de Truchtersheim existait encore en
En 1347, l'empereur Charles engagea aux seigneurs de Hohenstein , pour soixante marcs d'argent , les deux villages de Griesheim et de Truchtersheim.
En 1375, Lambert, évêque de Strasbourg, engagea ou vendit , sous faculté de réméré , à Jean-Thomas de Grostein , les villages de Lupstein , Luttenheim , Truchtersheim , Biblenheim et Griesheim , pour la somme de huit cents florins.
ULW
En 1469, l'empereur Frédéric permit à l'évêque Robert de racheter la moitié des villages de Lupstein, Luttenheim, Griesheim et Truchtersheim , que Jacques de Hohenstein tenait en engagement de l'empire et dont l'évêché possédait déjà l'autre moitié au même titre.
En 1473 , l'évêque Robert céda ce droit de rachat au chapitre de Saint- Thomas , qui l'exerça l'année suivante en retirant des mains dudit Jacques de Hohenstein , la moitié desdits quatre villages pour la somme de huit cents florins.
En 1474 , le même chapitre accorda lesdits endroits dégagés à Robert , évêque de Strasbourg et à son évêché, pour une rente annuelle de 42 florins, rachetable par une somme principale de 840.
Le village de Truchtersheim avait été engagé par l'évêché à Burchard de Wangen. L'évêque Jean 1er le racheta au commencement du 14 e siècle.
En 1687 il y avait à Truchtersheim 34 bourgeois , et avant la guerre, 50. En ce temps-là, la plus grande partie de la dîme appartenait au chapitre de Neuvillers et le restant à celui de Haselach.
ULWEILER , ou Uhlweiler, est un village composé de 68 familles catholiques et de deux juives. L'abbé de Neubourg, dont l'abbaye est à une demi-lieue, en est seigneur. Le droit de patronage et le rectorat furent unis à l'abbaye de Weissembourg. De là, l'évêque de Spire, en sa qualité de prévôt de Weissembourg , est décimateur et patron de
la cure , dont dépendent les villages voisins de Nider- Altorff et d'Ohlungen* L'église est sous l'invocation des apôtres SS. Pierre et Paul. Il y avait autrefois une prémissairie, aujourd'hui éteinte. Berthold, abbé de Neubourg, fut tué le 3 janvier 1333, par les paysans d'UJweiler ; Gallia christ. , tom. 5 , pag, 887. Henri de Halwingen, schultheiss impérial de Haguenau , qui tenait en fief de l'empire , l'advocatie ou la seigneurie des deux villages d'Ulweiler et Nider-Altorff, l'accorda, en 1337, avec tous ses droits, à l'abbaye voisine de Neubourg , du consentement de l'empereur Louis de Bavière , qui confirma cette donation; Alsat. illxist., tom. 2 , pag. 267. L'empereur, Charles IV, confirma, en 1356, advocatiam ville Ulwilre, à la même abbaye ; Als. dipl., tom. 2, pag. 2i6.
On lit dans le nécrologe de Neubourg, que, le 3 janvier 1333 , Bwtholdus hujus monasterii abbas obiit a rustiçis Ulwilerianis maliciose occisus.
IITENHEIM , ou Uttenheim , situé près de la Scheer, à quatre Ijeues trois quarts de Strasbourg , à une petite lieue d'Erstein et à autant de Benfelden, dsms la Basse-Alsace, dans les terres du directoire de la noblesse , dans le diocèse de Strasbourg et dans le chapitre rural de Benfelden, appartient à M. le baron de Beinach de Werd , qui le tient en fief de l'évêché de Strasbourg et qui y a un château. Cet endroit, composé d'environ 68 familles , toutes catholiques , et de près de 21 familles juives , qui y ont une synagogue, est très-ancien. On lit que, sous Charlemagne, qui parvint à l'empire en 800, un noble , nommé BichboJd, échangea les biens qu'il avait dans le ban d'Utenheim, avec d'autres qui appartenaient à l'abbaye d'Ebersmunster ; Hist. de l'Eglise de Strasbourg, tom. i, Uv. 4, pag. 375.
UTENHEIM
Vers le même temps , un autre noble , appelé Acbuton, accorda à l'abbaye de Fulde des biens situés en Alsace , in Huda Mareshaim , que nous croyons être Utenheim ; Schannal, Tradit. Fuldens. , ». 167, pag. 82. Un diplôme de l'an 81 8 , attribué à Louis-le-Débonnaire (Histoire de l'Eglise de Strasbourg , t. 2, num. 93, pag. 171), détaille ainsi les possessions de l'abbaye d'Ebersmunster, provenant de la donation du duc Adalric , son fondateur : In Utenheim , curtis dominica cum salica terra et decimis ipsius , ecclesia cum decimis suis ; quarta pars banni in ipsam ctirtim pertinet. On lit dans un autre diplôme , du même Louis-le-Débonnaire , de l'an 824 , mais falsifié , et qui rapporte également les donations du même duc Adalric: in Utenheim, curtis dominica cum agris et pratis, et ecclesia ipsius ville cum decimis suis et banno ipsius allodii ; Hist. de VEglisc de Strasbourg* t. 2, n. 96, p. 177. Un troisième diplôme , du même prince , de 829 , et également falsifié, les porte ainsi : in Utenheim, curtis dominica, ecclesia cum decimis suis ; ibidein, tom. 2, num. 101, pag. 192. Guillaume, évêque de Strasbourg, confirma, en 1031 , curtim dominicam in Utenheim cum ecclesia et très partes decimarum , à l'abbaye d'Ebersmunster ; Archives de la même abbaye. On lit dans une charte de l'évêque Burchard , de 1156 , qu'un nommé Wanhard , vassal de l'église de Strasbourg , accorda sous l'évêque Otton , aux Frères de Sainte-Marie , mansos , quos in Utenheim ab Ottone episcopo jure beneficii militaris possidebat....; Lib. sal., fol. 72. L'empereur, Frédéric 1 er , confirma, en 1163, curiam in Utenheim cum mansis et curiis eidem attinentibus , au chapitre de Saint-Thomas ; A Isa t. dipl., tom. 1, pag. 254. Le pape, Luce III, confirma , en 1183, curlem dominicam in Outenheim et ecclesiam cum decimis ipsius
i04 UTENHEIM
ville t à l'abbaye d'Ebersmunster ; .4/5. dipl. , t. 1, p. 278. Le pape, Honorius III, fit la même chose en 1224. Ulric, comte de Werd et landgrave de la Basse-Alsace , offrit en fief, en 1232 , sa curtim in Utenheim cum omnibus pertinentiis, à Bertold, évêque de Strasbourg et à son église ; Laguille, pr., pag. 35. Des lettres de 1336 rappellent der Zehende und die eygin Lùte zu Utenheim, qui appartenaient aux landgraves de la Basse- Alsace ; Alsat. dipl. y tom. 2 % pag. i58.
Utenheim appartenait autrefois aux évéques de Strasbourg, qui l'engagèrent à Jean d'Erstein , dit Armbruster, lequel , en 1488 , était à ce titre en possession de ce village. L'évôque Albert vendit ce môme village, en 1490 ou 1491 , à Christophe d'Utenheim , prévôt de Saint-Thomas de Strasbourg , le môme qui fut élu évôque de Bâle en 1502 ; Utenheim revint ensuite à l'évôché, et nous trouvons que Jodoque de Seebach, grand-bailli de Benfelden, le possédait, à titre d'engagement , vers le milieu du seizième siècle. L'évÔque Erasme changea l'engagement en fief et investit, en 1550, à titre de fief masculin, Jodoque de Seebach et Jean-Georges , son frère , tous deux fils du défunt Jodoque , du village d'Utenheim et de ses dépendances. Jean-Georges de Seebach , dernier mâle de sa famille , mourut en Catalogne en 1653. Les nobles de Reinach avaient obtenu l'expectative du fief d'Utenheim , par trois différentes lettres de 1626 , 36 et 40. Alors l'évêque Léopold-Guillaume d'Autriche en investit , en 1656, François-Guillaume de Reinach et ses descendants mâles, en se réservant la clause que les possesseurs du fief, ainsi que leurs sujets d'Utenheim, seraient justiciables de l'évôché. Mrs. les barons de Reinach- Werd sont encore aujourd'hui, au môme titre, seigneurs du village d'Utenheim.
ITF.NHEIM
L église paroissiale d'Utenheim , où est la sépulture de la famille de Reinach, est sous l'invocation de saint Pierre et de saint Paul. L'abbé d'Ebersmunster et le curé-pléban sont décimateurs du ban , chacun pour la moitié. Le pape, Boniface IX, unit, en 1402, à l'abbaye d'Ebersmunster, redditus parochialis ecclesie in Uttenheim, que de jure patronatus dicti monasterii existit, ita quod ei liceat ipsam ecclesiam per idoneum dicti mon. monachum , aut presbyterum secularem ad nutum abbatis poncndum et amovendum desservire. La même union fut renouvelée en 1487 et sous les mêmes clauses . par le pape Innocent VIII. La cure d'Utenheim , desservie jusqu'à nos jours par un religieux de l'abbaye d'Ebersmunster, devint séculière en vertu d'une transaction , passée le 17 janvier 1749. C'est en vertu de la même transaction que l'évêque de Strasbourg est collateur de la cure pour trois nominations consécutives, et l'abbé d'Ebersmunster pour la quatrième. Comme cette transaction a été annulée en 17..., par arrêt 1 du Conseil souverain de Colmar, l'abbé d'Ebersmunster doit rentrer dans le droit de nommer seul et toutes les fois à cette cure.
11 y avait autrefois , dans la nef de l'église d'Utenheim , deux chapellenies , fondées , l'une à l'autel de la Sainte- Vierge , et l'autre à celui de Saint-Jean-Baptiste. Cette dernière n'existe plus. Celle de la Sainte-Vierge fut unie et incorporée à la cure d'Osthausen, le 24 mai 1669, par l'évêque Francois-Egon de Furstemberg, du consentement du patron Bernard-Frédéric d'Ltenheim-Bamstein, dernier de ta famille , qui y avait acquiescé par acte du 9 septembre 1668.
• Cet arrêt n'est pas dans le» Ordonnances.
DTW
Utenheira est la patrie de Craton Hoffmann , qui y naquit en 1449 , et qui fut un des premiers restaurateurs des sciences et des lettres en Alsace. Il enseigna pendant vingt-cinq ans l'éloquence et la poésie à Selestadt , où il mourut en 1501. Son épitaphe se voit sur le cimetière de l'église paroissiale de la même ville.
Utenheim donna son nom à une famille noble d'Alsace, dont il est fait mention dans l'histoire dès le douzième siècle. Heinricus, Hegenoldus, Hugo, Lantfridw de Outenheim, sont rappelés dans une charte de 1147 ; Als. dipl., In ni. i , pag. 233. Burchardus miles de Utenheim fut témoin d'une charte de Henri , évêque de Strasbourg , de 1220 ; ibidem, tom. 4, pag. 341 ; voyez Schœpflin, Alsat. illust., tom. 2, pag. 674. Cette famille s'éteignit en 1669, dans la personne de Bernard- Frédéric d'I tenheim-Ramstein.
ITWEILER. Cet endroit est nommé Outonis villare , id est , Outerwilre , dans la notice du monastère de Sindelsberg , écrite en 1148. Il est situé à une demi-lieue de Buchsweiller.
Cunégonde , épouse de Henri de Fleckenstein , accorda en h'ef , en 1236 , à l'église de Strasbourg , bona sua in Utewilre in pratis et agris cum omni proprietate.
Les évéques de Metz investirent, en 1405, Louis de Lichtemberg ; en 1471 , Jacques de Lichtemberg , et en 1473 , Philippe , comte de Hanau , et Simon Wecker, comte de Deux-Ponts, du village d'Ltweiler ; Ueurisse, pag. 540, 591 et 502. Charles , cardinal de Lorraine , en investit, en 1570, Philippe, comte de Hanau ; Als. dipl., /. 2,p.472. Ce dernier, au lieu (YUlweiln-, lit mal Vrweiler.
VENDENHEIM , qui est mal nommé Fendenheim dans quelques cartes , est un village de la Basse-Alsace , situé sur le ruisseau de Neugrab , à deux bonnes lieues de Strasbourg , dans les terres de la noblesse de la Basse- Alsace, appartenant à Mrs. de Wurmser, dont une branche en a même tiré le nom , composé d'environ 44 familles catholiques et de près de 438 luthériennes. Cet endroit est rappelé, dès l'an 826 , sous le nom de Vendenheim , dans l'histoire de la translation des reliques de saint Adelphe, faite en ladite année à Neuvillers ; Stiltingus , in Actis sanctorum, t. 6\ augusti, pag. 511. Il est appelé Fedinheim , dans un diplôme que Louis-Ie-Débonnaire et Lothaire, son fils , accordèrent conjointement , en 828 , à l'abbaye de Schwartzach ; Histoire de l'Eglise de Strasbourg , tom. 5 , pag. 187. Guillaume, évêque de Strasbourg, qui gouverna cette église depuis 4028 jusqu'en 1047, accorda à l'abbaye d'Eschau des biens situés in Vendenheim , suivant la notice de cette abbaye et la bulle confirmative du pape, Alexandre III, de H80. Un noble laïc, nommé Otton de Bruchkirch , accorda , en 4416 , mansutn unum in villa, que vocatur Vendenheim , aux Frères de Sainte-Marie de l'église cathédrale de Strasbourg. Conrad , évêque de cette ville, confirma , en 1190, une transaction passée entre le chapitre de Honau et le noble Garsile de Bersteft, au sujet de quelques difficultés élevées entre eux , de quibusdam decimis apud Vendenheim sitis. La notice des biens que
VENDEMIE1M
l'abbaye de Laurisheim possédait en Alsace , écrite au 12e siècle, apud Lamei, tom. 3, pag. 228, fait mention des cours franches quelle avait in Wetidenheim. Le village de Vendenheim fut brûlé en 1389, par les troupes de Robert, comte palatin ; Kœnigshoven , cap. 5, pag. 353. En 1392, aux fêtes de Noël, les Blutzapffen furent défaits, au nombre de deux cents, près de Vendenheim ; Schiller, ad Kœnigshovium, pag. 762. Il y avait autrefois une famille noble du nom de Vendenheim. On lit dans une notice du monastère de Sindelsberg, écrite vers l'an 1120 , que Hugo miles de Vendenheim donna quelques biens à ce monastère dans le ban de Mumenheim ; Als. dipl., tom. 1 , pag. 197. Cette famille s'éteignit vers Tan 1498, dans la personne de Jean de Vendenheim, quinze de la ville de Strasbourg.
On trouve dans l'église de Vendenheim plusieurs épitaphes des nobles de Wurmser , qui y furent enterrés, comme étant la sépulture de la branche qui en porte le nom.
Henri, évêque de Strasbourg, accorda, en 1246, en fief, à Henri de Marsilli et ses fils , quatuor mansos in banno Vendenheim sitos ad imperium spectantes , au nom de l'anti-césar, Henri Kaspon; Alsal. dipl., tom. 1, pag. 393. Le même évêque Henri donna en fief, en 1259 , mais au nom de sa propre église, duos mansos et dimidium in banno Vendenheim sitos , à Sigebert , comte de Werd et landgrave de la Basse-Alsace. Le comte Sigebert les donna en même temps, en arrière-fief, à Bernard Cagon, et celui-ci en sous-arrière-fief, à Henri de Marsilli; Als. dipl., tom. /, pag. 429. La famille noble des Wetzcl de Marsilli possède encore aujourd'hui en fief, de l'évêché, des rentes fixées sur certains biens situés dans le ban de Vendenheim.
VENDENHEIM 409
Le village de Vendenheim appartenait, dans son origine, à l'évêché de Strasbourg. L'évèque Henri accorda en fief, en 1263, usufnictus, sen proventus ville sue Vendenheim, à Frédéric d'Ettendorff. Ce fief fut ensuite changé en engagement, puisque l'évèque Conrad racheta, en 1287, villam Vendenheim dudum a predecessoribus suis titulo pignoris obligatam. Vendenheim fut ensuite engagé de nouveau au 14e siècle, en 1328, par l'évoque Jean I« r , aux nobles d'Ettendorff, et en 1366 , par l'évèque Jean III , à Jean d'Ochsenstein, grand-doyen de Strasbourg. De celui-ci, il passa au grand-chapitre de la même église , qui l'engagea aussi , en 145G , à Bernard de Wurmser, à Jacques et Volzon , ses frères , ainsi qu'à Caspar d'Urendorff. Malgré cet engagement , l'évèque Albert accorda , en 1479 , la jouissance du village de Vendenheim à Jacques de Lichtemberg, pour le posséder sa vie durante, et qui n'en jouit pas longtemps, étant mort le 12 janvier 1480. Cependant les Wurmser continuaient de posséder Vendenheim au titre de l'ancien engagement qui leur en avait été fait. L'évèque Albert voulut le racheter. Nicolas de Wurmser, pour l'éviter, lui accorda en propriété , ainsi qu'à son église, le village de Meisenheim. En conséquence, le même évéque conféra , en 1481 , les deux villages de Meisenheim et de Vendenheim , à Nicolas de Wurmser et à ses deux cousins germains , Jacques et Valentin , à titre de fief masculin et commun. Par ce moyen, les W urmser perpétuèrent dans leur maison le village de Vendenheim , qu'ils ne possédaient d'abord qu'à titre d'engagement. Nicolas de Wurmser mourut sans enfants mâles. Ses deux cousins, Valentin, fils de Jacques de Wurmser, et Jacques, fils de Volzon de Wurmser, formèrent , le premier la branche de Schafftolsheim , et le second celle de Venden-
heim. Ces deux branches continuèrent à jouir en commun du fief de Vendenheim jusqu'à l'extinction de celle de Schafftolsheim , arrivée en 1643. Les Wurmser des deux branches de Sundhausen et de Vendenheim en sont aujourd'hui investis au même titre de fief de l'évêché.
Les décimateurs de Vendenheim sont: le grand-chapitre de la cathédrale de Strasbourg pour un tiers , Mrs. de Wurmser pour un autre , Mrs. de Gail , M. de Gailing, Mme de Reich et le sieur Korneman , pour le troisième tiers 1 .
Avant le luthéranisme , qui y fut introduit par Mrs. de Wurmser, Vendenheim faisait partie de l'archiprêtré de Saint-Laurent, et il y avait un primissariat, outre la curerectorat , laquelle cure était du patronage des seigneurs. Aujourd'hui ce village fait partie du chapitre rural du Haut-Haguenau. Les catholiques sont desservis par un curé royal, qui y réside et qui dessert en même temps les habitants d'Olvisheim, de Lampertheim et d'Eckwersheim. Les luthériens y ont un ministre résident qui est nommé par le seigneur. L'église , sous l'invocation de saint Lambert , est mi-partie. Les catholiques ont repris possession du chœur, le 27 juin Mil.
Il y a , sur la route de Strasbourg à Brumat , douze à treize maisons dépendantes de la paroisse et de la communauté de Vendenheim , qu'on nomme Klein -Vendenheim.
VILER, en allemand Weiler, ou Wyler, qui avait autrefois des murs et des fossés , est un petit bourg et le principal endroit de la seigneurie d'Ortenberg, appartenant
' Le seigneur a un château à Vendenheim.
VILER
à Mrs. les comtes et marquis de Choiseul-Meuse, quoiqu'il y ait d'autres endroits de la même seigneurie qui ont un nombre plus considérable d'habitants. (Voyez l'article du Château d'Ortenberg, où sont détaillés les différents seigneurs qu'a eus Viler dans différents temps.) Ville , situé dans la Basse-Alsace , dans le diocèse de Strasbourg et dans le chapitre rural de Selestadt , à trois lieues de cette ville et à deux du château d'Ortenberg, est placé au milieu de la vallée , du bailliage et de la seigneurie de Villé , à laquelle cet endroit a donné son nom , depuis que la seigneurie ne porte plus celui d'Ortenberg.
Louis XIV, par lettres-patentes du mois de juillet 1686, érigea la terre et seigneurie de Villé en baronnie, et ce en faveur de Béat-Jacques , baron de La Tour-Châtillon- Zurlauben , lieutenant-général de ses armées. Le même prince, par d'autres lettres-pa( entes , du mois de décembre 1 692 , en faveur du même , l'érigea en comté , dont le bourg de Villé serait le chef-lieu. Ce comté renferme aujourd'hui vingt-deux villages et les trois châteaux ruinés d'Ortenberg , Bamstein et Bilstein. Dès le 21 décembre i683, le roi avait permis au même de Zurlauben, d'établir des forges de fer dans sa terre du val de Villé , en tel endroit que bon lui semblerait,
La vallée de Viler portait autrefois le nom d'Albrechtsthal ou de vallée d'Albert. Kuyr, Antiquités de la Vosge, part. 2, livre 4, chap. i6, pag. 190, le dérive d'un certain comte Albrecht qui, scion lui , tenait sa cour et demeurance au chasleau d'Ortenberg, qu'il dit être fils de Beron, petitfils de Bathacon et arrière-petit-fils d'Ethicon , duc d'Alsace. Guilliman, Habsburg., lib. 3, cap, 4, pag. #7, le fait venir d'un prétendu Ottobert, fils d'un certain Theodibald, qui fut, selon lui, au septième siècle, comte d'Altembourg
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