‹ ŒuvresChapitre 22 sur 37 · aç · texte numérisé non relu

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de lutter arec avantage contre un jtabliweniént qui y par sa nature y déjouerait la contrebande, cet établissement remplirait son but. Du moins s'il est une nation qui pût se flatter de le faire réussir par la prépondéranos que lui donnent ses productions naturelles et ses richesses relatives ^ surtout dans ses rapports avec les principaux propriétaires des mines | c^est la nAtre; cir si TEspagne essayait de hausser ou de baisser la prix desmctaux précieux au gré de son caprice, onpeatson>* tenir, le bordereau de la balance de notre commerce à la main, que notre industrie ayant repris sa TÎgnear, que notre commerce rendu k son ancienne adifit^i nous aurions annuellement quatre-vingts à cent millions à opposer aux eflbrts impoHtiques de PEspagiMy puisque dans ^ancien régime même, avant la latagncnr désastreuse qu^a causée Pineptie de notre ministirt , tel a toujours été notre état de situation.

Eh I qui peut douter que notre richesse métalliqas ne dépende de notre industrie ? Cest un véritable axioms que les richesses des mines sont moins pour leur» pnpri^ iaires que pour cçt/x qui ont de P industrie ^de foninidt la prudence et de PacHvité*

En un mot, ne manquant jamais de matières, bob» en fabriquerions, en raison du besoin; et ce besoin cit facile à calculer, car c'est encore un axiome queis jas*" tité d'argent nécessaire au commerce , ne se mesure q^J^ la vivacité de sa circulation , et comme il est constant ftt trop de numéraire produit P effet d'en laisser mmspsrtk dans r inaction , tandis que trop peu de numéraire engmM Pagricr livre , les arts et le commerce , et hausse le ttaust 'j P intérêt } comme il est constant que la rareté des espèeÊÊ cause une inquiétude qui fait resserrer le numéraire et esg* mente d'autant cette rareté ^ on pourrait croire qtt'ilifli' porte pour la bien de tons, que la naticsi ait a^nle k

BE MIRABEAU. ^OJ

i^coit de vente de Vov et de Vargent ; de m^me que pour . le bien de tons ^ elle a seule droit sur les mines «le ces métaux ( sauf les plus généreuses indemnités ); car la matière du signe commun doit être une propriété commune. La liberté, et surtout la liberté du commerce ^ roilà le grand argument contre cette proposition i. Si Pon réfléchit qu^il n^y a peut-être pas cent personnes en France assez riches pour faire ce commerce , qui de?ien- Irait une source d'agiotage , on pourrait demander ^intérêt de cent combattans contre Pintérêt de 25 millions de Français 9 lequel doit Pemportcr?

Cette théorie vaut certainement d'être approfondie^ et c'est à l'analyse la plus exacte qu'il faut en confiei* Pexameu. Mais son application niétant qu'une mesure administrative j il n'est pas nécessaire d'avoir pris un parti à cet égard ^ pour fixer les bases constitutionnelles de la législation des monnaies j qui doit être uniquement fondée sur le petit nombre de principes que nous avons établis. Les appliquer à chacune des parties du régime monétaire, est maintenant le travail facile d'un jugement simple et droit.

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