RAPPORT
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1 79 1 . — 2S Janvier.
Messieurs^ le comité diplomatique ^ rëunî aux comî* tés militaire et des recherches j m'a chargé de fixer votre attention sur un objet important par ses rapports avec la tranquillité générale | sur ces bruits de guerre ^ ces alarmes publiques que la défiance accueille ^ et que le zèle même répand ; sur les dangers ^ quels quHls soient^ quM s^agit d'apprécierpar leur réalité ^ non par les vœux impuissansdes ennemis de la patrie; enfin sur les mesures qui sont compatibles tout à la fois avec notre dignité et avec notre intérêt : mesures dont la prévoyance seule nous fait un devoir^ et qui peuvent concilier ce qu^on doit à la crédulité ^ à Tignorance même et à la prudence.
Four un peuple immense , encore agité des mouvemens d^une grande révolution ; pour de nouveaux citoyens que le premier éveil du patriotisn^e unit aux mêmes pensées dans toutes les parties de Pempire y qui^ liés par les mêmes sermens ^ sentinelles les uns des autres ^ se communiquent rapidement toutes leurs espérances et toutes leurs craintes^ la seule existence des alarmes est un péril ; et lorsque de simples mesures de précaution sont capables de les faire cesser ^ Pinertie des reprcseutans d^un peuple valeureux serait un crime.
S^il ne s^agissait que de rassurer les Français j nous leur dirions : ayez plus de confiance dans TOiis-niémes et dans rint('ii*t de nos voisins* Sur quelle contre portent vos alarnu's ? La conr de Turin ne sacrifiera point une iitilo alliance à des Iiaiues ou domestiques ou étrangères. Klle ne séparera point sa politique de sa position; et les projets d'une intrigue cclioueront contre sa sagesse.
La Suisse libre , la Suisse iidèle aux traités , et presque française , ne fournira ni armes , ni soldats aa desputisnie (iu\lle a terrassé ! £IIe aurait honte de prottfgiT des conspirateurs , de soutenir des rebelles»
Lropold a étr législateur y et ses lois trouvènent ausâ des détracteurs et des ennemis. S^il a des armées nom*, brenses , il a de vastes frontières. SHl aimait la guerre j quoiqu^il ait commence son règne par la paîZ| ce nW pas du coté du uiiJi que sa politique lui permettrait «le tourner ses armes. Youdrait-il apprendra à des provinces encore flottantes entre l'essai d^une liberté qu^on leur a gîltée | et la prudence d\me soumission qui ne Jurera qii^iutant qu'elle sera supportable , comment ré* sistent h des conquérans ceux qui , dans lenn pcopM foyers j ont su abattre la tyrannie ?
Craignez-vous quelques princes d'AllemagnSi qui feignent de penser que le gouvernement d'una natiaa souveraine aurait dû s'arrêter y dans l'exécution de aei lois j devant des portions privilégiées de son tecritoinF jVIais serviraient-ils mieux leur intérêt par des combali ([ue par une utile négociation ? Et Toudraient-ila coiiipromettre l'indemnité que votre justice leur accordeî Que dans des siècles barbares , la féodalité ait armé éei châteaux contre d'autres châteaux j cela se con{oit{ mais que des nations fassent la guerre pour maintenir b servitude de quelques hameaux , ceux-là même qui fiait (le pareilles menaces ne le pensent point : croyez plol^
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