LB MAGISTRAT
M- le directeur a raison... notre devoir est pénible, monsieur, mais les arrêts de la jusliee soûl irrévocables. Le temps se pa»sc cl l'heure avance ..
nnxAQUFT, avec indignation.
Le temps se passe'.. Comment! pour arracher une créature de Dieu à la mort, pour empêcher on assassinat juridique, on ose parler de temps! Eh ! monsieur, pour que cette malheureuse reprit son bon sens, fallût- 1 huit jours, ne pas les attendre serait un crime aux yeux de Dieu et des hommes.
LF. MAGISTRAT.
Celle discussion est douloureuse, mousieur; mais, dans le procès, la question d'aliénation mentale a été écartée par les médecins... L’arrêt c*t rendu, et lois même que la coudasunée aurait des révélations à faire, et rien ne me le prouve...
BOSAQOn.
Et ma parole, mousieur!
LF. MAGISTRAT.
Si respectable qu elle soit, monsieur, votre parole ne peut couvrir ma responsabilité. A peine celle malheureuse femme vous a-t elle reconnu; elle a été incapable de répondre à vos qu es lions. Or, je vous eu conjure de nom eau, monsieur le docteur, laisse» la justice soi’ re son cours, ne prolongez pas inutilement l'agonie de cette malheureuse.
donaqcet, désespéré.
Mais c'est un assassinat, monsieur; mais je connais le coupable... c’est le duc de Beauperlui»!...
LE MAGISTRAT, SévètCmCDl.
Mousieur le docteur, par con»idëraliou pour votre caractère, si honorablement connu, je ne veux pas avoir cuLéndo les imprudentes parole» que votre attachement pour la condamnée vous arrache.
ROXAQUET.
C’est ma conviction, monsieur. Douma-moi une heure, et je prouve ce que je dis.