‹ Œuvres illustrees d'Eugene Sue La bonne aventureChapitre 50 sur 57 · HOLA · texte numérisé non relu

HOLA

Innocente! malgré les preuves trouvées contre elle'.'

U ITU.Ut'SE OC LOtmTcta.

Innocente! maigre ses aveux ? Ou le dit, il faut le croire.

L'AMIRAL Sllt CltAJll.CS

wamiT,

Fli bien, monseigneur. avais-je tort quand je disais ; Celle malheureuse femme est innocente ou folle?

IC PBISCE BOVAL.

Vous aviez raison, niourieur l'amiral, votre instinct de justice était plus certain que le uùtre.

(A Ducormier.) Eh bien, mou pauvre comte, qu'en ditesvous?

MXOBMICR.

Il est toujours heureux. monscigucur, de voir uu ùiimccuI échapper à une injuste punition.

le r taxée tout.

Et ce duc du Beaupet luis ! quel monstre d’hypocrisc! lui qui à' l'audience pleurait toujours et sembla il entourer sa femme des soius les plus tcudres !

la rnixccssL ni: LowcsrBi.v

Il est, du reste, fort heureux qu il se soit fait justice lui-même.

lc prince rovAL, bas à madame Ducormier.

Ce pauvic comte! il est accablé. Je n'espère pas le consoler d'uu si terrible malheur.... Cependant j'ai à lui appreudre-.. (U sc tait.)

LA COMTESSE DlUOUMItB.

Votre Altesse Royale u'acbèvc pas?

t e rfiixcc isoval. d'un air bieuvcill.uil cl mystérieux.

Non, je veux laisser à ce cher comte le plaisir de vous apprendre, madame, ce dont je vais l'instruire. (Lc prince se rapproche du cercle formé autour de Ducormier.)

ia DvenessB oc siinola à Ducormier.

En vérité, quoi qu'en dise ce journal, j'ai de la peine à croire 51. de

Airé-tei' «néte»! mspcinlci l'exécution! Pac,i; 119.

Beauptrluis coupable, surlool lorsque je me rappelle ce que vous uous disiez de lui, monsieur le comte : vous nous parliez toujours do ses goûts simples, studieux, qui lui faisaient rechercher une solitude tout occupée de science.

nooinnt

Que vous dirai-jo, madame la duchesse? mon erreur a été panade par tant de gens honorables, qu'il faut me la pardonner; cl, 'ailleurs, à l’époque où j'ai eu l'honneur de connaître M. le dur de Bcaupt-rluis, rien no faisait soupçonner, ni dans sa conduite, ni dans ses excellents rapports avec sa malheureuse femme, qu’il dût un jour s’égarer à ce point... s'il l’a commis, ce crime... car uous venons de voir, par l'exemple uiéino de Maria Fauvcau, combien est incertaine la justice des hommes.

heur, au ravissement que me cause une faveur si inespérée

A ce muiiirnt la porte du salon s'ouvre violemment.

Toutes les personnes de la million se retournent avec surprise et voient entrer un homme de liante stature, à la tournure militaire, au teint basané, aux iougucs moustaches grises. Il porte uue redingote bleue couverte du poussière. I.a ligure de cet etranger est si* uislrc.

l'n moment il s'arrête au seuil de la porte, comme pour calmer l’émotion qui l'agile; puis, s avançant d un pas et interrogeant l'as* semblée d'un regard sombre, il s'écrie d'une voix sourde et mena* çautc :

— Mousicur Ducormicr est ici, je le sais! Qu'il se montre!...

mmriiHEt.

Douteriez-vousdu crimedeM.de Rcaupermis, monsieur le comte? Et scs aveux?...

DtiCORMIER.

Eli! mon Dieu!

monsieur l'amiral, j'aime toujours à douter du mal; et puis, enfin. Maria Fauvcau avait aussi fait des aveux . et cepcnilaul, maintenant. son innocence est reconnue. Je ne veux, certes, pas atténuer l'horreur du crime de M. de Reaiipcrluis, car ce crime est mi nouveau et terrible coup pour mou vénérable protecteur M. le

pi inccdo Morscuuc.

U cr.iNct royal.

Ali! cher comte...

je crains que votre généreux et tendre attachement [tour «elle maille u relise famille ne soit encore exposé à de cruelles épreuves...

dc cor a u r. avec abattement.

Je le craius, monseigneur.

(Vendant que la conversation continue dans une partie du salon, le priuce royal prend le bras de li morutier et l'emmcue prèsd’uuc feu è lie.)

LE MINCE ROTAI, à

demi' voix à Ducormicr.

Allons, pauvre cher comte, du courage! nous tâcherons dc vous tonsolcr; oui, car nuiiileuanl je suis à | eu près certain de vous voir accréditer prés de notre cour.

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