LE COLONEL DUVAL
Tout le monde a lu h déclaration de cet homme en faveur du priucc de Morsenue.
LE MINCE BOVAL.
Oui, pour le défendre contre les calomnies de Miria Fdaveau ; celte déclaration a été écrite ici devant moi.
le coijoxel dotal, inoiilMni Dueormier.
Cet homme, d'abord secrétaire du prince de Mursenne, a profilé de celte position pour séduire cl perdre madame de Beauperluis, j puis il a accepté du prince l’offre a être son entremetteur auprès de Maria Faoveau.
le minci royal, joignant les mains.
Quel abîme d’infamies !
LC COLONEL K- VAL.
Heureusement la vertu de cette jeune femme l’a sauvegardée ; elle est restée pure. Maintenant comment M. de Mor senne a-t-il, .m contraire, concouru à la scandaleuse fortune du séducteur de sa (ille? C'est un de ces mystères d ignominie impénétrables aux honnêtes gens. La tombe a scs secrets. Ma malheureuse enfant s’est rencontrée avec Maria Fatiycati, et a su d’elle que la mort affreuse de madame de Bcaiiperiuis a été presque le buuheur, la délivrance, auprès de la vie que lui avait faite l'horrible perversité de ce misérable Dueormier. H m’euteud, il me comprend : qu’il rue démente, s’il l’ose.
(Dueormier est très-pâle, mais il reste impassible, et brave avec une froide audace le dégoût, le mépris et l'a ver-ion qu'il soulève, l-a comtesse Dueormier est sombre Cl paraît réfléchir. Le colonel Duval, attachant uu regard farouche sur Anatole, jouit de l'éclatante dégradation du séducteur de Clémence.)
le mince royal, avec effort et comme s'il pouvait à peine en croire ses yeux et ses oreilles.
Non! non! quand on sc rappelle l'altitude de sa physionomie. !- s paroles de ce Dueormier, lorsqu'il assistait ici. comme nous. « Inique jour, aux diverses phases de te lamentable procès, où figura cnl ers i trois infortunées perdues par lui, perdues pour lui, on se mande >i l’on rêve, on recule avec épouvante ’evant «et abinc de ci.rmptio-i, d’hypucride cl de scé’cralessc ! (Au colonel Duval.) Ah! minsieur. il faut nous pard-umer d’avoir été trompés. H «*st des mou- nuisîtes
3 ne l ame ne soupçonne même pas dan* ses plus mauvais ,ourt du otite cl de misanthropie.
LA JtONNE AVENTURE.
LA COMTESSE DirCnRMEH.
J'ai la douleur de porter le nom de cet homme (Elle indique Ihicortider d’uu geste écrasant.) Je ferai solidaire de sa honte, ce!» doit être. Pourtant» parle Dieu qui me voit et m'entend, je m'accuse d'avoir épousé cet homme, non p»r alunir, mais parce que je le croyais fait pour satisfaire mon ambitieux orgueil: tuais que mon âme soit à jamais maudite si je le soupçonnais capable des crimes qm* j’apprends aujourd'hui (Tirant de son doigt son ann-.au de maliage et U* lo but au* pieds avec dédain.) Tous nos liens sont brUé* comme je brise cet anneau, et maintenant, malheur à moi! un nom dé d nui' ii é, abhorré, pèsera sur uu vie entière !
le mince de lowesieix, à Ducormler.
Monsieur, j'ai l’honneur d'éfre président du cercle des étrangers réunis à Bade; vous êtes membre de ce eerck*; je vous déclare exclu de celte réunion comme indigne et comme inlame!
Les assistants répét.nt avec énergie : — Oui. cliasaé! comme indigne ei c -mine inlame! (Tous sortent, moins Üucormier, le colonel Du val, le pouce royal et le colonel Butler.)
LE COLONEL DU VAL, à Anatole.
A cette heure, b porte vous est ouverte; nous sortirons ensemble; j’ai des aimes dans ma voilure. (Au prince royal.) Prince, je suis à vos ordres; vous avci bien voulu me promettre de me servir de témoin...
LE fRISCI ROTAI..
Monsieur le colonel, je m'en fais un devoir et un bouueur. iAu colonel Butler.) Veuez, Butler.
ls colonel du val, à Üucormier.
Nnu* prendrons vos témoins en passant. (Avre une ironie amère ) Un liuumie c<>uime vous ne doit pas manquer d’jniis. Allons, sortons.
mcornicr, très-froid.
Monsieur, il se peut que je consente à me battre avec vous, mais il sc p> ut que je n'y conseille pas.