‹ Œuvres illustrees d'Eugene Sue La bonne aventureChapitre 56 sur 57 · LE VALET L'L MED · texte numérisé non relu

LE VALET L'L MED

Place Neuve, monsieur le comie.

WCOUItl.

Celle lettre pour madame la comtesse Mime?ka,à l'hôtel des Bains; il n'y a pas de réponse. Allez!

(Le valet de pied sort, ci au môme instant on voit entrer le secrétaire de légation.)

Dr coAMiEit, au secrétaire.

Monsieur de Maisoufort, vous allez, je vous prie, vous mettre eu uniforme, mouler dans ou voiture, vous rendre au palais ducal, et remettre à S. A. S. monseigneur le graud-duc cette lettre de tua part.

n. de «aïs- 'in rom.

Oui, monsieur le comte.

DOCOaUlEB.

Y a-t-il des courriers de retour à l'hôtel?

M. DE JUISONfOttT.

Julien est revenu ce malin de Paris, monsieur le comte, et Dupont est arrivé hier soir de Francfort.

d'une accoude jusqu’à demain, j’étais certain d'avance d'accomplir ma promesse; car, je vous l‘ai dit eu vcuaul ici : Dans le cas d'un refus de votre part, je...

MxonaiER.

Ne reveuons pas là-dessus? J’ai spontanément consenti à votre proposition; je n’avais, je vous le répète, ni cuvic ni sujet de fuir.

DON Afin.

Savez-vous pourquoi je suis venu ici sur les pas du colonel Duval ?

DVCOflNlF.ll.

Pour régler uu terrible compte avec moi, avez-vous dit.

MXÀQunr t amèrement.

Le temps n’est plus où je vous croyais digue d’eutendre les sévères reproches de fainilié.

MraosimiR.

Ne parlons pas de notre passé, cela me fait mal.

bosaqcet, d un ton glacial.

Dieu me garde d’y songer; parlons du présent. Je suis veuu ici an nom de Clémence Duval.

DCCURJIIER.

Dupont partira dans deux heures pour Paris, avec cette dépêche pour II. le miuistre des affaires étrangères.

N. DE «A1SUSI0RT.

Parfaitement, monsieur le comte-

DOCtlWIU.

Ce mot... est pour l’autre courrier... pour Julien... veuillez le lui faire remettre à l'instant, avec celle dépêche; il se conformera à tues ordres. Nous devions aller ce soir curz M. le ministre de llussic : vous irez seul ; vous voudrez bicu m'excuser auprès de Son Excellence.

N. DK MAWONFODT.

Je ne manquerai, monsieur le comte, à aucune de vos recommandations; tuais, dans le cas où monseigneur le grand-duc ne serait pas de re’.our au palais lorsque i'y arriverai, dois-je attendre S. A. S. pour lui remettre celle dépêché?

DUCORMIER

Certainement; je désire que vous la remettiez au graud-duc luimême.

M. DE MAISoNFORT.

Deviendrai-je aussitôt vous rendre compte de ma mission, monsieur le comte?

DvconniFn.

Non, je vous serai obligé d'attendre que je vous fasse mander. (Montrant Butiaquct avec une expression de déférence.) J'ai à conférer longuement avec monsieur... je désire n'élrc pas dérangé: veuillez dire à I huissier de service que je ne veux être interrompu sous aucun prétexte. A bientôt, monsieur. (M .de Maisonfort salue et sort.)

(Ducormier a donné les ordres précédents d’une voix brève, coutenue, et d'un air impassible ; mais, lorsqu'il se retrouve seul avec Donaqnct, qui, de temps à autre le regarde, scs traits expriment tin abattement profond; il tombe comme anéanti sur un fauteuil eu faisant un geste qui semble dire : Tout est accompli; plus d'espoir!)

BOSAyCET.

N’avez-vous pas d'autres ordres à donner? avez-vous fiui?(Ducormier, absorbé, le regarde d’un œil fixe et ne répoad rien. Le docteur sc lève, s'approche de lui et répète d’une voix plus haute) : Je vous demande si vous avez fini? (Silence.)

diuiiinllr, tressaillant et comme en sursaut.

Oui, j'ai fini (avec un sourire sinistre); oui, tout est fini. (Silence.) Pardon de n'avoir pas échangé un seul mut avec votl* depuis notre arrivée ici; mais...

MXAQOET.

Cela ne me surprend pas ; vous aviez diverses lettres à écrire, plusieurs dépositions à prendre; uous avons remis notre entretien jusqu'apres ('accomplissement de ces actes. Ainsi, c'est tout? mcorxier, avec effort.

C’est tout.

BONAIKKT.

Noms oc serons pas dérangé??

Dccozxir.it.

Je viens de défendre absolument un porte.

(Long silence. Bonaquct semble recueillir scs pensées. La physionomie de Ducoriuier devient de plus en plus sombre.)

MXAQLTT.

Lu donnant ma parole au colonel que je lie vous quitterais pas

DDconxiL.it, surpris.

De la part de Clémence Duval!

BOXAQCET.

Son père ne lui a pas caché qu’il venait ici pour sc battre avec vous, et...

Ducor.xirit, vivement.

Pas un mol de plus. (Allant à son bureau, il y prend uuc des lettres qu’il vient d écrire, et, la renicttaut à Bousquet) :

BOXAQCET.

Uuc lettre pour Clémence Duval. 1

Dl'CORMCfl.

Oui; décachetez- la cl lisez.

KOAQLXT.

Soit... (Il la décachette.)

Doconxitn.

Je vous prends à témoin que, depuis que nous avons quitte le colonel Duval, pas un mot n'a été échangé cuire uous, ui sur lui ui sur sa fille.

POXIQCET.

C’est vrai.

Maintenant, lisez celle lettre.

(Bonaquel lit; bientôt il tressaille. pâlit, jette un regard indescriptible sur Ducormier, et laisse tomber sur ses genoux scs deux manu qui tieunent la lettre; peudant ce long silence, la physionmie du docteur trahit de vives et profondes angoisses; après avoir plusieurs fois levé les yeux au ciel, il continue sa lecture.

Ducormier semble de plus en plus abattu; bientôt un effrayant sourire contracte ses lèvres, nuis ilfait un brusque mouvement comme quelqu’un qui vient de prendre une résolution suprême, il passe la main sur son frunt, écrit rapidement deux ligues qu'il met en évidente sur son bureau, et jette ensuite les yeux autour de lui comme s'il cherchait quelque chose; Bonaquct a terminé la lecture de la lettre, il relève les yeux et suit avec une surprise et mie auxiclé croissantes les divers mouvements d'Anatole. G lui-ci, après quelques inslaiilsdc réflexion, prend une chaise, la porte au milieu du cabinet, munie sur ce siège, et décroche de la chaîne de cuivre où il est suspendu le lustre flamand; celte forte chaîne est terminée par uu large anneau; Ducormier saisit cette chaîne d’une main vigoureuse, fait tomber d'un coup de pied la chaise' sur laquelle il était moule, reste quelques secondes suspendu à la chaîne du cuivre, puis il se laisse tomber à terre.)

ircoiixiEi, d'une voix sourde.

Bien!... mais ce n'est pas tout.

donaqlet a suivi les divers mouvement* d’Anatole avec uuc surprise croissante.

Est-ce qu’il devient fou?

(Ducormier, aurès avoir de nouveau jeté les yeux autour de lui, arrête scs regards sur les rideaux d’une des croisées; il prend l’uuc de leurs longues embrases formées d’un gros cordon désolé. Ducormier di?po?e en nœud coulant une des extrémités de celle cordc de suie, revient au milieu du cabinet, relève la chaise, v remonte, et attache solidemeul à l’anneau de la chaîne de cuivre I autre bout du lacet fatal.)

doxaqcet, mettant sa main sur scs yeux, et avec un ci l terrible.

Ah!... (Puis il court à Anatole, cl, le forçant à descendre do sa chaise) Malheureux !

DtconviEnJui montrant la lettre tombée aux pieds du docteur.

Cette lettre, vous ne l’ave* doue pas lue?

tKUUQDCT, épouvanté.

Si, si; niais... -

Dl'CORXIER.

J’accomplirai la promesse que j’ai faite à Clémence. Son père ne reviendra pas près d’elle couvert de mon sang! que vous faut-il de plus? (Avec un sourire affreux.) Je ne savais quelle mort choisir. I-a lin de M. de Bcaupertuis dans sa prison a décidé mou choix. aOHAQOET.

Ah' mon Dieu! (avec un accent déchirant) je l’ai aimé comme un frère, pourtant! et le voir... (Cachant sa ligure dans scs mains.) Ah! c’en est trop!

pccorvier, sc jetant au cou de Ilouaquei.

Tu m'as aimé comme un frère, Jérôme? répète ces mois-là, cl je mourrai content.

doxaqvbt, le repoussant.

Laisse-moi! laisse-moi!

occoRvtER, avec un sourire navrant.

1>ieu est juste! cet adieu suprème.«je ne le mérite même pas. Ton amitié sainte, ô Jétônic! je i'ai insultée, reniée; à mon heure dernière tu inc repousses. Dieu est juste!

iiosAytET, un moment apitoyé malgré lui, reprend avec une explosion d’indignation :

Oui, je te repousse avec aversion, avec horreur! Oui, Dieu est juste, car il te frappe au comble de cette fortune où tu étais arrivé en cm* lopni au crime les dons sacrés que le Créateur t’avait dispensés... ui, Dieu est juste, car il t’écrase dans ton hypocrisie comme le serpent dans sou venin... Oui, Dieu est juste, car tu vas mourir, accablé des malédictions d un homme de bien, qui autrefois eût douné sa vie pour la tienne, et qui rougit du sentiment de pitié qu’il a ressenti tout a l'heure!... Va, im-urs! meurs doue! et maudit sois-tu pour les maux afftvux que lu as causés! Maudit sois-tu au nom de Diane de Beanperluis, noble et (ière créature, dépravée, perdue par toi, et qui est morte par le poison! Maudit sois-tu au nom de son assassin, homme autrefois inoffensif et sans haine, que la dégradation de sa femme a poussé au meurtre! Maudit sois-m au nom de Maria Fativcau, qui n’aura peutêtre quitté l'échafaud que pour succomber à un effrayant délire! Maudit sois- lu au nom de Joseph, notre ami d’enfance, pauvre cœur tendre et naïf, que le malheur a rendu fou! Maudit sois-tu au nom de ton enfant tué par sa mère! Maudit sois-tu au nom de Clémence Duval, à jamais Hoirie par une condamnation infamante ! Maudit sois-tu au nom de son père, cc soldat dont le nom était une des gloires de la France, et qui n’a plus qu’à cacher ce nom comme il cachera b honte de sa tille! Maudit, maudit sois-tu enfui, loi qui tint de fois as souffleté sur ma joue ce sentiment sacré que les plus hideux criminels respectent parfois : la sainte amitié des jeunes années. Meurs donc! je te verrai mourir d’uu ceil sec.

(Ducormier a écouté les malédictions de Bonaquct avec une sombre résignation : par deux fuis. U a porté la main à sou front penché, comme s’il se sentait écrasé par la véhémente apostrophe de son

ami. Lorsque celui-ci, en ter s’est écrié ; Je te verrai mourir

d’uno'il sec! les traits de Ducormier se sont empreints d’une douleur désespérée. Alors, sans dire tut mot il s'approche de la chaise d’un pas ferme, y monte et se passe le cordon de soie autour du cou.) tmn.iQcr.T, courant à Ducormier, le saisissant par la main et le faisant descendre de la chaise.

Anatole!...

mx.orxot., effrayant.

Qu’est- cc que cela vous fait? Vous verre* ma mort d’un œil sec. no.NAQCEî, ne pouvant retenir scs Larmes.

Mon Ame n’est pas bronzée comme la vôtre, et. malgrémoi. je me souviens que votre cœur a été pur cl bon. (Il pleure silencieusement.)

MiconxiEu, avec abattement.

Oui, car je n'étais p is né pour le mal. Mais que roulez-vous ? mes maîtres, les roués politiques, m'ont perdu... (Profond soupir.) Allons, Jérôme, que la grande Ame soit miséricordieuse. J'ai commis de méehaules actions, plus par fol orgcuil que par cruauté; ma punition a été terrible; je touchais au faîte de mon ambition, et inc voici dans un abîme d ignominie! Honneurs, riches» es. avenir, tout m'échappe à la fois! Enfin, comme expiation dernière des malheurs que j'ai causés, je donne ma vie. Stérile expiation, me diras-tu, Jérôme, car celte vie me serait désormais insupportable, impossible... on ne survit pas à tant de houte! Et pourtant, malheur à moi', ma mort n'assoupira pas les haines que j'ai soulevées. Mais au moins, n'est-on pas digne de pitié quand on meurt ainsi? Jérôme, mon bon Jérôme! seras-tu sans entrailles? veux-tu donc que je meure eu damné? U loi qui m'appelais ton frère! celte amitié sainte des premières années, j'ai

pu l'outrager, la blesser en toi; mais elle ne meurt pas dans une âme comme la tienne. (Avec nu attendrissement inexprimable et des larmes dans la voix.) Par pitié, Jérôme, une dernière fois cœur contre cœur... les condamnés oui un prêtre, et moi... (avec un sanglot déchirant) et moi, je n'aurai personne... personne !

(Bouaquet se jette dans les bras de Ducormier, tous deux pleurent pendant cette suprême étreinte; Anatole s’arrache le premier des bras do sou ami. la ligure presque radieuse.)

DtConXIER.

El maintenant, adieu; la chaleur de ce dernier embrassement me soutiendra jusqu'à la lin.

noxAQtTT éperdu lo retient.

Anatole, écoute, écoute.

DlCOBMtE».

Il faut que je meure! Tu l'as dit!

DON AQl’ET,

Mon Dieu! mon Dieu!

•OCOtttKR.

Jérôme, puis-je supporter la vie?

RONAQLRT.

Non, et cependant... Oh! fatalité, fatalité!

dlcormicr, le poussant doucement vers la porte.

Va, laisse-moi, mon bon Jérôme; quand lu entendras tomber celte chaise que je pousserai du pied, au moment de mon agonie, alors... alors tu pourras rentrer.

rosaqclt, avec sanglots.

Quelle mort! quelle fin!

dlcormicr, montrant un papier ouvert sur son bureau.

Je dis là mon suicide (Prenant les deux mains de Bouaquet.) Jérôme, une dernière prière... ces mains... ces mains fraternelles, me cloront les paupières, n est-ce pas?

roxaqcet, avec effort.

Oui, ce pieux devoir, si j'en ai la force... 0 mon Dieu!

Dl'COHMIER.

Et maintenant, frère, adieu, et pour toujours adieu!

bo5açi:f.t, lui icndaut les bras et d'une voix étouffée.

Anatole, adieu!

(Tous deux restent quelques instants encore embrasés près de la porte, puis Dueorniier se dégage avec effort de- bras de Bonaquct, qui sort éperdu cil mettant ta main sur scs yeux. Bonaquct est agenouillé «mi dehors et sur 1c seuil de la porte du cabinet d’Anatole II fait nuit, le plus profond silence reçue dans l'hôtel. Les deux amis ont échangé leurs adieux suprêmes depuis environ cinq minutes.)

BON AQCKf.

Seigneur! Seigneur! Dieu du juste et de l’innocent, ayez compassion de cette âme qui va s’élancer dans l’éternité! Vous le savez, ô mon Dieu! jam is dans ta jeunesse cœur plus aimant et plus géuéreux n’avait battu pour le bien ! vous aviez comblé celte créature de vos dons les plus rares : mais hélas! des infimes, abusant de si jeune candeur et de sa pauvreté, oui perverti votre œuvre! Ils en ont fait l'instrument de leur vénale cl ignoble politique ; alors le mal a engendré le mal; dépravé par eux, ce malheureux a dépravé les autres; car, hélas! il y a solidarité dnus le crime comme dans U vertu! Que sa mort retombe sur ces misérables! Cc sont eux qui l’ont poussé au mal. et du mal au suicide. {Il pleure.) Anatole' Anatole' loi que j'aimais comme un frere. (Bruit d’une chaise tombant dans la chambre. Bonaquct pousse un gémissement douloureux et s’affaisse sur lui-même.) C'est fini! mort, mon Dieu! et de quelle mort! à vingt-sept ans!

(Long silence seulement interrompu par les pleurs convulsifs de Bonaquct; enfin il se relève, chancelle, et est obligé de s'appuyer un iuslnut au chambranle de la porte.) Allons, courage, je l ai promis, ce pieux devoir, il faut l’accomplir, entrons. (11 met la main à la ciel, mais s’arrête immobile.) Non, je lie pnis, je me sens défaillir. Oh! le voir ainsi. Non. non, ce spectacle affreux, je ne pourrais... (Avec effort) et pourtant il le faut. Fermons-lui du moins les paupières. (Bonaquct ouvre la porte et entre nue bougie récemment allumée brûle sur le bureau et éclaire le cabinet; Bonaquct. après deux pas faits dans la chambre, la tète basse et n’osant pas regarder devant lui, Icte enfin les yeux; le cordon de soie rouge (lotte au bout de la chaîne de cuivre, mais Anatole a disparu; Bonaquct, frappé de stupeur, jette les yeux autour de lui et voit ouverte une des deux fenêtres qui donnent sur le jardin.)

DOTUQiZT, courant à celle fenêtre.

Le malheureux! il se sera jeté par celle croisée. Mais, quevoè-je.

ce» ilcux rideaux noués 1*01» à l'autre et attaché* à ce balcon ! Sauvé! j ‘étais son jouet.

(Nouveau silence. L'émotion île Bonaquct esi si vive, qu'il s'appuie sur le bureau où est placée la bougie; au pied du flambeau, un pa- |»iiT sur lequel quelques ligue* sont fraîchement écrite* avec cette adresse :

« Pour toi, mon bon Jérôme. »

(Bonaquct, le* traits contractés par un sourire amer, prend le papier et lit )

a Mou brave ami, tu t’étais engagé sur rtuumeur à ne pas me quitter d’une *econde d'ici à demam malin; il m'a fallu, trouver le moyeu de t'éloigner nu instant.

« Tu me pardonneras de ne m’être pus pendu; je t'ai toujours connu adversaire déclaré de la peine de mort, disant avec raison que rien n'est plus stérile Cette communion de pensée avec toi m'empêche donc d'aller me faire non moins stérilement tuer demain par le colonel Ihival.

« Grâce à un otdrc transmis à l'un de mes courriers, j’ai de* che-

vaux préparés; je pars probablement avec une certaine coin I r sec M me k i, femme de tête et de rt ssourccs, qui, cent fois, m’a protesté de son aveugle dévouement; je lui ai écrit tantôt, devant loi, que. si elle m'aimait, il fallait dans une heure partir de Bade avec moi; je vais juger si elle est femme de parole. Dans doux jours, j'aurai quitté I Europe. Dis au colonel Durai qu'il ue trouverait pas tues traces; mes précautions seront prises.

• Adieu, mou bon Jérôme; mes maîtres, les roués politiques, liront bercé avec ce mol de .M. Tallcyrami, leur évangéliste à tous : « D.ms le* cas désespérés, les niais se noient, les habiles loul « le plonp on. •

v Ainsi fais-je. On ne se tue pas à vingt-sept ans parce que l’on a eu deux mairesse* charmantes.

■ Je me m us plein de vie, d’intelligence, d'ardeur, d’espoir, et le inonde est grand !

a A toi, huit Jerome, tu seras toujours le |du* noble coeur que je connaisse. « A. D. •

mmuqcet, après un long sileuce.

Et pourlaut Dieu est juste]

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