‹ Œuvres illustrees d'Eugene Sue La salamandreChapitre 19 sur 36 · CHAPITRE XXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIII

urni.

Alors jo tuis tenté de prendre I existence Pour un sarcasme «mer d'une aveugle puissance, De lui parler sa langue, et. semblable au mourant Qui trompe l'agonie et rit en expirant,

D’tHocr ma raison dans un dernier délire.

Et de finir aussi psr uu éclat de rire.

A ra l ouftTisz. — Harmonm

, Ficrrc était de quart lorsque Szaflie monta sur le pont. Le bon lieutenant s’avança vers lui, el, après avoir échangé quelques mots, prétexta un ordre à donner pour quitter Szaflie, car il avait été frappé de l’exre-sion qui assombrissait le pale vi âge du passager. Le désir de la soldée était clairement écrit sur ce front soucieux, dans ce sourire amer qui arquait celte lèvre inférieure, rougi* et mince. Aussi, à peiue le lieutenant fut-il éloigné, que Szaflie monta sur le couronncnteul, el fut de là dans l'embarcation, où il s'assit Pui-, cachant sa tête dans ses mains, il parut absorbé dans une profonde méditation. Szaflie était alors plongé dans uu de ces motneuls si rares de recueillement et de franchise intime où fore émeut ou reste face à face avec soi en présence des faits et des souvenirs. Et, par une soudaine puissance intuitive, il put embrasser d un coup d œil sa vie pré* ntc cl passée. D uiic naissance distinguée, orphelin, il avait été mis fort jeune en possession d une grande fortune. A son eiiliée dans le monde, il y fut accueilli avec une faveur incroyable. Sa flgure, d une rare beauté, sa richesse, un esprit d'une singulière étendue, lui valurent des succès iuouis pour son âge. Aussi usa-t-il vite celte fraîcheur d'émotions, celte exaltation pure el chaste, ces croyances sublimes que Dieu met dans le cœur de chaque homme, admirables sensations que les tins ménagent jusqu a la vieillesse, el que d’autres d sripent en un jour. Et Szaflie. lui, lis ayant dissipées, sentit son àmc vide et sèche qu'il n 'avait pas encore vingt ans. Ces succès de femmes qu'il avait trouvés si faciles, il les méprisa; il en chercha d'autres dans f ambition, et, par une fatalité singulière que les mœurs de l’époque font peut-être comprendre, tout lui réussit encore dans celte nouvelle voie. Alors il commença de regarder les hommes et les femmes en grande pitié.

Car, par un singulier caprice de notre organisai ion, ce sont toujours les hommes qui mit le plus à se louer du inonde qui exècrent le plus ce monde. Un le conçoit : l'homme, supérieur surtout, a de ces moments de tristesse amère, de découragement profond dont le caractère principal est un sentiment prononcé de mépris pour lui même. Kl quand il vient à penser que lui, lui si dégradé a ses propres yeux, est adulé, recherche, primé par le uioude, en vérité, il doit le dédaigner ou le liair beaucoup ce monde! U Szaflie, blasé sur tout, parce que tout lui avait réussi, tomba dans une mélancolie Incurable Scs pensées devinrent sombres et poignantes; et, pendant deux années, il monta ou descendit tous les d grés qui mèncul au suicide. Armé là, il réfléchit une dernière fois, fouilla encore son cœur, mais il le trouva mort, mort et insensible à loue, l’ne deruicré fois il remonta des effets aux causes cl rencontra, d»OS k bonheur qui l'avait poursuivi, b source des maux imaginaires ou réels qui le torturaient sans relâche. Alors, par un sentiment que Ton taxera si l'on veut de mouomauic, il se prit à exécrer, à maudire ce monde qui, en le faisant si heureux, l’avait rendu si misé-

rable. Et son cœur, qui ne vibrait plus aux mots d’amour, de vertu ou d'ambition, eut un ccho prolongé pour ce mol — haine. — El .Szaflie bondit de joie; il avait découvert une nouvelle corde dans sou âu»**, une mine féconde en émotious.

— Apres tout, dit-il, que ce soit par l'excès de bonheur ou de chagrin, le monde m'a rendu misé râble: il a usé toutes mes sensations : j en n trouve une, cuisante, aigue, implacable : le monde en supportera ta réactiou.

Et désormais il n'agit plus que sous T obsession de cette idée: faire tout le mal |:os iblc a I humanité,.— non ce mal phy-ique que les lois poursuivent cl eoud.iiimeiit. mais ce mal, cgi assassinat nuirai qu’elles tolèrent, que b société encourage même quelquefois, àlcur.ricr spiritualiste, Szafl.c voulait tuer l ame et non le corps.

— Ou ne croit plus même à Satan, se dit-il: j'y ferai bien croire, moi ! et par les seuls moyens doAnés à l'intelligence cl à la ualurc de l'homme.

Et ce nouvel avenir qu’il sc créait excita puissamment l'imagination ardente el désordonnée de Szaflie. Il sentit qu il avait plus que jamais lies- in de tous ses avantages. Aussi reparut-il dans le monde plus beau, plus séduisant, plus complet qu autrefois: car celle idée fixe et dominante avait donné à ses traits une expression bizarre qui le distinguait encore davantage des autres hommes.

Quant à lui, son rôle était facile : sa haine de l'humanité, le mettant sans cesse en garde contre le> faussetés humaines, lui assurait l'avantage de «‘être jamais surpris par elles. Ainsi, la bassesse b plus sordide, l'ingratitude la plus flagrante, le caprice le plus révoltant, le trouvaient tou-

tours insensible el prévenu : Jugeant le monde d apres lui, ibvoyail les momies et les femmes sous des couleurs si sombres, il leur prêtait de> vues el des arrière-pensées tellement misérables, que b réalité était toujours au-dessous de ses soupçons. Mais, par une fatalité singulière, avec ce cœur flétri et désabusé, Szaflie avait conservé b tête d'un jeune homme, l'imagination d'un poète, une de ces imaginations colorées et puissantes qui jettent sur tout un brillant manteau de poésie; qui. jointe à une profonde dissimulation, lui donnait les moyens de jouer toutes les convictions, toutes les émotions pour arriver à son but. Et si jeune, si beau, si riche, dans une sphère sociale élevée, n'avail-il pas tous les moyens d’y parvenir?

Et songer pourtant que celle jeune cl charmante enveloppe, quelquefois si marquée de celle douce et triste mélancolie qui semble révéler une ànic tendre el naïve ; songer que tout cela mentait ! - que cette jeunesse mentait, — que ces dehors séduisant:», si pleins de vie cl de sève, que cçtte parole chaleureuse el animée, que ces élans de naïve admiration pour la vertu ou de mépris pour Je crime: — songer que tout cela mentait ! — songer que c'csl du fond de sou âme vide et ténébreuse, de son âme haineuse, incrédule el glacée, que Szaflie dirigeait l'effet de c.*$ mensonge* si élégamment, si brillamment masques !

Ainsi il ue croyait pas à l'amitié, non! — cl l'amitié le trouvait toujours facile, ouvert el bienveillant : car de son puissant coup d'œil il découv rait vite dans chacun le vice ou b qualité qu il cherchait à flatter ou à éteindre. Aussi toutes les séductions irrésistibles de son esprit, de sa fortune, de sa position, étaient tendues vers le coté bible du caractère de chacun, tel minime qu'il lût, persuadé que, pour qui suit jouer det hommrs, tout humain a sa corde apparente ou cachée à faire douloureusement vibrer. Ainsi il ne croyait pas à l'amour qu'il avait réduit à n'être pour lui qu’un bit. déliant ainsi ses déceptions. Et pourtant le langage le plus pur et le plus brûlant, les séductions les plus ingénieuses, les soins les plus délicats, le dévouement le plus inouï, il employait tout pour arriver à son but.

Il ne croyait plus à l'amour; et pourtant ses yeux humides se baignaient encore de larmes, son cœur hondUsait, scs lèvres tremblaient : el c'était le son de sa voix mélodieuse et douce : c’éluieul des mots de passion, haletants, frénétiques, ivres; des caresses âcres et corrosives, des baisers qui répondaient au cœur comme une élinrdie électrique Et puis, quand enlin une pauvre femme ainsi enivrée, fascinée, amoureuse. éperdue, oubliant tout pool lui, torturée par le remords, disait en pleurant d'alTrcuscs larmes : — Au moins, mou Dieu ! je suis aimée !

Encore, tout chaud de ses baisers, Szaflie répondait à cela par quelque froid et cruel sarcasme qui dévoibit sou âme tout entière. Atari il I avouait ; sa passion feiute, c'était un moyen ; la possession, encore un moyen d'atroce réaction sur une femme confiante et passionnée, l'as d’amour, plus même de désirs, seulement sa Victime était dans sa dépendance absolue, comme un homme dont on sait le secret et que l'on met vingt fois par jour face à face avec l'échafaud. El le misérable jouissait des sanglots déchirants qui s'échappaient alors, avivait celte plaie morale qu'il faisait saigner, et aimait a voir ce cœur tout pantelant se tordre et éclater en cris de douleur, de remords el d'amonr. I‘uis, quand il était las de l'irritation nerveuse que ce spectacle affreux lui causait, il retombait dans son néant, comme ces corps inan niés que le galvanisme ne fait plus mouvoir. El malheur! les avantages physiques et intellectuels dont il était si admirablement doué ne lui donnaient que trop les moycus d'essayer son atroce système de dé-enchantement sur des êtres faibles, confiants et inofTensiTs, qu'il amenait à lui, par cette puissance d'aUrai lion dont quelques hommes sont doués-

Telle est l'analyse imparfaite de ce caractère, qui quelquefois, par uue juste punition de Dieu, tombait dans de lugubres cl poignantes réflexions. En effet, à ce moment. Szaflie, en contemplant l'abime sans fond qu’il avait creusé lu:— nu me dans son cœur, était saisi comme d'nu vertige. Car il voyait sou âme uue, froide et dcsséi liée. sou âme «|u‘il avait crtielleménl dépouillée de ses fraîche- et naïves illusions du jeune âge, de ces illu-iou- que Pieu nous doune, comme un prisme aux mille nuances, pour colorer de scs magiques reliefs ce qu'il y a de désespérant dans la réalité. Car. daus ce léucbrcux voyage de sa pensée, >/aftie voyait son ame vide et sombre, sans un souvenir sur lequel il pût se repo-cr; sans une idée con-obnle à laquelle il pût s'arrêter comme à une fraîche oasis au milieu de cet immense cl aride désert. Il tte trouvait rien dans son âme. rien que le néant et le dé-c*poir; car, ayant brisé tous les liens qui pouvaient l'atlacber â l'humanité, il se voyait à jamais seul au inonde, seul avec sa lia. ne. Et S/allie leva la tête ; Sun visage était plus pale que de coutume, et il y avait sur son front une effrayante exprc-sioti de douleur incurable et profonde.

— Ob ! dit-il, vivre ainsi, est-ce vivre! J'ai vécu d'amour!... Maintenant je vis de. haine. Mais cette vie usée comme l'autre, une fois cette dernière sensation éteinte, car la haine s'ils*- . — Eli bien ! après?... se d. manda-t-il. — Eh bien! après... le suicide! je ne l'aurai reculé que pour y revenir' — Et après? — Oh ! après... après... le néant! — le néant ! horrible pensée ! .. ne plus être !... Et si pourtant ma vie. morne et glacée, m'était trop à charge ! ah ! ah ! atroce folie ! se jeter dans le néant pour échapper au néant ! — Oh ! si je pouvais croire à l'enfer !...

Et il cocha sa lé te dans scs mains. Puis, relevant sa tête avec violence, dressant le front contre le ciel :

— Eli bien ! l'enfer, ce serait une sensation peut-être ! dit-il avec i u affreux sourire. — Puis-je d'ailleurs maintenant aimer les autres quand je m'exècre moi-même ! Non, non ! «lit— il les dents serrées. Uue ma désir ée de mal s'achève donc d'abord ! El après... Eh bien! après, l’enfer ! s . y eu a... Mais non, il n'y en a pas ! reprit— il avec uue expression de désespoir et de regret singulier.

Et ce caractère inflexible et dur comme le fer, s'élançant d un bond IIHtCMS des pensées accablantes qui I avaient abattu un instant, ne retira de cette un dilution qu'un sentiment plus amer contre .l'humanité. Il descendit sur le pont. L'enseigne Menai, qui avait pris le quart, s'approcha de lui.

— F.h bien ' monsieur, lui dit le frivole et insouciant jeune homme, seriez-vous poète ? Cette belle nul doit vous inspirer ? f!ooliez-moi donc le sujet sur lequel vous venez de méditer. — Sur la charité évaugélique, monsieur, répondit Suffit avec un sourire qui glaça l'enseigne.

CIUP1TIIE XXIX.

arme -su ot jouter.

Ob là I Élrik. je me délia du compère.

Botte.

Le lendemain matiu, au lever du soleil, l'état-major de la corvette était déjà rassemblé sur le pont. Pierre braquait sa longue-vue sur un point assez éloigné. Auprès de Pierre, le commandant, l'œil fixe, te cou tendu. Pair inquiet, paraissait attendre avec anxiété le résultat des observations de son lieutenant. — J'en étais sûr, dit Pierre en fermant la lunette d'un coup de paume de main Puis il se retourna vers le marquis.

— Ah çà ! commandant, lui dit-il, je dois vous prévenir d'une chose : c'est que depuis quelque temps les pirates algériens fout la course, et qu'il serait possible... EU bien ! eh bien! qu'avez-vous donc ? Comme vous pâlissez ! — bon. mon ami. C'est nerveux, je sais ce que c[est.

— Tres-bicn ! je vous disais donc qu'il serait possible que nous eussions a donner la chasse à quelque forban. Ainsi je vais faire, en tout cas, battre le rappel, ouvrir la soute aux poudres, et veiller a ce qu'on fasse le branle-bas de combat. — Ah! mon Pieu! mou Pieu! le combat, nous sommes perdus ! dit le pauvre marquis à voix basse, les yeux effroyablcmeut ouverts et frappant dans ses mains : nllous-notis-eii. alkms-uous cu! — Oui. commandant, dit lierre & voix haute ayant Pair de lépoudre à son supérieur ; et s'avançant vers Nerval : — Faites gréer les bonnette*, momieur ! L’intention du commandant est que nous sachions au plus tôt â quoi noüs en tenir tuf ces voiles. — Oui, lieutenant, dit renseigne.

El il ordonna la manœuvre, qui fui exécutée â l'instant.

— Mais, dit le marquis pile comme la mort en prenant le lieutenant par le bras, êtes-vous bien sûr qu il n’y a rien â craindre, au nom du ciel ? — Oui, commandant, reprit de nouveau Pierre de sa voix forte et tonnante. — Monsieur de Nerval, ajouta-t-il, le commandant trouve que nousyic portons pas assez de toite, et que nous allons trop douce» meut. Faites, je vous prie, hisser les coulrecatoooè*.

La manœuvre suivit le commandement , et la corvette fila avec une étonnante vitesse. Et bouquin dit tout bas à la Joie, qui remettait son graud sifflet dans sa poche :

— As-tu vu ce vieux 6crpcnt-là , avec son bonnet de poil ? En fait-il delà toile, en fait-il! Le hculcnaut aime bien la voile, mais c'est un mousse auprès du vieux. Eh ! mais... vois donc, matelot, vois donc • le» boute-hors des basses vergues â toucher l’eau. Voilà un loup de mer! Qui est-ce qui se douterait de ça ?

Eu effet la corv« tte s'inclinait et volait, rapide comme uue tleclie.

— Nais, Pieu du ciel, nous allons verser! di-ait l'ex-débitant de l'air le plus piteux et le iilu» effrayé. — Un mot de plus , commandant, et je fais mettre les royales. — Je uc sais pas ce que vous voulez dire , par les royales! reprit le pauvre marquis; ma b je comprends. Allons! je me tais, je me lais Mais est-ce que réellement vous allez faire ouvrir la chou aux poudres? — C'est I affaire d'un moment. Avez-vous quelque chose .. dans la soute? — Hein? — Avez-vous des effets, des eof.res sur l'endroit qui sert d'entrée à la -aiuie-b.irbe? — Est-ce près de chez moi ?

— Pardieu! le panneau est sous votre lit. — Le panneau.. . de l'endroit aux poudres... ou... le panneau ! Comment! je couche sur les poudics!

— Vous confiiez sur la saiiilc-h.irbc : après? N 'est-ce pas la place d'honneur, monsieur? Un capitaine de vaisseau u'est-il pas là convenablement placé pour faire sauter sou navire, si b chance tourne? — Sauter! Qui parie de ça, sauter? Ab! mon Pieu! nous somme* perdus! — Tenci , commandant ! reprit Pierre à voix basse en conduisaul Je marquis dans sa chambre pour n’ètre entendu de personne, tenez, monsieur ' maintenant, voyez-vous, j'ai une peur, moi! — laquelle, lieutenant? — C'est que vous ne soyez lâche. — Monsieur! — Mais, soyez tranquille! tant que Pierre scia lieutenant de la Salamandre, tant qu'il pourra loucher la gâchette d un pistolet, je vous réponds, moi, que vos épaulettes resteront pures... et malgré vous, encore! — Que voulez-vous dire? — Je veux dire que , si je vous voyais sur le point de faire une lâcheté... vous comprenez bien : une lâcheté? — Eh bien? — Eh bien! je vous tuerais! — Mon Pieu ! mon Pieu! — Oui , je vous tuerais! Je serais fusillé, mais votre uniforme serait sans tache! — Vais au nom du ciel! — Au nom du ciel, pensez bien â tout ceci' J'ai les yeux sur vous, et je VOUS dOMM na parole d'honneur, ma parole de marin, que je le ferai comme je vous le dis. El Pierre n’a jamais manqué à un serment! Ainsi éroutez-moi. Nous allon* atteindre celte voile la- bas; ce n’est peut-être rien, c'est peut-être beaucoup. Je vais, d'apres vos ordre», ordonner le branle-bas de combat: dans uue demi- heure , nous serons à poiléc du canon, et il est possible que ça chauffe! vous sentez-vous le courage de rcjiéler les commandcnu-uts que je vous soufflerai ? — Quand ? — Quand le combat sera engagé, s’il y a combat. — Mais, dans le combat, je ue puis donc pas rester ici, tranquille? — Ab! bieu! Puisqu'il eu est ainsi, monsieur, qu'il y ait combat ou non. des que nous serons à portée de c-auon, je vous ferai prévenir. Vous monterez sur le pont : arrivé là, vous regarderez les boussoles et la mature , et puis vous me direz :

— Lieotcuanl , commandez b manœuvre ; et que Pieu fisse que nos canons trouvent à qui parler! ou autre chose, à votre choix, mats dans le même sens: et alors, vous vous percherez sur votre banc de quart, d où vous ne bougerez pas que le feu ne soit terminé- Et smigez-y bien, monsieur : au moindre signe de peur, à la moindre hésitation, je s* rai là, je vous le répète, je serai là, et je vous veillerai , dit Pierre en portant son index auprès de son œil gauche qui parut flamboyer au pauvre marquis. Maintenant, c ommandant, reprit-il respectueusement, je vais m'occuper de tout . et j'attendrai vos ordres. — Mats..

Pierre sortit en faisant un profoud salut.

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